Le sema-taoui smꜢ-tꜢwy (réunir les Deux Terres)
supportant le nom de couronnement de Ramsès II
sur le côté gauche du trône du troisième colosse, le premier à droite de l'entrée
Grand temple d'Abou Simbel
(photo JLJ février 1999)
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Le lis, pour la Haute-Égypte, et le papyrus, pour la Basse-Égypte, une fois réunis, évoquent les deux parties constitutives de l'Égypte. Les Égyptiens eurent, dès l'époque du Moyen Empire, l'idée de grouper les deux plantes attachées l'une et l'autre autour d'un signe hiéroglyphique représentant la trachée et les poumons. Ce groupe s'appelait le Sema-Taouy, c'est-à-dire la réunion des Deux Terres. Cette scène typiquement royale était complétée par l'image des génies Nil (Hâpy) coiffés, l'un de lis, l'autre de papyrus, effectuant ce qu'on appelle la ligature en nouant ces plantes autour du signe sema.
Isabelle Franco, Nouveau dictionnaire de mythologie égyptienne, Paris, Éditions Pygmalion, 1999, p. 226-227.
Hâpy, génie Nil du Sud, tenant un lis nubien, symbole de la Haute-Égypte
détail d'un sema-taoui sur la base de l'obélisque de Ramsès II
Temple de Louxor
(photo JLJ 1997)














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