Couronnement de la Vierge
partie centrale du vitrail du transept nord, signé I. V. et daté 1503
Cathédrale Saint-Étienne de Toul
Martin Schongauer, Couronnement de la Vierge
gravure B. 71
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"Toute la partie haute du vitrail, où le verrier s'est affranchi de la division en quatre formes, est occupée par une scène unique, à très grande échelle : le Couronnement de Marie par son Fils. C'est la transposition dans des proportions gigantesques d'une gravure de Martin Schongauer (B. 71). Sur une banquette de menuiserie jaune dorée, le Seigneur, en manteau blanc à doublure verte et robe rouge, est assis et bénit la Vierge, qui porte un manteau blanc également, doublé de rouge, sur une robe bleue ; un ange la couronne."
Jacques Choux, dans Vitraux de France. Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Colmar, S.A.E.P., 1970, p. 135.
"Seul subsiste, mais très restauré, le vitrail du bras Nord du transept. Cette œuvre monumentale, signée et datée I. V., 1503 est une donation du cardinal Raymond Perraud, évêque de Girk en Carinthie, légat du pape, coadjuteur de Toul depuis 1501 et de Nicolas Le Sane, chanoine de Toul, vicaire général, archidiacre de Port. Une immense représentation du Couronnement de la Vierge d'après Martin Schongauer (B. 71) domine l'ensemble.
Les noms de Jehan de Vic, Jacot le verrier, Jehan le verrier de Toul, etc., maîtres verriers fixés à Toul vers 1500 correspondent peut-être au monogramme I. V. ; l'étude de la technique et du style impose cependant des liens avec les vitraux des fenêtres hautes de la nef de la cathédrales de Troyes, créés de 1498 à 1502 par Jean Verrat, Balthasar Godon et Liévin Varin."
Michel Hérold, "L'art du vitrail en Lorraine. Son apogée à la fin du Moyen Âge et au temps de la Renaissance", dans Le Pays Lorrain, 1983, n° 1, p. 16.
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Le Christ en majesté
(photo Jean-Louis Jolin)
Jean-Louis Jolin, Toul, la collégiale Saint-Gengoult, la cathédrale Saint-Étienne, Metz, Éditions Serpenoise, 2004, p. 111.