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samedi 29 avril 2023

prophètes faisant un encensement aux temples de Louxor et de Karnak



Prophète ḥm-nṯr faisant un encensement au dieu parfait N
(encens snṯr)
Temple de Louxor
(photo JLJ 2000)


Prophète ḥm-nṯr faisant brûler des grains d'encens avec un bras d'Horus
Temple de Karnak
(photo JLJ 2001)

Le bras d'Horus était un encensoir comportant en son milieu une coupelle de grains d'encens et à son  extrémité une petite cassolette tenue par la main. 

samedi 6 mai 2017

le siège de Dapour et les fils de Ramsès II au Ramesseum


Le siège de la forteresse de Dapour, 
auquel participèrent plusieurs fils de Ramsès II, dont Amonemouia à droite et Meryamon à gauche
Salle hypostyle du Ramesseum
(photo JLJ 1998)


Sous l'échelle de siège, graffiti d’Hippolyte  Nectoux
Il fit partie de la commission d'agriculture qui  dépendait de l'Institut d'Egypte, sous Menou, en 1800.

Henry Laurens, L'Expédition d'Egypte 1798-1801, Points Histoire Seuil, 1997, p. 406.

jeudi 4 mai 2017

un graffiti de Félix Bonfils au Ramesseum


Graffiti de Félix Bonfils (1831-1885) de 1875 au Ramesseum
(photo JLJ 2004)
Il était photographe, auteur de Souvenirs d’Orient, album pittoresque des sites, villes et ruines les plus remarquables de l’Égypte et de la Nubie, avec notice historique, archéologique et descriptive en regard de chaque planche, 1878.

Il est inutile d'indiquer qui étaient Giovanni Battista Belzoni et Henry Salt, car ils sont trop connus. Voir :
Brian M. Fagan, L'Aventure archéologique en Egypte. Voleurs de tombes, Touristes et Archéologues en Egypte, Paris, Editions Pygmalion / Gérard Watelet, 1975.

vendredi 28 avril 2017

Rimbaud et Imbrico à Louxor

Suite, sans mon autorisation, à l'emprunt de mes photos par le site saharayro.free.fr, je republie
mon post du mardi 19 juin 2012.



1. Karnak. Akh-menou
Sur une colonne graffiti Rimbaud et Imbrico, 1831
2. Karnak. Temple de Khonsou. Pylône, graffitis Rimbaud et Imbrico, 1832
(photos JLJ février 2010)
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Alan Fildes, dans son article sur les graffitis dans les temples de l'ancienne Égypte, nous indique que le graffiti RIMBAUD non daté situé en haut à gauche du mur ouest de la salle XVII du temple de Louxor aurait été tracé par le poète Arthur Rimbaud.


Graffito Rimbaud
salle XVII du temple de Louxor
(photo JLJ février 2010)
C'est ce que croyait aussi Jean Cocteau. Et ce que croyait aussi en 2011 Michel Onfray. On dit une chose, non parce qu'elle est vraie, mais parce qu'on a plaisir à la dire (Marcel Proust).
J'ai relevé deux autres graffitis RIMBAUD à Karnak, l'un sur une colonne de l'Akh-menou, où il est accompagné du graffiti IMBRICO et de la date 1831, et l'autre sur la face interne ouest de la porte du pylône du temple de Khonsou ; là aussi, il est accompagné du graffiti IMBRICO tracé symétriquement à celui de Rimbaud avec la date 1832. Et c'est la même façon de tracer les lettres.
Ce n'est évidemment pas par hasard si par deux fois les graffitis Rimbaud et Imbrico sont l'un  à côté de l'autre. 
J'en conclue que Imbrico et Rimbaud ont voyagé ensemble en Égypte et qu'ils ont séjourné à Louxor en 1831-1832. Ce compagnon d'Imbrico n'est pas le poète Arthur Rimbaud.
Le poète Arthur Rimbaud (1854-1891) est passé par  Alexandrie en 1878, 1880 et 1887, par Suez et Le Caire en 1887. Pour aller à Aden et en revenir, il prenait le bateau de la mer Rouge. Sa présence n'est nullement attestée en Haute-Egypte.
Les graffitis sur les monuments d'Égypte ont surtout été tracés pendant la campagne d’Égypte de Bonaparte et au cours de la première moitié du XIXe siècle, mais très peu après 1870.

mardi 3 mars 2015

graffitis de Jollois et Devilliers en Egypte



Le 19 mars 1799, une expédition scientifique dirigée par l'ingénieur et mathématicien Girard part du Caire pour la Haute-Egypte. Elle est composée principalement de Jollois, Devilliers du Terrage, Dubois-Aymé, Duchanoy, ingénieurs des Ponts et Chaussées, de Descostils, Rozière, Dupuy, ingénieurs des Mines et du sculpteur Casteix.
J'ai retrouvé le nom de Jean-Baptiste Prosper Jollois (1776-1842) au temple de Ramsès III à Thèbes Ouest. Il a tracé son nom à l'intérieur de la porte située entre la première et la seconde cour (voir photo ci-dessus).
Et également les noms d'Hippolyte-Victor Collet-Descostils (1773-1815), Jollois et Edouard de Villiers du Terrage (1780-1855), tracés par eux-mêmes sur la face latérale d'un pilier d'un reste de portique, sans doute romain, de l'île d'Eléphantine à Assouan (voir photo ci-dessus).
Jollois et Devilliers travaillaient toujours ensemble. Ils ont fait des dessins et des relevés architecturaux dans les îles de Philae et d'Eléphantine, à Kom Ombo, Edfou, El Kab, Esna, Latopolis, Erment, Thèbes, Dendera, Abydos...Ils ont découvert en août 1799 la tombe d'Amenhotep III dans la Vallée des Singes de Thèbes Ouest.
Pour ma part, j'admire leurs relevés de la Fête de Min du mur latéral droit de la seconde cour du temple de Ramsès III à Medinet Habou et du Zodiaque de Dendera.
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Jean-Baptiste Jollois a terminé sa carrière comme ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du département des Vosges. En 1998, le Musée départemental d'art ancien et contemporain d'Epinal lui a consacré une exposition.

mercredi 13 mars 2013

Burton, Humphreys et Bonomi à Médinet Habou


James Burton, Charles Humphreys et Joseph Bonomi
1 8 2 5
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graffitis à Medinet Habou - Thèbes-ouest
Temple de la XVIIIe dynastie, mur sud de la salle VIII
(il manque le P de Humphreys sur le graffiti)
(photo JLJ)
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Burton est arrivé en Egypte le 8 avril 1822 avec Charles Humphreys, son "secrétaire", qui l'accompagnait depuis l'Angleterre. En janvier 1825, il était à Thèbes avec Humphreys et Joseph Bonomi, sculpteur et dessinateur. Ils passèrent un mois dans la Vallée des Rois. C'est Burton, le premier dans la période moderne, qui rentra dans la tombe KV5 et qui en établit partiellement le plan ; il y découvrit un cartouche de Ramsès II (1). Après avoir "volés" beaucoup d'antiquités, dont une momie, il retourna en Angleterre à la fin de 1833. Il ramenait aussi des animaux, dont une girafe. En décembre 1834, à Calais, quand il voulut embarquer pour Douvres, la girafe glissa sur du verglas, se cassa une jambe et mourut.

(1) D'après Kent Weeks, c'est dans cette tombe complexe que les nombreux fils de Ramsès II auraient été inhumés.


mardi 12 mars 2013

graffiti de Mangles et Irby au Ramesseum



Graffiti : Ias Mangles / C L Irby / 1817
au Ramesseum
(photo JLJ)
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Le 16 juin 1817, Belzoni, accompagné d'Henry Beechey, de Charles Leonard Irby et James Mangles, deux capitaines de la marine royale anglaise, partit de Philae pour Abou Simbel.
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C'est lors de leur visite du Ramesseum le lundi 18 août 1817 qu' Irby et Mangles inscrivirent ce graffiti. Autre graffiti Irby-Mangles sur la colonne 28 de la seconde cour du temple de Ramsès III à Médinet Habou, à côté des graffitis du capitaine de la marine royale britannique A.L. Corry 1818 et de IOHN GORDON 1804.
Ils ont aussi inscrit un graffiti à Abou Simbel. Voir :
Madeleine Peters-Destéract, Abou Simbel, à la gloire de Ramsès, Editions du Rocher, 2003, p. 44-46 et p. 344 où Irby et Mangles sont mentionnés dans la liste (non exhaustive) des graffiti d'Abou Simbel.

lundi 11 mars 2013

graffitis de Carlo Vidua à Louxor


Leonardo, le drogman grec de Carlo Vidua


* * * * * * 

Graffitis de Carlo Vidua 1820
Temple de Séti 1er - Chapelle de la barque d'Amon, mur nord
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" Nous lisons dans les temples les noms des voyageurs ; cela nous paraît bien grêle et bien vain. - Nous n'avons mis les nôtres nulle part. - Il y en a qui ont dû demander trois jours à être gravés, tant c'est profondément entaillé dans la pierre. Quelques-uns se retrouvent partout avec une constance de bêtise sublime. - Il y a un nommé Vidua, surtout, qui ne nous quitte pas. " (Flaubert.)
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Michel Dewachter, " Le voyage nubien du Comte Carlo Vidua (fin février - fin avril 1820) " , dans le Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale, n° 69, 1971, p. 171-189. Au temple de Karnak, porte du 1er pylône, embrasure nord : C. VIDUA ITALIANO 1820. Au temple de Louxor, sur le chapiteau lotiforme d'une colonne de la cour d'Amenhotep III, moitié ouest : CARLO VIDUA ITALIANO 1820. Au temple de Séti 1er à Gournah (photo ci-dessus), nom arasé. Au Ramesseum, sur le mur extérieur est de la salle hypostyle, moitié sud, sous la procession des fils de Ramsès II : C. ///// ITALIANO 1820. Parfois, le nom de Vidua est accompagné de celui de LEONARDO, son drogman grec, comme au Ramesseum et au temple de Séti 1er.
Gustave Flaubert, Correspondance, tome I, Bibliothèque de la Pléiade, p. 615.

mardi 5 mars 2013

Hippolyte Nectoux au Ramesseum


Graffiti de Nectoux au Ramesseum
Salle hypostyle, mur est, partie sud
(photo JLJ)
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Ce graffiti a été vraisemblablement tracé en 1799 lors de la campagne d’Égypte. On trouve le nom de Nectoux dans la liste des membres de la commission scientifique Costaz gravée sur le mur est de la salle III du naos du temple d'Isis à Philae (An 7 de la R.F.).
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Madeleine Peters-Destéract, Philae, le domaine d'Isis, Monaco, Éditions du Rocher, 1997, p. 164.

graffiti de Schavye-Rutty au Ramesseum



Graffiti de Schavye-Rutty
Belge 1833
porte du mur ouest de l'hypostyle du Ramessum
(photo JLJ)
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Ce voyageur serait Guillaume Schavye-Rutty,
homme de lettres belge

lundi 4 mars 2013

graffiti de Balthalon à Karnak


B A L T H A L O N
1 8 1 8
Jean-Joseph Balthalon, Marseillais, négociant à Alexandrie,
représentant la maison de négoce de Pierre Balthalon de Marseille
Graffiti sur une colonne de la grande salle hypostyle de Karnak
(photo JLJ)
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On distingue sur cette photo en haut à gauche le graffiti de
 G. SEGATO 1820

dimanche 3 mars 2013

Girolamo Segato à Louxor



Graffiti mentionnant Girolamo Segato
en belle écriture anglaise
Temple de Deir al-Madina - Thèbes-ouest
mur extérieur sud
(photo JLJ)
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Girolamo Segato, égyptologue italien (1792 Bellune - 1836). En 1821, il redécouvrit l'entrée de la pyramide de Djéser à Saqqara.
En dessous de ce graffiti, le nom de M. Piccinini et date de 1819.
Segato est malencontreusement prénommé Geronimo par Michel Baud dans son étude Djéser et la IIIe dynastie, Paris, Pygmalion Gérard Watelet, 2002, p. 16.
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Segato a encore tracé son nom en anglaise sur une colonne campaniforme de la nef centrale de l'hypostyle du Ramesseum avec la date 1820, sur une colonne de la salle XVII du temple de Louxor encore en anglaise, sur la colonne n° 1 de la grande salle hypostyle du temple de Karnak en lettres majuscules avec la date 1820, et Segato sans G. en anglaise sur une autre colonne.
Girolamo Segato avait levé les plans des temples de Thèbes pour le général prussien Heinrich Menu von Minutoli (1772-1846). Ce dernier après son voyage d'exploration en Egypte en publia à Berlin la relation en 1824 : Reise zum Tempel des Jupiter Ammon und nach Oberägypten.

graffitis de Chasseloup-Laubat au Ramesseum



Graffitis Chasseloup-Laubat au Ramesseum
1. P. CHASSELOUP-LAUBAT (deux photos)
2. J. CHASSELOUP / 1825
Ramesseum. 1ère colonne sud de la seconde cour
Justin Napoléon de Chasseloup-Laubat (1800-1847), officier français, effectua une mission en Egypte en 1825. Son frère Prudent de Chasseloup-Laubat l'accompagna-t-il ?
(photos JLJ)
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* François de Chasseloup-Laubat (1754-1833), militaire français.
* Justin de Chasseloup-Laubat (1800-1847), militaire et homme politique, fils du précédent.
* Prudent de Chasseloup-Laubat (1802-1863), général de division et député, frère du précédent.
* Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), homme politique, ministre sous le Second Empire, frère des précédents.
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Dans le Voyage en Orient de Gustave Flaubert, je relève :
- Pyramide de Chéphren. Chambre de Belzoni : " Sous le nom de Belzoni, et non moins gros, est celui de M. Just de Chasseloup Laubat. On est irrité par la quantité de noms d'imbéciles écrits partout. » (1)
- Kôm Ombo : " Parmi les noms de voyageurs, J. Chasseloup-Laubat, officier français 1825, et Darcet ; la date est illisible, le nom a été gravé par petits trous ; il est sur la façade du temple, un peu à droite à hauteur d'homme." (2)
- Petit temple d'Hathor d'El-Kab : " Max fait effacer le nom de J. Chasseloup et écrit l'inscription touchant Durnerin." (3)
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1. Gustave Flaubert, Voyage en Orient, collection Folio, 2006, p. 95.
2. Ibid, p. 175.
3. Ibid, p. 179.

samedi 2 mars 2013

Eugène Poitou au Ramesseum


Graffiti d'Eugène Poitou 1857
Première colonne sud du portique de la seconde cour du Ramesseum
(photo JLJ)
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Conseiller à la cour impériale d'Angers, Eugène Poitou (1815-1880) effectua un voyage en Égypte en 1857. Il embarqua le 29 novembre à Marseille pour Alexandrie. Il visita le Ramesseum fin décembre 1857. A son retour en France, il fit paraître Un hiver en Égypte qui eut plusieurs éditions.
Jean-Marie Carré, Voyageurs et écrivains français en Égypte, tome 2, Le Caire, Imprimerie de l' I.F.A.O., 1956, p. 251-253

vendredi 1 mars 2013

Letorzec, compagnon de Frédéric Caillaud




Graffitis de P.C. Letorzec
1. Ramesseum. Pilier osiriaque C de la seconde cour
LETORZEC 1820
2. Karnak. Colonne 1 de la grande salle hypostyle
P.C. LETORZEC
3. Deir al-Madina, Temple d'Hathor, façade
(photos JLJ)
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Pierre Constant Letorzec, aspirant de 1re classe de la marine française, accompagna Frédéric Caillaud lors de son second voyage en Égypte et en Nubie. Cet officier de marine calculait toutes les observations astronomiques pour Caillaud. À son retour en France, Caillaud publia son célèbre Voyage à Méroé et au Fleuve Blanc.

Flaubert a dormi au Ramesseum


Graffiti de Louis Sassetti
8 mai 1850
sur une colonne papyriforme de la salle hypostyle du Ramesseum
(photo JLJ)
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Louis Sassetti était le domestique de Maxime Du Camp et de Flaubert lors de leur voyage en Egypte.
" Le jour suivant, nous avons couché au Rhamesseum (tombeau d'Osymandias), et celui d'après à Biban-el-Molouk, ou autrement Vallée des Rois. "
Ainsi, Maxime Du Camp, Flaubert et leur domestique Louis Sassetti auraient dormi au Ramesseum. Sassetti aurait eu le temps de tracer ce graffiti et d'indiquer la date exacte de leur passage.
Du Camp et Flaubert partirent en Egypte à la fin octobre 1849, accompagné de Sassetti, un gars superbe, un Corse, un ancien troupier qui avait déjà été en Egypte.
- Gustave Flaubert, Correspondance, tome I, Bibliothèque de La Pléiade, p. 621. Lettre de Flaubert à sa mère en date du 17 mai 1850.

mardi 19 juin 2012

un Rimbaud à Louxor avec Imbrico



1. Karnak. Akh-menou
Sur une colonne graffiti Rimbaud et Imbrico, 1831
2. Karnak. Temple de Khonsou. Pylône, graffitis Rimbaud et Imbrico, 1832
(photos JLJ février 2010)
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Alan Fildes, dans son article sur les graffitis dans les temples de l'ancienne Egypte, nous indique que le graffiti RIMBAUD non daté situé en haut à gauche du mur ouest de la salle XVII du temple de Louxor aurait été tracé par le poète Arthur Rimbaud.


Graffiti Rimbaud
salle XVII du temple de Louxor
(photo JLJ février 2010)
C'est ce que croyait aussi Jean Cocteau. Et ce que croyait aussi en 2011 Michel Onfray. On dit une chose, non parce qu'elle est vraie, mais parce qu'on a plaisir à la dire (Marcel Proust).
J'ai relevé deux autres graffitis RIMBAUD à Karnak, l'un sur une colonne de l'Akh-menou, où il est accompagné du graffiti IMBRICO et de la date 1831, et l'autre sur la face interne ouest de la porte du pylône du temple de Khonsou ; là aussi, il est accompagné du graffiti IMBRICO tracé symétriquement à celui de Rimbaud avec la date 1832. Et c'est la même façon de tracer les lettres.
Ce n'est évidemment pas par hasard si par deux fois les graffitis Rimbaud et Imbrico sont l'un  à côté de l'autre. 
J'en conclue que Imbrico et Rimbaud ont voyagé ensemble en Égypte et qu'ils ont séjourné à Louxor en 1831-1832. Ce compagnon d'Imbrico n'est pas le poète Arthur Rimbaud.
Le poète Arthur Rimbaud (1854-1891) est passé par  Alexandrie en 1878, 1880 et 1887, par Suez et Le Caire en 1887. Pour aller à Aden et en revenir, il prenait le bateau de la mer Rouge. Sa présence n'est nullement attestée en Haute-Égypte.
De plus, je signale que les graffitis sur les monuments d'Égypte ont surtout été tracés pendant la campagne d’Égypte de Bonaparte et au cours de la première moitié du XIXe siècle, surtout par des Anglais et des Italiens, mais très peu après 1870.

dimanche 25 juillet 2010

Pückler-Muskau et Nerval

Graffiti PÜKLER MUSKAU
croix et croissant
sur une colonne du Ramesseum
Louxor
et au Soudan comportent le C de Pückler.
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-
" Je serais toutefois plus Allemand encore que vous ne pensez si j'avais intitulé la présente épître : Lettre d'un mort, ou Extraits des papiers d'un défunt, d'après l'exemple du prince Puckler-Muskau.
C'est pourtant ce prince fantasque et désormais médiatisé, qui m'avait donné l'idée de parcourir l'Afrique et l'Asie. Je l'ai vu un jour passer à Vienne, dans une calèche que le monde suivait. Lui, aussi, avait été cru mort, ce qui donna sujet à une foule de panégyriques et commença sa réputation ; - par le fait, il avait traversé deux fois le lac funeste de Karon, dans la province égyptienne du Fayoum. Il ramenait d'Egypte une Abyssinienne* cuivrée qu'on voyait assise sur le siège de sa voiture à côté du cocher. La pauvre enfant frissonnait sous son habbarah quadrillé, en traversant la foule élégante, sur les glacis et les boulevards de la porte de Carinthie, et contemplait avec tristesse le drap de neige qui couvrait les gazons et les longues allées d'ormes poudrés à blanc."
Gérard de Nerval, Lorely, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Œuvres tome II, 1956, p. 741.

 * Mahbouba (la Bien-Aimée) mourut de la tuberculose en 1840.