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jeudi 7 mars 2019

une meurtrière à rotule du château de Haroué


meurtrière à rotule de l'ancien château de Bassompierre de Haroué



"Pour obtenir pendant le tir l'embrasure minimum tout en gardant un champ de visée suffisant et une protection complète pendant l'opération de rechargement du mousquet, on eut l'idée de ménager à l'arrière de l'entonnoir, dans la maçonnerie, une cavité sphérique dans laquelle vient se loger une sphère de pierre ou rotule. Cette dernière peut tourner dans son logement  autour d'un axe vertical matérialisé par deux courtes tiges de métal scellées dans les pôles supérieur et inférieur de la sphère et tourillonnant dans deux trous ménagés à des emplacements convenables de la sphère creuse donc  dans la maçonnerie fixe. La sphère mobile est percée d'une ouverture horizontale oblongue permettant juste de passer le mousquet et de viser. Le coup parti on retirait l'arme ; on faisait tourner la rotule d'un quart de tour environ au moyen de deux languettes de métal qui y étaient scellées, au niveau de l'équateur, de chaque côté de la fente de tir : ion effaçait ainsi cette dernière qui était remplacée par une partie pleine au fond de l'embrasure et l'on pouvait recharger son arme en sûreté. 
Nous ne connaissons que trois châteaux munis de ce dispositif : le château de Ruppes, le château de Montbras et le château de Haroué, partie conservée de l'ancien château de Bassompierre."
René Truttmann, "Le château de Ruppes", dans Le Pays Lorrain, 1956, p. 82-83.

vendredi 7 septembre 2018

canonnière à rotule de l'ancien château fortifié de Haroué


Canonnière à rotule de l'ancien château de Haroué
troisième quart du XVIe siècle
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C'est Christophe de Bassompierre (né vers 1535, décédé en 1596) qui fit construire à Haroué un château fortifié au cours du troisième quart du XVIe siècle. Didier Chaba (1601), dont on peut voir l'épitaphe sur un contrefort de l'église d'Affracourt, en aurait été le maître maçon. 

mercredi 5 septembre 2018

le groupe des trois arts majeurs au château de Haroué



Les trois arts majeurs : architecture, sculpture, peinture
présentés dans l'ordre suivant : sculpture, architecture (enfant tenant un plan en main),
peinture (enfant de dos)
Château de Haroué

lundi 3 septembre 2018

l'épée de grand écuyer de Lorraine






L'épée de Grand Écuyer de Lorraine du Prince Marc de Beauvau-Craon
réalisée par l'orfèvre Simon Gallien à Paris en 1728 
(photos du catalogue de la vente du 15 juin 2015)
acquise par le Musée Lorrain
(Palais des ducs de Lorraine)

vendredi 31 août 2018

buste de Charles-Juste de Beauvau par Victor Huel au château de Haroué


Charles-Juste de Beauvau (Lunéville 1720 - Saint-Germain-en-Laye 1793)
2e prince de Beauvau, maréchal de France, ministre de Louis XVI,
membre de l'Académie Française
buste de Victor Huel, Nancy, 1897
Château de Haroué

jeudi 30 août 2018

sphinges du château de Haroué




Les deux sphinges du jardin du château de Haroué

le petit joueur de flûte à bec au château de Haroué


Le petit joueur de flûte à bec
d'un groupe sculpté de trois enfants
Château de Haroué

le portail en fer forgé du château de Haroué



Fronton du portail en fer forgé du château de Haroué, réalisé par Jean Lamour de Nancy
écu aux armes des Beauvau-Craon, surmonté de la couronne princière et de deux épées

samedi 25 août 2018

le château de Haroué décrit par son architecte Germain Boffrand



le château vu de la route de Crantenoy - 21.08.2018, 9 h 45


12.08.2018, 15 h 45


Le grand escalier et les groupes sculptés d'enfants







Douves et vue d'une partie des communs de  l'ancien château,  avec ses deux courtines en équerre percées de meurtrières ; on devine sur la photo les deux portails surmontés chacun de mâchicoulis.
Les communs, ainsi que l'ancien château, sont attribuables à Nicolas La Hiere, 1589-1593.


21.08.2018, 10 h 00


12.08.2018, 12 h 00
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(toutes les photos sont de JLJ)
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Le château fut construit de 1720 à 1732 par Germain Boffrand

"Il consiste en une avant-cour séparée de la cour du château par un large fossé d'eau vive qui renferme le principal corps de logis et les ailes flanquées de quatre tours. A côté du château, il y a une grande basse-cour où sont les écuries, les remises de carrosses et les autres commodités d'une grande maison.
Le principal corps de logis est distribué à deux appartements ; l'aile à droite a une chapelle et deux appartements, et l'aile à gauche est appliquée aux offices et cuisines. Le premier étage est distribué à deux grands appartements et à d'autres plus petits.
Le deuxième étage est aussi appliqué à plusieurs appartements et à deux logements d'officiers et de domestiques.
Les souterrains sont voûtés dans toute l'étendue du bâtiment, et sont employés à une orangerie sous le principal corps de logis, et sous les ailes à des salles pour l'été et aux autres commodités de la maison. 
Quoique ce bâtiment soit moderne, il a été construit avec des tours sur les vestiges d'un ancien château, qui, étant tout caduc, ne pouvait plus subsister.
Les façades du principal corps de logis, sur la cour  et sur le jardin, sont ornés d'un ordre d'architecture ionique au rez-de-chaussée, d'un ordre corinthien au premier étage, et au-dessus des ailes, d'un péristyle de colonnes d'ordre ionique, conduisant à couvert au principal corps de logis."

Thierry Franz, "Haroué, miroir des grandes heures de la Lorraine ducale", dans L'Objet d'Art, n° 591 juillet-août 2022, p. 72-81.