dimanche 9 août 2026

l'écluse n°15 de Naix-aux-Forges, Meuse





L'écluse n°15 de Naix-aux-Forges, Meuse
Canal de la Marne-au-Rhin

sainte Jeanne de France, vitrail de l'église de Ligny-en-Barrois


 Sainte Jeanne de France ou de Valois, fondatrice de l'ordre de la Bienheureuse Vierge Marie,
 couramment appelé l'Annonciade
partie de vitrail signé E. Mauret, Heiltz-le-Maurupt, Marne, 1951
Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois, Meuse

- Charles Aimond, "Notre-Dame des Vertus de Ligny-en-Barrois", Notre-Dame dans le diocèse de Verdun, Paris, J. de Gigord, 1943, p. 114 : "La comtesse de Ligny, Marguerite de Savoie, en 1554, fit venir à Ligny les religieuses Annonciades de la bienheureuse Jeanne de Valois, dont la règle de 1529 prescrivait de faire « l'office... des festes de Notre-Dame des Vertus ou des dix Plaisirs ». Il s'agit ici de la dévotion, chère à leur Sainte Fondatrice, des dix Plaisirs et des dix Vertus de la Vierge."
- Marie-France Jacops, "Iconographie et dévotions de l'Annonciade en Lorraine", dans Mémoires de l'Académie Nationale de Metz, 2007, p. 361-373. Figure 17. Chez les annonciades, outre la robe grise, le voile noir, la guimpe blanche, il y a le scapulaire rouge, la corde blanche portée à la taille par la religieuse où il y a dix nœuds pour signifier les dix vertus de la Vierge qui sont pureté, prudence, humilité, foi, piété, obéissance, pauvreté, patience, charité et compassion. À cette code est attaché un chapelet.


Dante Donzelli, Les dix vertus de Notre Dame
(ces dix vertus sont un peu différentes de celles indiquées par Marie-France Jacops)

cet ordre qui se décompose et se recompose éternellement

"En réalité il [le docteur] devait se contenter de préserver sa mémoire de la destruction qui sévissait tout autour de lui ; le jour où ‒ après que le démantèlement de la coopérative eut été ordonné et qu'il eut pris la décision de rester jusqu'à ce que son droit d'exercer  soit rétabli ‒ il était monté au moulin en compagnie de la fille Horgos, il, avait observé les bruyants déménagements, les fébriles allées et venues des gens qui hurlaient , les camions qui s'enfuyaient au loin, il avait vu toute la coopérative s'effondrer sous le poids de cette condamnation à mort, et ce jour-là il avait compris : il était trop faible pour supporter cette triomphale décadence, il aurait beau se débattre, il ne pourrait pas résister à cette force destructrice  qui anéantirait tout, ces masons, ces murs, ces arbres, cette terre, ces oiseaux plongeant vers le sol, ces animaux se faufilant sans bruit, le corps de ces hommes, leurs désirs, leurs espoirs, il aurait beau essayer, il serait incapable d'enrayer cette perfide offensive contre la création humaine, c'est pourquoi il avait décidé de tout faire pour imprimer dans sa mémoire cette funeste décadence, il savait avec certitude que ce que le maçon avait édifié, ce que l'ébéniste avait fabriqué, ce que la femme avait confectionné, tout ce que les hommes avaient péniblement construit allait s'effriter, se fondre en eau qui par des multiples canaux souterrains s'écoulerait vers une destination mystérieuse, mais tout resterait vivant dans sa mémoire tant que son organisme ne renoncerait pas à l' « accord qui réglementait leurs relations d'affaires », tant que les funestes vautours de la décadence ne s'attaqueraient pas à ses os et à sa chair. Il avait décidé de tout observer méticuleusement et de tout « illustrer » en ne laissant de côté  aucun détail  car il avait soudain compris  que ne pas s'intéresser à des détails insignifiants en apparence équivalait à un aveu : nous sommes sans défense sur un pont vacillant qui relie la désintégration et un ordre rationnel, chaque évènement su minime fût-il, que ce soit l'espace délimité sur la table par les mégots de cigarette ou l'arrivée d'oies sauvages ou encore des gestes mécaniques n'ayant en apparence aucune signification, il fallait observer soigneusement, et consigner tout, ainsi, ainsi seulement, pouvait-on espérer ne pas devenir les esclaves réduits au silence, réduits en poussière, de cet ordre satanique qui se décompose et se recompose éternellement."
"Peu à peu il [le docteur] réalisa que ces longues années de travail éprouvant et acharné venaient enfin de porter leurs fruits : il avait acquis la faculté de tenir tête, par l'intervention de l'écriture, au défi lancé en permanence par l'ordre unilatéral des choses et jusqu'à un certain point il était capable de définir  la structure élémentaire des événements qui apparemment tournoyaient librement !..."
 László Krasznahorkai, Tango de Satan, collection Folio Gallimard, p. 85-87 et 370-371.

saint Martin reçu au Paradis, vitrail de l'église Saint-Martin de Metz


Saint Martin reçu par le Christ au Paradis
vitrail de Charles-Laurent Maréchal et Champigneulle, Bar-le-Duc, 1879
Église Saint-Martin - Metz 

samedi 8 août 2026

le bienheureux Pierre de Luxembourg portant la tour Valéran


 Statue du bienheureux Pierre de Luxembourg portant la tour Valéran de sa main gauche
et tenant une bourse dans sa main droite
Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois 

Pierre Lefèvre, Le Bienheureux Pierre de Luxembourg, enfant de Ligny-en-Barrois, Syndicat d'Initiative de Ligny-en-Barrois, 1987, p. 27.

portrait de Marguerite de Savoie, épouse d'Antoine II de Luxembourg, comte de Ligny



 Portrait de Marguerite de Savoie, duchesse douairière de Luxembourg, décédée en 1591
veuve de Monseigneur Antoine II de Luxembourg, comte de Ligny
DAME BIEN VERTUEUSE, FORT EXCELLENTE, DE HAULTE PIÉTÉ ET CHARITÉ,
QUI FEIT MOULTS ET GRANS BIEN FAICTS EN SA VILLE DE LIGNY,
ET Y TRESPASSA L'AN MD ET XCI, LE XVe IOUR DE IUILet ITEM Y FUCT SÉPULTURÉE
(copie, de 1955,  de l'original qui est à l'Hôtel de ville de Ligny)
Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois 

les armes de Perrin Roucel, maître échevin de Metz au XVe siècle


 Ancien Hostel Perrin Roucel, maistre eschevin de la République messine en 1480 et 1490
31, place Saint-Louis - Metz
Ses armes : de vair à trois pals de gueules, au chef d'or chargé d'une étoile de sable, 
accostée de deux tourteaux de gueules

le groupe de la Charité de saint Martin de l'église Saint-Martin de Metz

Charité de saint Martin
groupe en pierre - second tiers du XVe siècle
Église Saint-Martin - Metz

Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), Saarbrücken, 1962, p. 394, n° 292.

saint Pierre, vitrail de l'église Saint-Pantaléon de Commercy


 Saint Pierre
vitrail de la fin du 1er quart du XXe siècle
 Église Saint-Pantaléon - Commercy

vendredi 7 août 2026

enfermement dans "Tango de Satan" de László Krasznahorkai

 "On voit déjà apparaître la fenêtre illuminée de l'auberge... mais pas un mot, pas un bruit... le silence, comme s'il n'y avait personne à l'intérieur... mais si, quelqu'un joue de l'accordéon... Irimiás essuie ses lourdes chaussures boueuses... se racle la gorge... ouvre délicatement la porte... et la pluie se remet à tomber, à l'est le ciel s'illumine à la vitesse d'un souvenir, se pare de reflets rouges, bleu aurore, s'agrippe aux vagues de l'horizon, et avec une détresse bouleversante, comme un mendiant qui gravit péniblement les marches de l'église, voici le soleil qui s'élève pour créer les ombres, détacher les arbres, la terre, le ciel, les animaux, les hommes, de cette union glaciale, chaotique, où ils se sont laissé enfermer, telles des mouches dans un filet, et dans l'immensité du ciel il aperçoit la nuit qui s'enfuit de l'autre côté, vers l'ouest de l'horizon, là où l'un après l'autre, chacun de ses frêles éléments vient s'effondrer, comme les soldats désespérés, désorientés d'une armée vaincue."
 László Krasznahorkai, Tango de Satan, collection Folio Gallimard, 2025, p. 77-78.

Aline Lauth-Bossert, Médaillon Alsace Lorraine, édition Mougin


 Aline Lauth-Bossert (1869-1955), Médaillon Alsace Lorraine
biscuit et cadre en bois, édition Mougin, (2.Z), 1918
Exposition Joseph et Pierre Mougin, Les sorciers du feu
Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson - 11 juillet > 20 septembre 2026  

st Charles Borromée et st Pie V, vitrail de l'église Notre-Dame de Metz



Saint Charles Borromée et Saint Pie V
vitrail de Charles Laurent Maréchal, Metz, 1857 ou 1858
Église Notre-Dame de l'Assomption - Metz 

jeudi 6 août 2026

l'Education de la Vierge, vitrail de l'église Saint-Martin de Metz


L'Éducation de la Vierge 
vitrail de Charles-Laurent Maréchal, Metz, 1850
Église Saint-Martin - Metz 

épitaphe de Françoise Baudot à l'église de Pagny-sur-Moselle


 Épitaphe de Françoise Baudot (Lunéville, 1760 - Pagny-sous-Prény, 1841)
Église Saint-Martin - Pagny-sur-Moselle

mercredi 5 août 2026

l'agneau du maître-autel de l'église de Pagny-sur-Moselle


 L'Agneau tenant la croix, symbole du Christ
médaillon de l'antependium du maître-autel, XVIIIe siècle
Église Saint-Martin - Pagny-sur-Moselle

Fromagerie Bouillot, Commercy


 Fromagerie Bouillot - Commercy

vitrail du vénérable François Libermann de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


 

Vénérable François Libermann (Saverne, 1802 - Paris, 1852)
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

François Libermann a été déclaré Vénérable de l'Église catholique par le pape Pie X, le 19 juin 1910. Il n'est pas considéré comme Bienheureux (Beatus) comme l'indique l'auréole.

mardi 4 août 2026

nul espoir de se sentir un jour chez soi

"Avec tristesse il [Futaki] observait le ciel sombre et menaçant, les vestiges desséchés de l'été infesté de sauterelles, et brusquement, à travers les feuillages d'un même acacia, il vit défiler tour à tour le printemps, l'été, l'automne et l'hiver, comme s'il venait de percevoir la pitrerie du temps qui, dans l'immuable sphère d'éternité, nous fait croire, en donnant l'illusion d'une route droite qui traverserait les chaos du désordre et en créant la hauteur, à l'inéluctabilité de la folie..., puis il se vit sur la croix du berceau et du cercueil, convulsé de douleur, avant qu'un jugement sèchement prononcé ne le livre, dépouillé (sans grade ni titre), aux mains des laveurs de cadavres, aux rires bruyants des équarisseurs à l'ouvrage, pour qu'il prenne sans indulgence la mesure des réalités humaines sans qu'aucun sentier ne puisse le ramener en arrière, pour qu'il comprenne qu'il s'est engagé dans une partie avec des cartes truquées, une partie jouée à l'avance et qui le dépouillera de son ultime atout, l'espoir de se sentir un jour chez lui."
László Krasznahorkai, Tango de Satan, collection Folio Gallimard, 2025, p. 382-383.

le poilu du monument aux morts de Sampigny, Meuse



 Monument aux morts de la guerre de 1914-1918
Sampigny, Meuse

la chapelle funéraire Houzelot du cimetière de Saint-Mihiel




Chapelle funéraire néo-gothique de la famille Raymond Houzelot
construite par Jacquemin à Metz
Cimetière des Abasseaux - Saint-Mihiel 

statue de la Vierge en son Assomption de l'église de Notre-Dame de Metz


Dominique Mahlknecht (1793-1876), Notre-Dame de l'Assomption
marbre, 1833
Église Notre-Dame-de-l'Assomption - Metz 

lundi 3 août 2026

République Française, décor d'Eugène Valin à la mairie d'Euville, Meuse




République Française
Monogramme RF, coq, faisceaux de licteurs, symboles de la République Française
un homme tenant (un miroir ?) et une femme tenant (une torche ?), chacun sous un chêne
décor d'Eugène Vallin
Salle des fêtes de la Mairie d'Euville, Meuse


La République Française en 1848

stations I et II du chemin de croix de l'église Saint-Pantaléon de Commercy



Stations I et II du chemin de croix, en un vitrail
Jésus condamné par Ponce Pilate - Jésus est chargé de sa croix
vitrail de la fin du 1er quart du XXe siècle
Église Saint-Pantaléon - Commercy 

la maison natale du général Lasalle à Metz


Le portail de l'hôtel de Gournay
seconde moitié du XVIe siècle
  9, rue du Grand Cerf, Metz

saint Nicolas, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


Saint Nicolas
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1891
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse