vendredi 13 février 2026

Marcel Proust utilisant des équivalents à la liturgie catholique

 "Quelques fois quand, après m'avoir embrassé, elle ouvrait la porte pour partir, je voulais la rappeler, lui dire « embrasse-moi une fois encore », mais je savais qu'aussitôt elle aurait son visage fâché, car la concession qu'elle faisait à ma tristesse et à mon agitation en montant m'embrasser, en m'apportant ce baiser de paix, agaçait mon père qui trouvait ces rites absurdes [...]. Or la voir fâchée détruisait tout le calme  qu'elle m'avait apportée un instant avant, quand elle avait penché vers mon lit la figure aimante, et me l'avait tendue comme une hostie pour une communion de paix où mes lèvres puiseraient sa présence réelle  et le pouvoir de m'endormir."

"Je voulus embrasser maman, à cet instant on entendit la cloche du dîner. « Mais non, voyons, laisse ta mère, vous vous êtes assez dit bonsoir comme cela, ces manifestations sont ridicules. Allons,  monte ! » Et il me fallut partir sans viatique ; il me fallut monter chaque marche de l'escalier, comme dit l'expression populaire « contrecœur », montant contre mon cœur qui voulait retourner près de ma mère parce qu'elle ne lui avait pas, en m'embrassant, donné licence de me suivre."

"Quand je fus en bas, elle [Françoise] était en train, dans l'arrière-cuisine qui donnait sur la basse-cour, de tuer un poulet qui par sa résistance désespérée et bien naturelle, mais accompagnée par Françoise hors d'elle, tandis qu'elle cherchait à lui fendre le cou sous l'oreille, des cris de « sale bête ! sale bête ! », mettait la sainte douceur et l'onction de notre servante  un peu moins en lumière qu'il n'eût fait, au dîner du lendemain, par sa peau brodée d'or comme une chasuble et son jus précieux égoutté d'un ciboire."

"Devant nous, dans le lointain, terre promise ou maudite, Roussainville, dans les murs duquel je n'ai jamais pénétré, Roussainville, tantôt, quand la pluie avait déjà cessé pour nous, continuait à être châtié comme un village de la Bible par toutes les lances de l'orage qui flagellaient obliquement les demeures de ses habitants, ou bien était déjà pardonné par Dieu le Père qui faisait descendre vers lui, inégalement longues, comme les rayons d'un ostensoir d'autel, les tiges d'or effrangées se son soleil reparu."

Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Le Livre de Poche Classique, 2017, p. 56, 71, 167 et 197.

deux portraits inédits de René II, duc de Lorraine



Deux portraits inédits de René II, duc de Lorraine, découverts par ChatGPT
dans le réseau labyrinthique segmenté de l'IA

Claude Henri Schmitt, Wölwa I


 Claude Henri Schmitt (Hargarten-aux-Mines, Moselle, 1935 - Mazirot, Vosges, 2021), Wölwa I
 monotype - 2006 - 81 x 65  cm
Exposition  Claude Henri Schmitt
Le passe-frontières
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
7 février - 29 mars 2026

Une Wölwa est dans la mythologie germanique une magicienne ou voyante capable d'entrer en contact avec les dieux en se mettant dans un état extatique.

jeudi 12 février 2026

Ferghane Azihari, L'Islam contre la modernité

l'explicit d' "Un homme qui dort" de Georges Perec

"Non. Tu n'es plus le maître anonyme du monde, celui sur qui l'histoire n'avait pas de prise, celui qui ne sentait pas la pluie tomber, qui ne voyait pas la nuit venir. Tu n'es plus l'inaccessible, le limpide, le transparent. Tu as peur, tu attends. Tu attends, place Clichy, que la pluie cesse de tomber."
Georges Perec, Un  homme qui dort, 1967.

Clauder Henri Schmitt, Tableau abstrait I


  Claude Henri Schmitt (Hargarten-aux-Mines, 1935 - Mazirot, 2021), Tableau abstrait I
peinture - 1991 - 100 x 81 cm
Exposition  Claude Henri Schmitt
Le passe-frontières
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
7 février - 29 mars 2026

mercredi 11 février 2026

Claude Henri Schmitt, Völundskvädet IV


 Völundskvädet IV
(Völunddskvädet, poème en vieux norrois, traduit en suédois)
monotype - 2007 - 100 x 81 cm
Exposition  Claude Henri Schmitt
Le passe-frontières
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
7 février - 29 mars 2026

Claude Henri Schmitt, Lagash II


 Lagash II
peinture - 1998 - 65 x 54 cm
Exposition  Claude Henri Schmitt
Le passe-frontières
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
7 février - 29 mars 2026

vantardise et style du cardinal de Retz

 "Tout le monde me suivit, et j'en eus besoin, car je trouvai cette fourmilière de fripiers toute en armes. Je les flattai, je les caressai, je les injuriai, je les menaçai : enfin je les persuadai. Ils quittèrent les armes, ce qui fut le salut de Paris [!], parce que, si ils les eussent eues encore à la main, à l'entrée de la nuit, qui s'approchait, la ville eût été infailliblement pillée.
Je n'ai guère eu en ma vie de satisfaction plus sensible que celle-là ; et elle fut si grande, que je ne fis pas seulement de réflexion sur l'effet que le service que je venais de rendre devait produire au Palais-Royal."
Mémoires du Cardinal de Retz, Bibliothèque de la Pléiade, 1956, p. 91.

"À l'en croire, il aurait sauvé non seulement le régiment des gardes, mais tout Paris, en marchant, par une manœuvre de diversion, dans la direction des Halles. Il se flatte assurément. Le peuple de déposa pas les armes et, si la ville échappa au pillage, c'est parce qu'il construisit des barricades."
Simone  Bertière, La vie du cardinal de Retz, Paris, Éditions de Fallois, 1990, p. 158.

l'explicit de "Quel petit vélo au guidon chromé..." de Georges Perec

"Alors Pollak Henri et nous autres, on s'en est revenu sur la route versaillaise. On a repris le train jusques aux Invalides. On s'est partagé les bouquins, les cigarettes, les chocolats. On est allé boire un pot à la terrasse du Sélect et on  a vidé la bouteille de whisky. Et puis chacun est rentré chez soi. Et plus jamais on a entendu parler de ce mauvais coucheur."
Georges Perec, Quel petit vélo au guidon chromé au fond de la cour ?, 1966.

Claude Henri Schmitt, Maison orange


Claude Henri Schmitt (Hargarten-aux-Mines, Moselle, 1935 - Mazirot, Vosges, 2021), Maison orange
peinture - 1988 - 81 x 100 cm
Exposition  Claude Henri Schmitt
Le passe-frontières
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
7 février - 29 mars 2026 

mardi 10 février 2026

l'explicit des "Anges noirs" de François Mauriac

"Andrès s'étant levé, baisa son père au front. Alain descendit avec lui, tira le verrou de la porte. Sur les marches usées, dont la lune éclairait chaque ride, ils demeurèrent debout face à face. Et, en ce moment-là, un simple regard leur suffit, une pression de la main, pour découvrir combien ils s'aimaient."
François Mauriac, Les Anges noirs, 1936.

Claude Henri Schmitt, Village


 Claude Henri Schmitt (Hargarten-aux-Mines, Moselle, 1935 - Mazirot, Vosges, 2021), Village
peinture -1991 - 81 x 54 cm
Exposition  Claude Henri Schmitt
Le passe-frontières
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
7 février - 29 mars 2026

lundi 9 février 2026

les amours tumultueuses de Paul de Gondi et de Madame de Guémené

"Les affaires publiques ne m'occupaient pas si fort, que je ne fusse obligé de vaquer à des particulières, qui me donnèrent bien de la peine. Mme de Guémené [Anne de Rohan, princesse de Guémené], qui s'en était allée d'effroi, comme je crois vous avoir déjà dit, dès les premiers jours du siège de Paris, revint de colère à la première nouvelle qu'elle eut de mes visites à l'hôtel de Chevreuse [pour les beaux yeux de Charlotte-Marie de Lorraine, demoiselle de Chevreuse ; il entretint avec elle pendant trois ans des relations presque conjugales]. Je fus assez fou pour la prendre à la gorge sur ce qu'elle m'avait lâchement abandonné ; elle fut asse folle pour me jeter un chandelier à la tête sur ce que je ne lui avais pas gardé fidélité à l'égard de Mlle de Chevreuse."
- Mémoires du Cardinal de Retz, Bibliothèque de La Pléiade, 1956, p. 304.
- Simone Bertière, La Vie du cardinal de Retz, Paris, Éditions de Fallois, 1990, p. 101-102.

exposition Claude Henri Schmitt au château de Courcelles de Montigny-lès-Metz


Exposition  Claude Henri Schmitt 
Le passe-frontières
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
7 février - 29 mars 2026

Né en 1935 à Hargarten-aux-Mines, au carrefour des cultures latine et germanique, Claude Henri Schmitt a grandi dans un univers de frontières qu’il n’a cessé d’interroger et de dépasser : entre réel et imaginaire, figuration et abstraction, paysages extérieurs et intérieurs, art et vie.
Son œuvre fait dialoguer objets du quotidien et toiles abstraites lyriques, paysages lorrains et géographies secrètes de l’âme, portraits et signes empruntés aux runes nordiques.
L’exposition CHS, le « passe-frontières » rassemble une soixantaine d’œuvres qui révèlent la force et la richesse colorée de ce peintre discret, resté méconnu de son vivant mais qui mérite aujourd’hui toute l’attention des amateurs d’art.        

dimanche 8 février 2026

la guerre

"Abel ne se sent pas concerné  par cette guerre qui a ravagé son pays d'origine et englouti son enfance dans un oubli total ; c'est un conflit parmi tant d'autres. Il a vite compris,  en étudiant la géographie et l'histoire, que la guerre est une passion congénitale de l'humanité, elle ne cesse jamais sur la terre, pas un  jour, pas une heure, elle se déplace, c'est tout, elle change de lieu, de forme, de prétextes, d'armement, de stratégie, d'intensité, de durée, de ceci de cela, mais le résultat est toujours pareil, des tombereaux de morts, des flopées d'infirmes, des hordes d'endeuillés, des ruines à profusion, du malheur à l'excès et de la haine à foison qui fermente longtemps après la fin des combats, bonne à se réinjecter dans un prochain conflit. C'est peut-être pourquoi le trou à pic de plus de dix ans qui crève sa mémoire à sa source ne le tourmente pas beaucoup, cela le délivre du poids de souvenirs terrifiants, lui épargne le lancinement de deuils inconsolables."
Sylvie Germain, À la table des hommes, Paris, Albin Michel, 2016, p. 197.

ah ! le vin de Thiaucourt, apprécié à Phalsbourg au XIXe siècle

"À chacun de ses passages, l'oncle Garnier venait embrasser sa belle-sœur Catherine et vider une bouteille de Thiaucourt."
Émile Erckmann, La première campagne du grand-père Jacques. Alsaciens et Vosgiens d'autrefois, Paris Hetzel, 1895, p. 5.

samedi 7 février 2026

Toyokuni III, Joueuse de shamisen


 Utagawa Kunisada (Toyokuni III, 1786-1862), Joueuse de shamisen se rendant à une  soirée
1856

De tous les élèves d'Utagawa Toyokuni, Kunisada fut incontestablement le plus prolifique, le plus influent et, au sein de sa génération, sauf peut-être Kuniyoshi, le plus doué. Sa carrière couvre un demi-siècle, depuis ses premières illustrations parues vers 1807, jusqu'à la suite extraordinaire de portraits d'acteurs en plan rapproché,  qu'il dessina peu avant sa mort, à 76 ans, et dans laquelle il montre toujours la même force. 
Il signa ses premières estampes Ichiyūsai Kunisada. Vers 1813,  il abandonna le Ichiyūsai pour celui de Gototei. Dans les années 1820, il en adopta un autre, Kochoro, qu'il conserva jusqu'en 1844. C'est alors qu'il s'attribua le nom de Toyokuni II, sans tenir compte du droit légitime de Toyoshige à le porter. Actuellement, pour éviter la confusion, on le dénomme Toyokuni III.
Estampes japonaises,  Collection des Musées royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles, 1989, p. 200.

vendredi 6 février 2026

l'explicit d' "À la table des hommes" de Sylvie Germain

"Le jour commence à poindre, les étoiles pâlissent, mais le jour et la nuit ne sont pas exclusifs, rien de l'est, mais le jour et la nuit ne sont pas exclusifs, rien ne l'est, sauf la haine en son orgueil inepte, tout s'interpénètre, se ramifie et se féconde. Les étoiles peuvent bien disparaître de la vue, elles ne désertent pas le ciel où elles diffusent leur feu depuis des milliards d'années, et leur lumière survit longtemps à leur extension. Et il est indifférent aux étoiles d'être ou non regardées par des admirateurs, comme cela l'est aussi aux arbres, aux montagnes et aux fleuves, aux fleurs et aux animaux. Seuls les hommes ont ce souci rongeant, et pour être remarqués, autant que pour éliminer qui s'avise de leur faire de l'ombre ou simplement qui ose de pas les glorifier ni se soumettre à eux, ils sont prêts à tout, à commencer par tuer.  Abel, [Babel, un enfant sauvage, renommé Abel à l'âge adulte ] se relève, les bêtes s'en retournent vaguer sur les pelouses, brouter dans les massifs. Dans quelques heures, il en sera fini de leur escapade. Il sort de la ménagerie. Il se sent aussi nu qu'au matin de son réveil dans le lavoir d'un village en ruine. Mais il n'est plus avide de découvrir davantage le langage des hommes, il lui suffit de faire bon usage des mots qu'il a appris, de préserver autour de chacun d'eux un espace de silence où les faire résonner. Il n'est plus désireux de plaire à ses semblables, d'être accepté par eux, il lui suffit d'avoir été aimé par quelques-uns et d'avoir aimé ceux-là. Il a reçu sa part de fraternité, des destructeurs la lui ont arrachée, mais sous la douleur de ce rapt, il conserve la joie d'avoir un jour reçu cette part d'amour et d'amitié, et cette joie, personne ne pourra la lui retirer."
Sylvie Germain, À la table des hommes, Paris, Albin Michel, 2016.
Pour l'Enfant sauvage, voir Victor de l'Aveyron dans Wikipédia.

jeudi 5 février 2026

Toyokuni I, Samouraï


Toyokuni I (1769-1825), Samouraï en armure, revêtu d'un manteau de paille
1810-1814

Fils d'un fabricant de poupées, élève d'Utagawa Toyoharu, Utagawa Toyokuni fut l'un  des plus brillants artistes novateurs des années 1790. Mais ce brio finit apparemment par freiner son imagination : il se retrouvera en effet esclave du renouveau qu'il avait inauguré dans le portrait d'acteur ; après 1800, la plupart de ses œuvres témoignent de ses tentatives plus ou moins réussies d'échapper aux conventions qu'il avait lui-même créées. Mais son originalité avait balayé une tradition et mis en place un autre style. Il vécut assez longtemps pour voir ses élèves perpétuer cette nouvelle orthodoxie.
Estampes japonaises,  Collection des Musées royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles, 1989, p. 148.

mercredi 4 février 2026

Cahier Sylvie Germain - L'Herne


Cahier Sylvie Germain - L'Herne janvier 2026

Depuis quarante ans, Sylvie Germain a construit une œuvre d’une grande originalité qui se démarque tant par la puissance de son imaginaire que par la profondeur de sa réflexion philosophique et spirituelle. Sa vision du monde passé et actuel ainsi que ses préoccupations éthiques rendent sa lecture nécessaire dans un monde troublé en perte de repères. Ce Cahier se veut une mise en perspective qui permet de renouveler l’approche de l’œuvre de Sylvie Germain et d’approfondir l’étude de sa spécificité dans le champ littéraire actuel. Refusant tout dogmatisme, elle décentre, déplace et renverse nos perceptions et nos modes de pensée en questionnant des thèmes universels (le mal, la mémoire, la quête de sens, la folie,…) et contemporains (violences intra-familiales et incestueuses ; traumatismes des guerres, hantise de la disparition, exclusion des minorités, solitude contemporaine,…).        

mardi 3 février 2026

la fantaisie dans "Le vent reprend ses tours" de Sylvie Germain

"S'il retrouve Gavril, il le sortira de l'établissement où il est interné, il l'emmènera avec lui, ils voyageront, ils irons là où le vieil homme en aura envie ; ils parleront, ils se raconteront toutes ces années perdues loin  de l'autre et rappelleront à leur mémoire celles du passé. Quatre-vingts ans, ce n'est pas si âgé, se rassure Nathan, l'affiche des « Disparus » ne signale aucune infirmité physique ni déficience mentale particulière. Et si Gavril ne veut pas voyager, ils s'installeront là où il le voudra,  et s'il ne veut pas parler, ils garderont le silence. Ou ils joueront de l'un des instruments à souffle qu'inventait Gavril — de l'olifantastique, du cor-et-à-cri, du picologatome, de la trompette-à-rimes, du saxhoquet, du tuyau-soupir, de la flûte-à-couacs ou du poèmophone... À force de passer en revue les noms des instruments , de ces instruments fantasques et de s'efforcer de les visualiser, Nathan finit par s'endormir."

"Les jours suivants, il [Nathan] avait cherché l'échassier [Gavril] dans le quartier en vain. Deux semaines plus tard, il l'avait revu, sa haute silhouette se dandinait sur une place devant la terrasse d'un café ; il jouait de l'olifantastique dont le son évoquait le ululement du hibou aussi bien que le chant plaintif d'une baleine."

Sylvie Germain, Le Vent reprend ses tours, Paris, Albin Michel, 2019, p. 19-20 et 25.

un "je-ne-sais-quoi" de Sylvie Germain

" L'aspect de cet homme l'avait mise assez mal à l'aise ; la couleur de ses yeux, pareille à celle d'oiseaux nocturnes ou d'un  fauve décati, son  fort accent qui brouillait la compréhension de ce qu'il disait, et aussi ce je-ne-sais-quoi d'excentricité,  d'assurance et de désinvolture qu'elle avait flairé en lui."
Sylvie Germain, Le Vent reprend ses tours, Paris, Albin Michel, 2019, p. 179.

lundi 2 février 2026

Albert Marks, Vue de Metz


 Albert Marks (1871 - 1941), Vue de Metz
hst - 72 x 72 cm - sbd et 1917
HDV de Metz - 14.02.2026

dimanche 1 février 2026

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE