lundi 5 juillet 2021

une référence à l'Ancien Testament peu connue dans Lélia de George Sand

"Vous avez envoyé un ange pour toucher d'un charbon embrasé la lèvre muette d'Isaïe."
George Sand, Lélia, Paris, Éditions Garnier, 1960, p. 87. 

Isaïe, chap. VI, versets 5-7 : "Malheur à moi, m'écriai-je. C'en est fait de moi, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite avec un peuple aux lèvres impures, et cependant mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des Armées!" Mais un des séraphins vola vers moi ; il tenait à la main une braise qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes. Il l'appliqua sur ma bouche et dit : "Maintenant que ceci a touché tes lèvres, ton péché est enlevé, ta faute est effacée."


La clef de voûte centrale de la chapelle Sainte-Croix de l'église Saint-Nicolas de Marville présente une tête de profil, où, devant la bouche, un sorte de pince tient un petit objet cylindrique : nous avons là la purification des lèvres d'Isaïe.
Pim Den Boer, "Renaissance et humanisme à Marville. L'identification de quelques portraits familiers", dans Lotharingia, tome XVIII, 2013, p. 199.

J'ai retrouvé cette citation dans un roman américain :
"Aucun charbon ardent ne purifiera votre langue, femme". Parole adressée par le révérend Cody Daniels à Pam Tibbs, adjointe du shérif Hackberry Holland.
Pam Tibbs à Hackberry Holland : "Comment tu comprends ça, cette histoire de charbon ardent sur ma langue?"
Réponse de Hackberry Holland : "C'est le livre d'Isaïe, dans l'Ancien Testament. Isaïe était persuadé qu'il était un homme aux lèvres impures vivant dans un pays impur. Mais un ange plaça un charbon ardent sur sa langue et le libéra de son iniquité."
James Lee Burke, La Fête des fous, Paris, Éditions Rivages, 2017, p. 43 et 44.

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