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lundi 25 mai 2026

François Mauriac et la musique de Mozart

   "Voici le miracle : en dépit de ce qu'il a souffert, le chant joyeux de Mozart ne s'est jamais interrompu... Ce chant d'alouette dans le soleil appelle pourtant les larmes. Recouverts à demi par des fusées de rire, au-delà de cette rumeur de fêtes et de danses, nous entendons une plainte étouffée, un sanglot retenu, l'aveu d'une douleur qui n'est que pour lui seul et pour ceux qui sont dignes de l'entendre.
   Et sans doute on me répétait : 
   — Mozart ? C'est la musique pure qui n'a d'autre signification qu'elle-même ; gardez-vous d'y chercher l'expression d'un drame individuel...
   Il se peut ; mais, pour moi, à mesure que je le découvrais, comme on se rapproche d'une source, je ne cessais d'entendre de plus en plus distincts, les battements de son sang : dans celles de ses œuvres qui me sont chères entre toutes : le Quintette en la majeur avec clarinette, le Quintette en sol mineur, le Divertimento en mi bémol majeur, dans les quatuors, dans les concertos pour piano et orchestre, Mozart se livre ; il nous donne son cœur tendre et déchiré, mais avec une retenue, avec une pudeur, avec de brusques fuites, avec des feintes dont, après lui, le secret fut perdu."
Dans le Journal II, 1937, de François Mauriac.

Quintette à cordes (n° 5) en sol mineur, K. 516, 16 mai 1787.    
"Dans le vide laissé par Nancy [Storace] et ses amis anglais, par la mort de Hatzfeld, dans l'angoisse relative à son père (car Wolfgang a trop de cœur pour se souvenir de tout ce qui l'éloigne de Léopold, dès qu'il le sait malade), Mozart éprouve à nouveau le besoin d'une effusion musicale plus intime ; encore une fois, c'est aux cordes seules qu'il se confie. Coup sur coup, il écrit deux Quintettes : celui en UT (K. 515), le 19 avril ; et celui en sol mineur (K. 516), le 16 mai, qui respire une douleur plus intense, comme si le premier n'avait pas réussi à exorciser son angoisse."
"La lettre à Léopold [son père est gravement malade ; il mourra le 28 mai] où Wolfgang médite sur la mort est du 4 avril 1787, et l'on pourrait supposer que le Quintette à cordes (n° 4) en ut majeur exprime une Stimmung [état d'âme] assez voisine ; c'est lui, peut-être qui mériterait à juste titre ce surnom de « Quintette de la Mort » donné par Ghéon au Quintette en sol mineur. Il s'achevait sur une victoire difficilement obtenue, mais qu'on pouvait croire durable. Or il n'en est rien ; l'incoercible angoisse qui anime, un mois plus tard, le Quintette en sol mineur, montre à quelle profondeur Mozart est ébranlé. Par les coups de la mort [celle de Hatzfeld], sans doute, par le départ de Nancy [Storace], par la désaffection consommée du public viennois, par d'autres causes inconnues de nous, qui ont pu venir plus tard et ruiner la paix difficilement retrouvée en avril ; si l'ébranlement avait été facile à localiser, s'il n'avait au moins éveillé d'intimes sources tragiques au cœur de Mozart, il n'aurait pu écrire ce nouveau Quintette, commandé par le même rythme obsédant de batterie qui marquait déjà le précédent."
Jean et Brigitte Massin, Wolfgang Amadeus Mozart, Paris, C.F.L., 1959, p. 463-464 et 1041. 

dimanche 11 janvier 2026

le concerto pour piano d'Edvard Grieg


À  midi, j'ai écouté en mangeant, sur SR Kultur,  le concerto pour piano et orchestre en la mineur d'Edvard Grieg. Une merveille, avec sa vigueur, sa virtuosité, son thème lyrique du premier mouvement. J'ai moins aimé le second mouvement, un adagio un peu étouffé par les cors et les bassons. Par contre, le troisième mouvement, allegro moderato e marcato de danse, est magnifique.
Je suis un inconditionnel des soixante-six Pièces lyriques pour piano de Grieg. Elles sont d'une grande richesse mélodique. Je les ai écoutées peut-être une dizaine de fois. On regrette seulement qu'elles soient si courtes.

vendredi 10 janvier 2025

l'Après-midi d'un faune de Debussy dans La Montagne magique de Thomas Mann


John L. Scott Williams (1877-1975), Faune jouant de l'aulos
-
"Après ces effrois et ces transfigurations [l'opéra Aïda], il s'était accoutumé à écouter une deuxième pièce qui, pour être brève [9-10 minutes], n'en était pas moins un condensé de magie, d'une teneur bien plus paisible  que me premier morceau ; une idylle, certes, mais d'une grande subtilité, peinte et créée avec les ressources économes et complexes de l'art contemporain. Cette œuvre orchestrale sans parties chantées, prélude symphonique d'origine française, était réalisée avec un dispositif restreint [3 flûtes, 3 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, crotales (cymbales antiques), 2 harpes, les cordes], vu la conjoncture ; comme elle exploitait  cependant tous les artifices  de la technique moderne, elle était habilement conçue pour faire divaguer l'âme dans les rêveries.
Voici le rêve qu'elle inspirait à Hans [Castorp] : couché dans un pré inondé de soleil et piqueté d'asters de toutes les couleurs, la tête sur une éminence de terre, il avait les jambes croisées et repliées, sauf que c'étaient des pattes de bouc. Comme cette prairie était d'une parfaite solitude, ses doigts couraient à plaisir sur une petite flûte qu'il, avait à la bouche, une clarinette ou un chalumeau dont il, tirait des sons tranquilles et nasillards, égrenés note à note, au gré du souffle, et qui parvenaient pourtant à former une ronde ; ces nasillements insouciants montaient vers l'azur intense, dépassait le feuillage délicat de bouleaux et de frênes épars, à peine agités par la brise, qui étincelaient au soleil. Son sifflotement songeur et indolent, à demi mélodieux, ne restait pas longtemps la seule voix de cette solitude. Le bourdonnement des insectes par-dessus l'herbe, dans l'air d'une chaleur estivale, les rayons du soleil, la brise, les cimes ondoyantes, les feuilles scintillantes, toute cette paix estivale au doux balancement prenait des sonorités variées, alentour, donnant à ses naïves notes de pipeau, à leur gamme toujours surprenante, une signification harmonieuse toujours pleine de variété."
Thomas Mann, La Montagne magique, Le Livre de Poche, 2019, p. 995-996.

vendredi 2 août 2024

j'écoute en boucle...

Par ce temps maussade, j'écoute en boucle la marche funèbre opus 39, n°5,  de Charles-Valentin Alkan.

jeudi 25 janvier 2024

ZYDECO Music Festival, Plaisance, Louisiana, 1994




3  septembre 1 9 9 4

"Un des atouts touristiques les plus attractifs de la Louisiane réside dans ses musiques, on vient du monde entier écouter le (mauvais) jazz de Bourbon Street, le blues et le R&B du Tipitina's et autres lieux à New Orleans ainsi que les musiques cajun et zydeco de l'Acadiana et au hit-parade des visiteurs ce sont ces dernières qui tiennent le haut du pavé, leur avenir semble donc assuré."
Robert Sacré, Musiques cajun, créole et zydeco, Paris, P.U.F., collection Que sais-je, 1995, p. 121.

mardi 23 janvier 2024

Michael Doucet et son groupe Beausoleil à Fort Lauderdale le 2 décembre 1994




J'ai assisté à Fort Lauderdale (Floride) au concert du groupe Beausoleil le vendredi 2 décembre 1994. À l'entracte, j'ai bavardé un peu avec Michael Doucet et il m'a appris qu'il avait été assistant au lycée Kléber de Strasbourg.

"Michael Doucet has incorporated rock, jazz and classical styles into the carefully researched traditional base of his group Beausoleil in songs such as Belle, Je m'endors, Les Barres de la prison, and Contredanse de Mamou. He has composed new songs such as Zydeco gris-gris and Hommage aux frères Balfa, arranged instrumental parts for previously unaccompanied songs as Pierrot Grouillet et Mademoiselle Josette, and J'ai marié un ouvrier, and written new original words for traditional instrumentals such as Le Gigue français, and Johnnie peut pas danser."
Barry Jean Ancelet, Cajun Music. Its Origins and Development, Lafayette, The Center for Louisiana Studies, University of Southwestern Louisiana, 1989, p. 45.

"Les années 1970 virent se révéler de jeunes talents de la musique cajun. À commencer par Michael Doucet, Américain, parfait bilingue et universitaire qui choisit délibérément d'étudier en détails les racines culturelles des siens. Il naquit en 1951 à Scott dans une famille musicale : il apprit à jouer du banjo à 6 ans et de la guitare à 8 puis de la trompette et du violon. Anglophone, il apprit le français cajun avec sa grand-mère et le français standard à l'école secondaire, frappé par leurs différences mais c'est seulement lors de ses études de la littérature anglaise à la Louisiana State University de Baton Rouge qu'il s'intéressa de près à ses racines culturelles et à la musique cajun en particulier, formant en 1972 The Bayou Drifters, un duo acoustique avec un autre étudiant partageant ses intérêts : Zachary Richard. En 1973 ce duo joua au Canada et en 1974, à New York puis en France. C'est là que le chemin des deux musiciens se sépara, Zachary Richard choisissant le rock (plus ou moins cajun) avant d'aller chercher gloire et fortune au Canada et de revenir tardivement en Louisiane tandis que Michael Doucet choisissait de renter au pays et d'y consacrer son tempos à la musique. Il se mit à l'étude de tous les styles cajuns de violon avec des vétérans comme Dennis McGee, Lionel Leleux, Varise Connor, Hector Duhon, Canray Fontenot, Bébé Carrière et... Dewey Balfa avec lequel il noua une amitié indéfectible.
Grâce à une bourse du National Endowment for the Arts, en 1975, il put faire des recherches sur le terrain, rendant visite à tous les musiciens encore en vie, les interviewant et écoutant les disques de Amédée Ardouin, Léo Soileau, etc., établissant une synthèse cohérénte des apports du passé, toujours apprécié des plus âgés, et des aspirations culturelles des plus jeunes. La même année, il fonda le groupe Beausoleil avec Bessyl Duhon et Kenneth Richard ; le groupe se mit au service d'une musique cajun traditionnelle et progressive, avec un répertoire de vieilles chansons médiévales, de chansons amenées d'Acadie et des classiques de la musique cajun."
Robert Sacré, Musiques cajun, créole et zydeco, Paris, P.U.F., collection Que sais-je, 1995, p. 76-77.

lundi 22 janvier 2024

la Louisiane, ma Louisiane par Zachary Richard

La Louisiane, ma Louisiane,
C'est beau au printemps, c'est chaud en été.
C'est frais en automne, c'est trempe en hiver.
Moi, je suis fier d'être Cadien.

Oublie voir pas qu'on est Cadien,
Mon cher garçon, ma chère petite fille.
On était ici avant les Américains.
On sera ici après qu'ils sont partis.

Ton papa et ta maman étaient chassés de l'Acadie
Pour le grand craint d'être Français.
Mais ils ont trouvé un beau pays.
Merci bon Dieu pour la Louisiane.

Zachary Richard, "Ma Louisiane", chanson de l'album Mardi Gras.

Barry Jean Ancelet, Cajun Music. Its Origins and Development, Lafayette, The Center for Louisiana Studies, University of Southwestern Louisiana, 1989, p. 44-45.

quand j'écoutais de la musique cajun en Louisiane...





 ...c'était dans les années 1994-1996 en Louisiane

"Zachary Richard est né à Lafayette en 1950. Il débuta avec Michael Doucet (The Bayou Drifter Band) et fit une carrière remarquée au Québec et en France, chantant en français mais accentuant de plus en plus son côté rock. Rentré en Louisiane en 1975, il fut un jeune homme en colère qui aurait voulu que tout le monde parle français. Il composa à cette époque des pamphlets contre les Anglais et le Grand Dérangement (Réveille, Ma Louisiane, Migration...). Son intransigeance et sa fierté, son goût irrépressible pour les musique modernes et son talent trop original sans doute ne lui permirent pas d'être la vedette qu'il méritait d'être en Louisiane même - quoique la situation soit en train de changer en ces années 90 - mais ses qualités sont bien reconnues sur un plan international, surtout en France et au Canada où il est une super star, avec son hard-rock cajun mâtiné de blues, de zydeco, de reggae, de rap et de rythmes sud-américains (Iko iko, Mardi Gras mambo, Creole lullaby, File gumbo, Zack attack rap...)"
Robert Sacré, Musiques cajun, créole et zydeco, Paris, P.U.F., collection Que sais-je, 1995, p. 79.

lundi 25 décembre 2023

die Geburth Christi d'Heinrich Schütz


C'est le 25 décembre 1664 que Heinrich Schütz fit exécuter à la cour de Dresde Historia der freuden und Gnadenreichen Geburth Gottes und Marien Sohnes, Jesu Christi, c'est-à-dire Histoire de la Nativité. Une merveille d'oratorio.

dimanche 10 décembre 2023

quand j'écoutais de la musique turque...


 ... c'était dans les années 1985-1992

dimanche 19 novembre 2023

Joana Mallwitz, cheffe d'orchestre, dirigeant la symphonie Titan de Mahler











Joana Mallwitz (née à Hildesheim en 1986), cheffe d'orchestre allemande, 
dirigeant la symphonie Titan de Gustav Mahler
-
La symphonie n° 1 en ré majeur, dite Titan, de Gustav Mahler, est bien connue du public pour l'introduction au début du 3e mouvement, en version en mineur, de l'air de la célèbre chanson populaire allemande Bruder Martin, Frère Jacques en français. 

samedi 1 juillet 2023

el corazón triste

Réveillé tôt ce matin et n'arrivant pas à me rendormir, j'ai ressenti un peu de vague à l'âme. Après un moment de légère hébétude, du fond de la mémoire sont remontés ces quatre mots : tengo el corazón triste.
Non, je n'avais pas le cœur triste, juste un peu el corazón cansado, ayant hier au jardin taillé deux lauriers et une haie de thuyas.
Mais d'où venait corazón triste ?
Subitement cela m'est revenu. C'est dans la Cancion del fuego fatuo de El Amor brujo de Manuel de Falla : Malhaya el corazón triste que en su llama quiso arde...
J'avais acheté le disque de cette œuvre  de Falla à l'âge de 18 ans et je l'avais passé et repassé. Et corazón triste était resté dans ma mémoire.
La chanson du feu follet était chantée par une gitane à la voix rauque, une voix de mezzo-soprano ou de contralto.
Et si maintenant j'écris "contralto", je saute directement en pensée au poème de Théophile Gautier :
" Que tu me plais, ô timbre étrange !
Son double, homme et femme à la fois,
Contralto, bizarre mélange,
Hermaphrodite de la voix ! "
(une strophe de Contralto)
C'est ainsi, je ne peux m'empêcher de faire des associations de cette sorte. Avec une mémoire trop pleine de références culturelles et autres, voit-on encore clairement et entièrement la réalité d'aujourd'hui ?

samedi 10 juillet 2021

Vladimir Jankélévitch, La présence lointaine

 

Mompou aspire à laisser chanter la voix de l'âme pure, de l'âme seule, de l'âme elle-même en elle-même... Pour pouvoir entendre ce chant, il faut d'abord faite taire le tumulte des vaines paroles ou retrouver la voix secrète au centre de ce tumulte. Mompou s'y emploie tout au long des vingt-et-une solitudes, des vingt-et-un silences de Música callada, en suivant un itinéraire de dépouillement et de dénuement qui n'est pas sans analogie avec celui de Manuel de Falla et que l'on peut considérer comme une véritable catharsis.
Vladimir Jankélévitch

mardi 24 novembre 2020

second mouvement du concerto pour violoncelle et orchestre de Chostakovitch

En cette période de pleine déprime, j'écoute et réécoute le second mouvement du Concerto pour violoncelle et orchestre, en mi bémol majeur, opus 107, de Dimitri Chostakovitch. 

Ayant lu, il y a une trentaine d'années, L'identité de la France (Champs Flammarion, 3 tomes) de Fernand Braudel, mon initiation à ce qu'est la longue durée en Histoire, je voulais lire du même historien La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II ou relire Une rencontre de Milan Kundera. Pour le moment, j'y ai renoncé par lassitude et manque de concentration.

mardi 8 octobre 2019

Henri-Georges Adam sculpte la musique de Pierre Boulez


Henri-Georges Adam (1904-1967) sculpte la musique de Pierre Boulez

Frank Elgar, "Henri-Georges Adam, sculpteur, graveur, tapissier", dans La Galerie des Arts, n° 14, mars 1964, p. 5-8. 

lundi 7 octobre 2019

vendredi 26 avril 2019

Le saz, le baǧlama, le djoura et le luthier Michel Faber de Metz


Abdülcelil Levni (Edirne 16.. - Istanbul 1732), Les musiciennes
miniature - sbd
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la musicienne en bas à gauche jouerait du baǧlama saz à manche long


Ce serait un baǧlama saz à manche long qui serait exposé dans la vitrine du luthier Michel Faber
23 rue des Capucins - Metz



Voici un cura (djoura), le plus petit des saz, longueur du manche 46 cm
(collection JLJ)

lundi 24 décembre 2018

Marc-Antoine Charpentier, Messe de minuit pour Noël


Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), Messe de minuit pour Noël (H.9)
CD Naxos
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Cette messe de Marc-Antoine Charpentier a peut-être été écrite pour le Noël de l'année 1694. Elle est arrangée pour un chœur à quatre voix, solistes, flûtes, cordes et continuo, et utilise onze noëls populaires : Joseph est bien marié, Or nous-dites Marie, Une jeune pucelle, Les bourgeois de Chastre, Où s'en vont ces gais bergers, Vous qui désirez sans fin, Voici le jour solennel de Noël, À  la venue de Noël, Laissez paître vos bêtes,  Ô Dieu que n'étais-je en vie, À minuit fut fait un réveil.

Jean de Brébeuf (1593-1649), missionnaire jésuite français en Nouvelle-France (Canada), passait pour avoir appris le noël Une jeune pucelle à des Hurons près de la Baie Georgienne (Ontario). Dans ce CD Naxos, le noël Une jeune pucelle est chanté en langue hurone.

dimanche 4 novembre 2018

le Cygne de Tuonela


Le royaume des morts Tuonela
est entouré d'un fleuve noir sur lequel nage un cygne de la même couleur
(PC 3 novembre 2018)
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J'accompagne ce cygne noir, non d'une musique de Sibelius, mais du second mouvement (moderato) du concerto n° 1 pour violoncelle et orchestre de Dimitri Chostakovitch.

samedi 27 octobre 2018

une heure d'insomnie


Une heure d'insomnie, de minuit à 1 heure du matin, pendant laquelle j'ai écouté sur France Musique :
- Ernest Bloch
Voice in the Wilderness, poème symphonique pour orchestre et violoncelle obligé
Ernest Ansermet, orchestre philharmonique de Londres, Zara Nelsova
- Edgard Varèse
Amériques, pour grand orchestre
Mariss Jansons, orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise