mercredi 30 septembre 2026

plaisancier sous le pont Adenauer de Thionville


 Plaisancier passant sous le pont Konrad Adenauer
Thionville

une porte de maison de 1760 à Bazeilles-sur-Othain, Meuse


 Porte de 1760 de la maison du 1 rue sous l'Église
Bazeilles-sur-Othain, Meuse

Gérard Cady, Christian Toussaint, Bazeilles-sur-Othain, 2009, p. 83.

la sainte couronnée de l'église de Bazeilles-sur-Othain, Meuse


Sainte couronnée non identifiée (sainte Radegonde tenant un sceptre ?)
bois, XVIIIe siècle
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse

la Charité de saint Martin, vitrail de l'église de Bazeilles-sur-Othain, Meuse


 La Charité de saint Martin
vitrail de Benoit Frères, Nancy, 1949
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse 

mardi 29 septembre 2026

Nicolas Remy cité dans "Les aventures de Simplicissimus" de Grimmelshausen

Quant à ceux qui nient le vol des sorcières, qu'ils se représentent Simon le Magicien qui fut enlevé dans les airs par le Mauvais Esprit, et retomba grâce à la prière de saint Pierre. Nikolaus Remigius, qui fut un homme brave, savant et raisonnable et n'a pas fait brûler  qu'une demi-douzaine de sorcières dans le duché de Lorraine, dit, parlant de Johann de Hembach, que sa mère qui était une sorcière l'avait emmené avec elle à son  assemblée dans la seizième année de son âge afin, ayant appris à jouer du fifre, qu'il leur jouât une musique de danse ; à cette fin, il monta sur un  arbre, joua du fifre et regarda la danse avec attention (peut-être parce que tout lui semblait bizarre). Enfin il dit : « Dieu garde ! D'où vient tel peuple de bouffons et d'insensés ? » Mais à peine avait-il prononcé ces paroles qu'il chut à bas de l'arbre, se luxa une épaule et appela au secours, mais n'était là personne que lui ; quand par la suite il en fit des cancans, la plupart le prirent prirent une fable jusqu'à ce qu'à peu de là on arrêtât pour magie Catharina Prevotia, laquelle avait été aussi de ladite danse ; elle avoua tout comme c'était arrivé bien qu'elle ignorât que la rumeur publique disait que Hembach avait parlé."
Grimmelshausen, Les aventures de Simplicissimus, Paris, Fayard, 1990, p. 134.

Sur Nicolas Remy, voir le chapitre XI de l'Histoire de Nancy, tome II, de Christian Pfister, "Nicolas Remy et la sorcellerie à Nancy à la fin du XVIe siècle", p. 555-593.


  Éditions de l'Université de Lorraine - 2024

Présentation du livre ci-dessus : Dans La Démonolâtrie, édité en 1595, le procureur Nicolas Rémy livre un récit détaillé de plus de 900 procès en sorcellerie qu’il a conduits en Lorraine sur une période de 15 ans. L’homme de loi ne manque pas d’arguments pour justifier la traque des démons et ceux qui les adorent. L’auteur, érudit, multiplie les références aux penseurs de l'Antiquité et à la Bible, tout en prônant une violence impitoyable pour arrêter la contagion du mal. Sous son autorité, des centaines de femmes, mais aussi des hommes et des enfants, soupçonnés de faire commerce avec le diable, furent torturés, condamnés et conduits au bûcher. Un document historique aussi exceptionnel que glaçant.      

saint Nicolas, vitrail de l'église de Velosnes, Meuse


 Saint Nicolas tenant un livre sur lequel sont posées trois bourses
Vitrail de l'église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse

orante au pied du Christ en croix, relief sur une maison de Bazeilles-sur-Othain, Meuse


 Orante au pied du Christ en croix, relief du XVIe siècle en façade de la maison 3, rue de la Place
(un orant devait être à droite, mais le relief a été certainement arasé)
Bazeilles-sur-Othain, Meuse

lundi 28 septembre 2026

centrale de Cattenom, Moselle



 25 septembre 2026

paysage automnal dans le vallon de l'Altbach


le Bon Pasteur, vitrail de l'église de Bazeilles-sur-Othain, Meuse


 Le Bon Pasteur
vitrail de Benoit Frères, Nancy, 1949
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse

bienvenue au pape Léon XIV à Metz


15 h 45 : les cloches sonnent à toute volée 

dimanche 27 septembre 2026

les sobriquets

"Or de même que depuis ce moment tout le monde m'appelait le Veau, de même j'appelais chacun d'un sobriquet grotesque particulier ; ces sobriquets, au dire de la plupart des gens, et notamment selon ce qu'en pensait mon maître, étaient ingénieux, car je dénommais chacun selon que l'exigeaient ses qualités. Pour en parler summariter [in summa, en un mot, en dernier lieu], je voyais en moi pour mainte raison un fou tout court et prenais les autres pour de sages bouffons. Cet usage, à mon avis, est encore d'une pratique commune dans le monde en ce sens que chacun  est satisfait de son esprit et s'imagine être le plus malin entre tous."
Grimmelshausen, Les Aventures de Simplicissimus, roman traduit de l'allemand par Jean Amsler, préface de Pascal Quignard, Paris, Fayard, 1990, p. 106-107.

la tour fortifiée de l'église de Chauvency-Saint-Hubert, Meuse



Tour fortifiée de la fin du XVIe siècle
Église Saint-Hubert - Chauvency-Saint-Hubert, Meuse 
-
- Philippe Pagnota, Les églises fortifiées de la Meuse, Bar-le-Duc, Conseil général de la Meuse, 1993, p. 51 : L'église orientée nord-sud conserve dans sa partie méridionale une tour-porche divisée en trois niveaux à deux entrées latérales. Les portes sont défendues chacune par une bretèche construite au deuxième étage. Une série de quatre archères associées deux à deux au second et au troisième niveau de la tour protège ses faces est et ouest.

l'annonce du testament de Jeanne de Navarre, reine de France



Jeanne de Navarre (Bar-sur-Seine, 1273 - Vincennes, 1305), en fondatrice du collège de Navarre, à Paris
pierre calcaire, Paris, vers 1310 - Bode Museum, Berlin

"Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous, Jeanne, par la grâce de Dieu reine de France et de Navarre et comtesse palatine de Champagne et de Brie, saine de corps et d'esprit, pensant que nulle chose n'est si certaine que la mort, mais nulle créature mortelle ne sait le jour ni l'heure de sa mort, parce que nous désirons pourvoir au salut de notre âme avant que l'heure de la mort vienne, faisons et ordonnons notre testament ou notre dernière volonté."
Elle fonde par testament le collège de Navarre à Paris. 

samedi 26 septembre 2026

les deux dates de la construction de l'église Saint-Martin de Bazeilles-sur-Othain


la tour-clocher construite en 1827


ANNO DOMINI  1752 - date de la construction de la nef


1755 - date de la construction du chevet
-
Église Saint-Martin - Bazeilles-sur-Othain, Meuse

- J.-B.-A. Gillant, Pouillé du diocèse de Verdun, tome IV, 1910. Tour de 1827.
- Gérard Cady, Christian Toussaint, Bazeilles-sur-Othain, 2009, p. 58 pour la photo de la tour-clocher. 

la maison forte de la Grande-Flassigny, Flassigny, Meuse



 La maison forte de la Grande-Flassigny
1572 (date sur le linteau de la porte sud) et XIXe siècle
Flassigny, Meuse

vendredi 25 septembre 2026

le Grand Soleil chez les Natchez

"Le nom du grand chef des Natchez, qu'il s'agisse de celui rencontré par D'Iberville ou de ses successeurs ne semble pourtant avoir été révélé aux colons, peut-être pour des raisons religieuses, à moins que que le titre de chef ait rendu caduque son appellation personnelle. Membre suprême d'une aristocratie  d'hommes et de femmes, tous nommés Soleils, ce chef, Oüachill-Liquip, le Grand Feu Très Grand, autrement dit le Grand Soleil, est identifié comme le frère cadet de l'astre réel. Il se reconnaît à son diadème rouge surmonté de plumes de cygnes blanches, symbole du rayonnement solaire"
"Lors des funérailles d'un Soleil natchez, homme ou femme, c'est par dizaines que ses proches parents et domestiques sont susceptibles d'être étranglés pour l'accompagner au tombeau et le « servir dans le Pays des Esprits ». [...] Le décès d'un individu Soleil déclenche ainsi une cascade de mises à mort, comme s'il existait une équivalence, d'ordre métonymique, entre le Soleil et la communauté qui l'entoure, représentée par sa propre maisonnée, la valeur particulière du défunt déterminant le nombre de personnes sacrifiées."
Gilles Havard, Les Natchez, Champs Histoire, Flammarion, 2025, p. 85-86 et 108-109.

Jeanne d'Arc brandissant son épée, statue de l'église de Flassigny, Meuse



Jeanne d'Arc brandissant son épée
Église Saint-Martin - Flassigny, Meuse 

jeudi 24 septembre 2026

l'intempérance dans la nourriture chez saint Augustin

"Vous m'avez appris à ne prendre les aliments que comme des remèdes. Mais quand je passe de ce pénible besoin à la quiétude de la satiété, dans ce passage la concupiscence me tend son piège. Car ce passage même est un plaisir, et il n'en n'est pas d'autre pour arriver où la nécessité nous force à nous rendre. La conservation de la santé est la raison du boire et du manger ; mais un dangereux plaisir, comme un laquais, accompagne ces fonctions, et ordinairement s'efforce de prendre les devants, de sorte que je fais pour lui ce que je dis et veux faire pour ma santé.
Or la mesure de l'un n'est pas la même que celle de l'autre : ce qui est assez pour la santé ne l'est pas pour le plaisir, et souvent il est difficile de savoir si c'est un besoin physique qui demande encore à être satisfait, ou la sensualité qui nous dupe et veut être servie. Cette incertitude ravit notre pauvre âme : elle est heureuse de se ménager une défense et une excuse en ne voyant pas bien ce qui suffit à l'équilibre de la santé : et sous le voile de l'hygiène elle cache les intérêts du plaisir. À ces tentations je m'efforce chaque jour de résister, et j'invoque votre main pour m'en défendre ; je vous soumets mes embarras, car sur ce point je suis encore perplexe."
Saint Augustin, Les Confessions, GF Flammarion, 2024, p. 233-234.

la statue du Christ dit de Résurrection de l'église de Ligny-en-Barrois


 Christ dit de Résurrection (?), avec un geste de bénédiction (?) 
pierre, XVIe siècle
Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois, Meuse 

sainte Catherine, vitrail de l'église de Velosnes, Meuse


 Sainte Catherine
Vitrail de l'église de la Nativité-de-la-Vierge - Velosnes, Meuse

mercredi 23 septembre 2026

Catholicisme, Vocabulaire typologique du patrimoine


Isabelle Duhau, Mireille-Bénédicte Bouvet, Bernard Ducouret, Laurence de Finance,
Emmanuel Fritsch, Emmanuel Louis, Maïna Masson-Lautier, Josiane Pagnon
Catholicisme,  Vocabulaire typologique du patrimoine
Les Editions du Patrimoine, Paris, 2026, 1 000 pages, 950 illustrations

l'absence de l'humain, un miracle noir

"Un papillon pique en banzaï sur une armada de pissenlits. Quand je vois un papillon, je vois Dieu : même démarche ivrogne, même gaieté peu bruyante et scandaleuse. Que Dieu existe ou non n'est pas mon affaire, mais l'humain qui n'est rien sans ce rien, oui. L'humain, nous ne souffrons pas encore assez de son absence. Elle se multiplie chaque jour, c'est un miracle noir."
Christian Bobin, La Nuit du cœur, collection Folio Gallimard, 2021, p. 147.

le tabernacle tournant de l'église Saint-Martin de Flassigny, Meuse



 Le tabernacle tournant du maître-autel
XVIIIe siècle - la clef permet de bloquer le tambour
Église Saint-Martin - Flassigny, Meuse 

corbeille de fleurs et de fruits, place Saint-Louis à Metz