"Il y a des paillencus [paille-en-cul] de deux sortes : l'une, d'un blanc argenté ; l'autre ayant le bec, les pattes et les pailles rouges. Quoique cet oiseau soit marin, il fait son nid dans les bois. Son nom ne convient pas à sa beauté. Les anglais l'appellent plus convenablement l'oiseau du tropique."
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Voyage à l'Isle de France, à l'Isle de Bourbon, au Cap de Bonne-Espérance, etc., tome I, 1773, p. 124-125.
"Il y a des paille-en-cul de deux sortes : l'une, d'un blanc argenté ; l'autre ayant le bec, les pattes et les pailles rouges. Quoique cet oiseau soit marin, il fait son nid dans les bois. Son nom ne convient pas à sa beauté. Les anglais l'appelle plus convenablement l'oiseau du tropique.
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Voyage à l'Île de France (Maurice), 1768-1771, Clermont-Ferrand, Éditions Paleo, 2008, p. 90.
"Les oiseaux de mer, attirés par ces retraites paisibles, y venaient passer la nuit. Au coucher du soleil on y voyait voler le long des rivages de la mer le corbigeau et l'alouette marine, et au haut des airs la noire frégate, avec l'oiseau blanc du tropique [paille-en-cul] qui abandonnaient, ainsi que l'astre du jour, les solitudes de l'océan indien."
Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, Folio Classique Gallimard, 2004, p. 144.
"Vers le soir, ils se rassemblaient [les oiseaux aquatiques] en troupes inquiètes, et remplissaient la gorge sonore de leurs cris rauques et farouches. Ralph se plaisait à suivre leur vol majestueux, à écouter leur voix mélancolique. Il enseignait à sa petite élève leurs noms et leurs habitudes ; il lui faisait admirer le vol du paille-en-queue à brins rouges, qui s'égare quelquefois sur ces rivages et voyage en quelques heures de l'île de France à l'île Rodrigue, où, après des pointes de deux cents lieues en mer, il revient chaque soir coucher sous le veloutier qui cache sa nichée."
George Sand, Indiana, Folio Gallimard, 2020, p. 256-257.
"À peine une échappée , étincelante et bleue,
Laisse-t-elle entrevoir, en un pan du ciel pur,
Vers Rodrigue ou Ceylan le vol du paille-en-queue,
Comme un flocon de neige égaré dans l'azur."
Leconte de Lisle, "La ravine Saint-Gilles", dans Poèmes barbares.
Dans ce recueil, voici les poèmes évoquant son pays natal (l'île de la Réunion) : La fontaine aux lianes, La ravine Saint-Gilles, Le manchy, L'aurore, Le bernica, Ultra cœlos, Le colibri.