"Le jardin traditionnel de Mataryeh appartient à des Coptes ; il est soigné, épousseté et composé de plates-bandes bêtement encadrées de buis taillés ; un ruisseau abondant y coule qui est celui suscité par Jésus ; au milieu d'une grande allée sablée, convenablement entourée de fleurs, s'épanouit un sycomore immense, plus gros que le platane de vingt-huit pieds de tour que tu as vu dans les jardins du vieux Seraï, près de la Monnaie de Constantinople. C'est sous son ombrage que la sainte Famille s'est reposé, c'est là que l'Enfant, épuisé de fatigue, a dormi sur les genoux de sa mère. Selon Vansleb, curé de Fontainebleau, l'arbre historique serait mort et tombé de vieillesse en 1656, et celui-ci ne serait que son héritier. Cela peut être et m'inquiète médiocrement, mais tel qu'il est, avec ses branches énormes, ses feuilles nombreuses, son tronc colossal littéralement couvert de noms grecs, coptes et arméniens, ses branchettes ornées de chapelets, ses racines, sorties de terre et soulevées comme de gigantesques serpents, il m'a semblé un des plus beaux arbres que jamais j'aie vus. À l'époque de Noël, les Coptes viennent y faire des prières."
Maxime Du Camp, Le Nil - Égypte et Nubie, Paris, 1860, p. 55.
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Le 4 janvier 1850, Maxime Du Camp et Gustave Flaubert en allant à Héliopolis visitèrent l'Arbre de la Vierge à Matariyya.
- Gustave Flaubert, Voyage en Orient, Gallimard, collection Folio, 2006, p. 110 : "Vendredi 4. Départ pour Matarié - route sous des arbres - obélisque dans le jardin de Selim effendi ... Petite sakieh à l'entrée du jardin où est l'obélisque. L'arbre de la Vierge est dans un autre jardin, sur la droite en arrivant à Matarié ; c'est comme plusieurs bûches mises de champ, du milieu de la réunion desquelles sort un tronc ; le jardin est plein de roses."