Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois, Meuse
- Pierre Simonin, Dictionnaire des églises de France, tome V A, Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Paris, Robert Laffont, 1969, p. 8 :
Ligny était le chef-lieu d'un ancien comté, possession de la maison de Luxembourg jusqu'en 1719, date à laquelle il fut racheté par la Lorraine. L'existence d'une église est attestée dès le Xe s. ; les chanoines de la collégiale établie dans la ville étaient curés primitifs depuis 1216. Edifice actuel des XIIIe et XIVe s., en grande partie reconstruit après le siège de la ville par Charles Quint en 1544. Nef à fenêtres hautes, bas-côtés, transept saillant, chœur, abside à sept pans. Chapelles latérales du XVe au XVIIIe s. Tour sur la croisée. Dans l'abside, vitraux de la fin du XVIe s. [1548]. Chaire à prêcher de 1713. Statue de saint Langueur (saint Lazare) de la fin du XVIe s. Petit tableau : Vierge à l'Enfant (Italie, XIIIe s., repeint au XVIe s. ?), vénérée sous le nom de Notre-Dame-des-Vertus.
- Églises remarquables de Meuse, Bar-le-Duc, Conseil départemental de la Meuse, 2021, p. 21 :
Ligny-en-Barrois. Église Notre-Dame-des-Vertus. XIIIe-XIVe/XVIe/XIXe. Inscrite MH en 1928. L'ancienne église ayant été détruite en 1544 par les troupes de Charles Quint, un nouvel édifice gothique laissant transparaître des influences Renaissance voit le jour. Le portail de saint Augustin à colonnes torsadées date de 1633. L'intérieur, riche, comprend des tableaux comme celui de Notre-Dame-des-Vertus XIIIe-XIVe, celui de Marguerite de Savoie XVIe [actuellement une copie, l'original est à l'Hôtel de ville], une Pietà XVIe, un masque mortuaire de Jeanne de France XVIe, une cloche de 1505 (la plus ancienne de la Meuse), une imposante chaire de 1713 par Jacquin et un reliquaire XIXe. Certains vitraux datent de la Renaissance.




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