Le dévouement héroïque du chevalier Désilles
tableau de 1794
Musée des Beaux-Arts de Nancy
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L'Affaire de Nancy (31 août 1790)
En 1790, trois régiments tenaient garnison à Nancy : Mestre-de-Camp, Royal-Infanterie et les Suisses de Lullin-Châteauvieux, en tout 5 900 hommes et 180 officiers. En août, certains soldats, acquis aux idées nouvelles, se plaignant de sommes non versées et de la dure discipline menée par les officiers, commencèrent à se mutiner. Le marquis de Bouillé, commandant en chef des troupes du nord-est, marcha sur Nancy. Alors, la plupart des rebelles se soumirent.
Mais, dans des circonstances mal éclaircies, une escarmouche s'engagea entre une colonne de Bouillé et le poste de garde de la porte Stainville : elle dégénéra en un combat de deux heures, qui fit 300 morts ou blessés (31 août). La plus illustre victime était un jeune lieutenant de Royal-Infanterie, André Désilles, mortellement frappé en voulant s'interposer entre les adversaires.
(d'après l'Histoire de Lorraine, Nancy, Berger-Levrault, 1939, p. 533-534)