lundi 20 juillet 2026

Lévy-Dhurmer, Vase La Mer, édition Mougin


Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953), Vase La Mer, avec quatre médaillons
édition de Joseph Mougin, 149.J - vers 1922, atelier de Lunéville
Exposition Joseph et Pierre Mougin, Les sorciers du feu
Prémontrés de Pont-à-Mousson - 11 juillet > 20 septembre 2026

Flaubert conseille la lecture de Spinoza

"À propos de Spinoza (un fort grand homme, celui-là), tâchez de vous procurer  sa biographie par Boulainvilliers. Elle est dans l'édition latine de Leipsick. Émile Saisset a traduit, je crois, l'Éthique. Il faut lire cela. L'article de Mme Coignet, dans la Revue de Paris, était bien insuffisant. Oui, il faut lire Spinoza. Les gens qui l'accusent d'athéisme sont des ânes. Gœthe disait : « Quand je me sens troublé, je relis l'Éthique ». Il vous arrivera peut-être, comme à Gœthe, d'être calmée par cette grand lecture. J'ai perdu, il y a dix ans, l'homme que j'ai le plus aimé au monde, Alfred Le Poittevin. Dans sa maladie dernière, il passait ses nuits à lire Spinoza."
Gustave Flaubert, Lettre 4 novembre 1857 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

Virgo Immaculata, vitrail de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Metz


MACVLA  NON  EST  IN  TE 




Ubi primum de 1849 ?
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Ineffabilis Deus est une constitution apostolique de Pie IX définissant ex cathedra le dogme de l'Immaculée Conception de Marie. Le décret fut promulgué le 8 décembre 1854, à la date de la fête de l'Immaculée Conception.
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Vitrail du dogme de l'Immaculée Conception, proclamé par Pie IX en 1854
Charles Laurent Maréchal, Metz, 1856
Église Notre-Dame-de-l'Assomption - Metz  

vitrail de Notre-Dame de Verdun de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville


Notre-Dame de Verdun
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

la verrière de la rosace sud de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


 La verrière de la rosace du bras sud du transept
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

La Boîte à Madeleines de Commercy, Meuse

 



La Boîte à Madeleines - Zins
ZAE La Louvière - Commercy, Meuse

dimanche 19 juillet 2026

un plaisancier sur la Moselle


l'assiette patronymique du Musée de Commercy



Une hotte avec une houe et un croc (appelé ka en Lorraine) entre deux ceps de vigne
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Assiette patronymique en faïence, marquée M.A.O. - attribuée à une faïencerie de l'Argonne ?
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

sainte Lucie, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


 Sainte Lucie,
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

samedi 18 juillet 2026

la rage de conclure, dénoncée par Flaubert

"Les gens légers, bornés, les esprits présomptueux et enthousiastes veulent en toute chose une conclusion ; ils cherchent le but de la vie et la dimension de l'infini. Ils prennent dans leur pauvre petite main une poignée de sable et ils disent à l'Océan : « Je vais compter les grains de tes rivages. » Mais comme les grains leur coulent entre les doigts et que le calcul est long, ils trépignent et ils pleurent. Savez-vous ce qu'il faut faire sur la grève ? Il faut s'agenouiller ou se promener.
Aucun grand génie n'a conclu et aucun grand livre ne conclut, parce que l'humanité elle-même est toujours en marche et qu'elle ne conclut pas. Homère ne conclut pas, ni Shakespeare, ni Gœthe, ni la Bible elle-même."
Gustave Flaubert, Lettre du 18 mai 1857 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

"Le livre de mon ami Renan [Vie de Jésus] ne m'a pas enthousiasmé comme il a fait du public. J'aime que l'on traite ces matières  avec plus d'appareil scientifique. Mais, à cause même de sa forme facile, le monde des femmes et des légers lecteurs s'y est pris. C'est beaucoup  et je regarde comme une grande victoire pour la philosophie que d'amener le public à s'occuper de pareilles questions.
Connaissez-vous la Vie de Jésus du docteur Strauss [traduite par Émile Littré en 1839] ? Voilà qui donne à penser et qui est substantiel ! Je vous conseille cette lecture aride, mais intéressante au plus haut degré. Quant à Mlle de la Quintinie... [de George Sand] franchement, l'Art ne doit servir de chaire à aucune doctrine sous peine de déchoir ! On fausse toujours la réalité quand on veut l'amener à une conclusion qui n'appartient qu'à Dieu seul. Et puis, est-ce avec des fictions qu'on peut parvenir à découvrir la réalité ? L'histoire, l'histoire et l'histoire naturelle ! Voilà les deux muses de l'âge moderne. C'est avec elles que l'on entrera dans des mondes nouveaux. Ne revenons pas au Moyen Âge. Observons, tout est là. Et après des siècles d'études il sera peut-être donné à quelqu'un de faire la synthèse. La rage de vouloir conclure est une des manies les plus funestes et les plus stériles qui appartiennent à l'humanité. Chaque religion et chaque philosophie a prétendu avoir Dieu à elle, toiser l'infini et connaître la recette du bonheur. Quel orgueil et quel néant ! Je vois, au contraire, que les plus grands génies et les plus grandes œuvres n'ont jamais conclu. Homère,  Shakespeare, Gœthe, tous les fils aînés de Dieu (comme dit Michelet) se sont bien gardés de faire autre chose que représenter. Nous voulons escalader le ciel ; eh bien, élargissons d'abord notre esprit et notre cœur ! Hommes d'aspirations célestes, nous sommes tous enfoncés dans les fanges de la terre jusqu'au cou. La barbarie du Moyen Âge nous étreint encore par mille préjugés, mille coutumes. La meilleure société de Paris en est encore à « remuer le sac » qui s'appelle maintenant les tables tournantes. Parlez du progrès après cela ! Et ajoutez à nos misères morales les massacres de la Pologne, la guerre d'Amérique, etc."
Gustave Flaubert, Lettre du 23 octobre 1863 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

De longs développements sur les tables tournantes dans Le 19e siècle à travers les âges de Philippe Muray, Denoël, 1984.

le savetier et sa femme, ivoires du Musée de Commercy



Le savetier et sa femme
ivoires, signés du monogramme C.A.,  Danemark,  XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

les vitraux de la salle des fêtes de la mairie d'Euville, Meuse


vitraux des impostes des fenêtres
trois vitraux sur les sept : quatre ramures de platane, trois ramures de figuier 


ramure de figuier


ramure de platane et signature d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1907
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Les vitraux de la salle des fêtes de la mairie d'Euville, Meuse

vendredi 17 juillet 2026

la statue de Jeanne d'Arc de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


Jeanne d'Arc
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse

assiette en faïence aux deux oiseaux perchés, du Musée de Commercy


 Assiette aux deux oiseaux perchés
faïence à émail stannifère, attribuée à Lunéville ou à sa région, début XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

saint François d'Assise, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville




Saint François d'Assise aux stigmates
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
DONAVERUNT  FILLI  FRANCISCI  MICAULT 
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse  

le lys, emblème de la Vierge Marie, vitrail de l'église d'Euville


 Le Lys, emblème de la Vierge Marie
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

jeudi 16 juillet 2026

le camping municipal de Thionville


une assiette en porcelaine de Sèvres du Musée de Commercy


 Assiette en porcelaine dure de Sèvres
1844
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

la rampe aux feuilles de chêne d'Edgar Brandt à la mairie d'Euville



 Edgar Brandt, Rampe en fer forgé, aux glands et feuilles de chêne, de l'escalier d'honneur
Mairie d'Euville, Meuse

saint André, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse



Saint André
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
DONAVIT  ANDREAS  VANDAME
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

Ce vitrail aurait été offert par André Vandame (1862-1908), maître brasseur à Lille. La malterie d'Euville lui appartenait-elle ? Sa sœur Céline Vandame (1864-1928), du Tiers-Ordre de saint François, a offert le vitrail de sainte Céline de cette église et son frère Henri (1858-1937), ecclésiastique, chanoine du chapitre cathédral de Lille, celui de saint Henri.

mercredi 15 juillet 2026

assiette creuse en faïence de Saint-Clément au Musée de Commercy


 Assiette creuse en faïence à émail stannifère de Saint-Clément
bouquet de qualité fine, seconde moitié du XVIIIe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

saint Henri, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse




Saint Henri
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
DONAVIT HENRICUS VANDAME
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse

Henri Vandame (1858-1937), ecclésiastique, doyen du chapitre cathédrale de Lille, a offert ce vitrail. Sa sœur Céline Vandame (1864-1928), du Tiers-Ordre de saint François, a offert le vitrail de sainte Céline, et son frère André Vandame (1862-1908), brasseur à Lille, celui de saint André.

Adrien Belgrand, Newsstand

Adrien Belgrand, Newsstand
acrylique sur toile, 2011
Exposition Adrien Belgrand - Itinérance
Puzzle Thionville - 22 mai > 4 juillet 202

mardi 14 juillet 2026

Charles Henri de Lorraine, prince de Vaudémont


Portrait de Charles-Henri de Lorraine, prince de Vaudémont (1649 - 1723)
peinture fin XVIIe-début XVIIIe siècle - collection de l'Hôpital Saint-Charles de Commercy

Charles-Henri de Lorraine, fils du duc Charles IV et de Béatrice de Cusance, est né à Bruxelles le 17 avril 1649. Connu sous le nom de prince de Vaudémont, il dispose, comme son père, de réels talents militaires. Charles IV aurait souhaité qu'il lui succède à la tête des duchés, mais par convention passée à Bonn le 7 janvier 1675, Charles-Henri de Lorraine se désiste en faveur de Charles de Lorraine, fils du duc Nicolas-François, le futur Charles V. Il s'est entre autres signalé pendant la guerre contre l'électeur palatin en 1665, puis au cours des conflits de Hongrie. Gouverneur du Milanais en 1698, il a été longtemps au service du roi d'Espagne pour le compte de qui il a mené plusieurs campagnes. Conscient de sa valeur, Louis XIV a plusieurs fois essayé de se l'attacher en lui offrant pensions et avantages. Suivant lettres patentes du 31 décembre 1707, le duc Léopold lui concède les terres, seigneurerie et principauté de Commercy et d'Einville avec leurs dépendances. Il fait construire le château de Commercy, qui sera sa résidence principale jusqu'à sa disparition, par l'architecte parisien Nicolas Dorbay entre 1708 et 1717, les travaux dirigés sur place par le bénédictin Léopold Durand. Il a été fait chevalier de la Toison d'Or. Étant venu à Nancy pour y passer l'hiver, il est décédé au Palais ducal le 14 janvier 1723. Il a été inhumé le lendemain en l'église des Chartreux de Bosserville où se trouvait déjà Anne-Elisabeth de Lorraine, qu'il avait épousée suivant contrat du 19 mars et célébration à Bar-le-Duc le 27 avril 1669.
D'après Georges Poull

il faut changer la devise de la République Française

Actuellement la devise de la République Française est :

LIBERTÉ   ÉGALITÉ   FRATERNITÉ

Il faudrait la remplacer par :

 ORDRE   TRAVAIL   LIBERTÉ   ÉGALITÉ   FRATERNITÉ   DEVOIR   JUSTICE

comme celle qui est inscrite en façade de la mairie d'Euville, Meuse :