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dimanche 5 septembre 2010

Bélisaire dans l'art


Bélisaire aveugle recevant l'aumône
groupe en faïence des Islettes
début du XIXe siècle
(photo Martine Beck-Coppola)
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C'est à la suite de la publication en 1767 par Marmontel de son roman Bélisaire que l'histoire de ce général byzantin disgracié par Justinien a inspiré de nombreux artistes :
- Jacques Louis David (1748-1825), Bélisaire recevant l'aumône, 1781, Louvre.
- Nicolas René Jollain (1732-1804), Bélisaire demandant l'aumône, collection particulière.
- François André Vincent (1746-1816), Un soldat reconnaissant Bélisaire lui fait l'aumône, Montpellier, Musée Fabre.
- Pierre Peyron (1744-1814), Bélisaire recevant l'hospitalité d'un paysan, 1779, Londres, National Gallery.
- Baron François Gérard (1770-1837), Bélisaire, 1797, Los Angeles, J. Paul Getty Museum.
- Franciscus Joseph Kinsoen (1771-1839), La Mort de l'épouse de Bélisaire, Bruges, Musée des Beaux-Arts.
- Jean Antoine Houdon (1741-1828), Buste de Bélisaire, 1773, Toulouse, Musée des Augustins.
Dans la céramique lorraine : Les Islettes, Lunéville, Niderviller, Toul.
Paul-Louis Cyfflé (1724-1806), à Saint-Clément ou à Lunéville, a réalisé deux versions sur le thème de Bélisaire : Bélisaire guidé par un enfant et Bélisaire recevant l'aumône.

samedi 4 septembre 2010

Marmontel et les artistes plasticiens de son époque

A l'encontre de Diderot, on ne peut pas dire que Marmontel se soit beaucoup intéressé aux arts plastiques de son temps, bien qu'ayant rendu compte d'un Salon, celui de 1759, mais sous la dictée du graveur Cochin (1), homme d'esprit, et dont la plume n'était guère moins pure et correcte que le burin. Ils sont peu nombreux les peintres, les sculpteurs et les architectes mentionnés dans ses Mémoires (2). Ceux qu'il a rencontrés dans le salon littéraire de Mme Geoffrin (3) manquaient presque tous d'instruction et de culture.
Carle Van Loo (1705-1765). Le bon Carle Van Loo possédait à un haut degré tout le talent qu'un peintre peut avoir sans génie ; mais l'inspiration lui manquait, et pour y suppléer il avait peu fait de ces études qui élèvent l'âme et qui remplissent l'imagination de grands objets et de grandes pensées.
Joseph Vernet (1714-1789). Vernet, admirable dans l'art de peindre l'eau, l'air, la lumière et le jeu de ces éléments, avait tous les modèles de ces compositions très vivement présents à sa pensée ; mais hors de là , quoique assez gai, c'était un homme du commun. Germain Soufflot (1713-1780). Soufflot était un homme de sens, très avisé dans sa conduite, habile et savant architecte ; mais sa pensée était inscrite dans le cercle de son compas.
François Boucher (1703-1770). Boucher avait du feu dans l'imagination, mais peu de vérité, encore moins de noblesse : il n'avait pas vu les grâces en un bon lieu ; il peignait Vénus et la Vierge d'après les nymphes des coulisses, et son langage se ressentait ainsi que ses tableaux de moeurs de ses modèles et du ton de son atelier.
Jean-Baptiste Lemoyne (1704-1778). Le Moyne, le sculpteur, étant attendrissant par la modeste simplicité qui accompagnait son génie ; mais sur son art même qu'il possédait si bien , il parlait peu, , et aux louanges qu'on lui donnait il répondait à peine, timidité touchante dans un homme dont le regard était tout esprit et toute âme. 
Maurice Quentin de La Tour (1704-1788). La Tour avait de l'enthousiasme, et il l'employait à peindre les philosophes de ce temps-là ; mais le cerveau déjà brouillé de politique et de morale, dont il croyait raisonner savamment , il se trouvait humilié lorsqu'on lui parlait de peinture. Voilà surtout des jugements moraux sur des artistes rencontrés par Marmontel dans les salons ! Le nombre d'artistes retenu est bien faible. Pour Boucher, Diderot avait un jugement encore plus dur que celui de Marmontel.
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1. Charles Nicolas Cochin (1715-1790), dessinateur, graveur, ornemaniste et écrivain d'art.
2. Jean-François Marmontel, Mémoires, Paris, Mercure de France, collection Le Temps retrouvé poche, 2008, p. 319.
3. Mme Geoffrin avait fondé chez elle deux dîners, l'un (le lundi) pour les artistes, l'autre (le mercredi) pour les gens de lettres. Marmontel, Mémoires, o.c., p. 305.

vendredi 3 septembre 2010

Bélisaire recevant l'hospitalité d'un paysan

Tableau de Pierre Peyron, 1779
Texte de Marmontel, 1767

Marmontel et Stanislas

Réponse de Stanislas à Marmontel
à la suite de l'envoi par Marmontel
de son roman Bélisaire
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