mardi 13 octobre 2026

Rosalie Maggio, L'intrépide Marie Marvingt


Rosalie Maggio, L'intrépide Marie Marvingt
Éditions de l'Université de Lorraine  

la cloche de chœur de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse


Cloche de chœur
cette petite cloche était tintée au commencement de la procession d'entrée de l'officiant
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse

l'adieu au monde de Simplicissimus

 Adieu, monde, car on ne peut se fier à toi ni rien espérer de toi ; dans ta maison, le passé a déjà disparu, le présent disparaît sous nos mains, le futur n'a jamais commencé, le plus constant tombe, le plus fort se brise et le plus durable prend fin ; donc tu es un  mort parmi les morts et, de cent ans, tu ne nous laisse pas vivre une heure. 
Adieu, monde, car tu nous rends prisonniers et ne nous rends jamais libres, tu nous lies et ne nous délies plus ; tu nous affliges et ne consoles ; tu voles, tu ne rends rien ; tu nous accuses et n'en as pas motif ; tu condamnes et n'écoutes aucune partie ; donc tu nous tues sans jugement et nous enterres sans trépas ! Il n'y a chez toi pas de joie sans chagrin, pas de paix sans désunion, pas d'amour sans soupçon, pas de calme sans crainte, pas d'opulence sans défauts, pas d'honneur sans tache, pas de biens sans mauvaise conscience, pas d'état sans plainte et pas d'amitié sans fourberie.
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Adieu, monde, car tu séduis chacun ; aux ambitieux tu promets les honneurs, aux agités le changement, aux présomptueux la faveur du prince, aux négligents des offices, aux fesse-mathieux mille trésors, aux gloutons et aux lubriques la joie et la volupté, aux ennemis la vengeance, aux voleurs le secret, aux jeunes une longue vie, et aux favoris tu promets la faveur indéfectible du prince.
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Dieu te garde, monde, car lorsqu'on te suit on perd le temps en oubli, consume sa jeunesse à courir, marcher, sauter par dessus barrières et escaliers, par chemins et sentiers, par monts et par vaux, par forêts et solitudes, par mer et par eau, dans la pluie et la neige, le chaud et le froid, le vent et l'orage ; l'âge d'homme est consumé par taille et fonte du métal, par taille de la pierre, par la pioche et le rabot, l'agriculture et l'architecture, l'invention et l'ambition de pensées, la conception, la promotion, la déploration de projets, l'achat et la vente, la dispute, querelle, guerre, le mensonge et la duperie ; on consume l'âge tardif en plaintes et misères, l'esprit faiblit, l'haleine s'empeste, la face se ride, la taille se courbe, et les yeux s'obscurcissent, les membres trembles, le nez coule, la tête devient chauve, l'oreille décline, l'odorat se perd, le goût s'en va ; l'homme soupire et gémit, il est paresseux et faible et n'a in summa rien que peines et travaux jusqu'à sa mort. 
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Grimmelshausen, Les aventures de Simplicissimus, Paris, Fayard, 1990, p. 389-390. Première anaphore : Adieu, monde, répété 9 fois ; seconde anaphore : Dieu te garde, monde, répété 5 fois. 
Dans sa préface, Pascal Quignard rapporte que le chapitre qui clôt le Simplicissimus est un  des sommets des lamentos baroques, repris de Antonio de Guevara, un Adieu au monde qu'il relit tous les ans depuis qu'il l'a découvert.

Yves Krumenacker, La guerre de Trente Ans, Paris, Éditions Ellipses, 2008. "Cette guerre est assez mal connue en France, sans doute parce que ce pays n'y a participé que dans un second temps et qu'on s'est surtout battu en dehors de ses frontières. Elle n'évoque, au mieux, que les gravures de Jacques Callot ou les aventures de Simplicius Simplicissimus, le héros de Grimmelshausen."

la Charité de saint Martin, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château


 Saint Martin coupant son manteau
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse

lundi 12 octobre 2026

peintures de J. Collet sur la cuve de la chaire à prêcher de Thonne-le-Thil


Saint Jean


Jacques Collet, peintre demeurant à Halanzy, Belgique
(il a réalisé en 1777 cinq peintures murales dans l'église Saint-Denis de Juvigny-sur-Loison)
Église Saint-Martin - Thonne-le-Thil, Meuse

audience en 24 heures : 431 pages vues par Micheline Montagne alias MAM




le saint curé d'Ars catéchisant, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château



Le Saint Curé d'Ars catéchisant
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse

la statue de saint Amand de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse


 Saint Amand du maître-autel
bois peint et doré - XVIIIe siècle
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

dimanche 11 octobre 2026

les sapins jumeaux du parc Napoléon de Thionville



Daniel Firman, Duo, exposé au Puzzle de Thionville









Daniel Firman, DUO (Lodie, Paola, Denis, Amélie, David, Siet, Camille)
2013, résine polyuréthane, peinture
Exposition Corps en mouvement
Puzzle - Thionville
18 septembre - 7 novembre 2026
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Daniel Firman. Formé aux Beaux-Arts de Saint-Étienne puis d'Angoulême, Daniel Firman développe depuis les années 1990 une pratique singulière de la sculpture, mêlant moulage sur le vivant, résine, vêtments et accessoires réels : une technique hyperréaliste qui brouille la frontière entre le vivant et l'inanimé. 

st Amand baptise st Sigisbert, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château


 Saint Amand baptise saint Sigisbert, fils de Dagobert 1er, en 630
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1932
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

samedi 10 octobre 2026

la nuit des châteaux 2026

les vitraux de la chapelle N.-D. de la Libération de Chauvency-le-Château, Meuse




Les vitraux de la chapelle Notre-Dame de la Libération
Benoit Frères, Nancy, 1953
Chauvency-le-Château, Meuse

chapelle Notre-Dame de la Libération de Chauvency-le-Château, Meuse



Chapelle Notre-Dame de la Libération
 Notre- Dame de la Libération, Vous si bonne, exaucez la prière du passant
1 9 4 8 
Chauvency-le-Château, Meuse

vendredi 9 octobre 2026

Jésus tombe pour la troisième fois, station du chemin de croix d'Usselkirch, Moselle


 Jésus tombe pour la troisième fois
IXe station du chemin de croix, station dite du Christ rampant, XVIIe siècle
Usselkirch, Boust, Moselle

saint Augustin, le spectacle dramatique et la sorte de plaisir que l'on en éprouve

"Les spectacles du théâtre me ravissaient : ils étaient pleins des images de mes misères et de substances où j'alimentais le feu qui me dévorait. Pourquoi veut-il s'affliger en contemplant des aventures tragiques et lamentables, qu'il ne voudrait pas lui-même souffrir ? Et cependant, spectateur, il veut de ce spectacle ressentir l'affliction, et en cette affliction consiste son plaisir. Qu'est-ce là, sinon une pitoyable folie ? Car nous sommes d'autant plus émus que nous sommes moins guéris de ces passions. Quand on souffre soi-même, on nomme ordinairement cela misère, et quand on partage les souffrances d'autrui, pitié. Mais quelle est cette pitié inspirée par les fictions de la scène ? Ce n'est pas à aider autrui que le spectateur est incité, mais seulement à s'affliger, et il aime l'auteur de ces fictions dans la mesure où elles l'affligent. Si le spectacle de ces malheurs antiques  ou fabuleux ne l'attriste pas, il se retire avec des paroles de mépris et de critique. S'il éprouve de la tristesse, il demeure là, attentif et joyeux."
Saint Augustin, Les Confessions, GF Flammarion, 2024, p. 50.  

jeudi 8 octobre 2026

Jeanne d'Arc, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse



Sainte Jeanne d'Arc écoutant ses voix
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

saint Méen et saint Walfroy, statuettes de l'église de Chauvency-le-Château



 Saint Méen de Bretagne et Saint Walfroy, apôtre des Ardennes
statuettes en bois, XVIIIe siècle
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 
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- À Margut (Ardennes), commune située à quelques kilomètres au nord de Chauvency-le-Château, il existe la chapelle de l'ermitage Saint-Walfroy. 
- Aux temps mérovingiens, vers l'an 585, le diacre Walfroy, disciple de saint Martin de Tours, vient dans le pays d'Yvois pour y vivre en ermite. Walfroy joint à la prière une forme de pénitence originale : comme les stylites d'Orient, il se tient sur une colonne, y endurant les rigueurs du climat ardennais. Sa prédication et son exemple, attire à l’Évangile les habitants de la région qui finissent par briser le signe de leur paganisme : la statue de la Dea Arduina vénérée sur la colline. Obéissant à l'évêque de Trèves, Walfroy quitte sa colonne, évangélise la région et construit, au sommet de la colline, une église en l'honneur de saint Martin. Il en fait un foyer de vie religieuse. Il meurt peu avant l'an 600, inhumé dans l'église qu'il a construite. Ses reliques ont été transportées à Yvois (Carignan), le 7 juillet 979. D'après Wikipédia.

mercredi 7 octobre 2026

saint Grégoire sur un panneau de la chaire de l'église de Velosnes, Meuse



Saint Grégoire le Grand
l'un  des quatre docteurs de l'église sur la cuve de la chaire
Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse

le portail de 1761 de l'église de Velosnes, Meuse


dessin d'Euxane Pellereau, architecte,  d'après l'inventaire des églises mené en 2024

 Portail daté de 1761
chœur de 1664, nef de 1761 
Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse 

mardi 6 octobre 2026

la rareté d'art chinois et le tableau de l'Ecce homo d'un cabinet d'art

"J'entrai un jour avec un homme de qualité dans un cabinet d'art où étaient de belles raretés. Parmi les tableaux, je ne goûtai rien mieux qu'un Ecce homo pour l'expression de miséricorde par quoi il ravissait pour ainsi dire les spectateurs en compassion ; à côté se trouvait une charte de papier peinte en Chine où étaient des faux dieux des Chinois en majesté, dont une partie étaient faits comme des diables ; le maître de maison me demanda quelle pièce de son cabinet d'art me plaisait le mieux. Je montrai l'Ecce homo, mais il dit que je me trompais, car la peinture chinoise était plus rare et par conséquent plus précieuse ; il ne l'aurait pas donnée contre dix Ecce homo. Je répondis : « Monsieur, votre cœur est-il comme votre bouche ? » Il dit : « J'y veille. » Sur quoi je dis : « Ainsi le dieu de votre cœur et celui de votre bouche avoue que le portrait est le plus précieux. » « Rêveur ! » dit cet autre, « J'estime la rareté. » Je répondis : « Est-il chose plus rare et plus admirable  que le fait que le Fils de Dieu ait souffert pour nous comme nous le représente ce tableau ? »"
Grimmelshausen, Les aventures de Simplicissismus, Paris, Fayard, 1990, p. 72.

Komm, Trost der Nacht, o Nachtigall, un des plus beaux poèmes de la langue allemande

Grimmelshausen a écrit un des plus beaux poèmes de la langue allemande :

Komm, Trost der Nacht, o Nachtigall,
Laß deine Stimm mit Freudenschall,
Aufs lieblichste erklingen;
Komm, komm, und lob den Schöpfer dein,
Weil andre Vöglein schlafen sein,
Und nicht mehr mögen singen!
Laß dein Stimmlein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben.

Obschon ist hin der Sonnenschein,
Und wir im Finstern müssen sein,
So können wir doch singen;
Von Gottes Gut und seiner Macht,
Weil uns kann hindern keine Macht,
Sein Lob zu vollenbringen.
Drum dein Stimnilein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
im Hinirnel hoch dort oben.

Echo, der wilde Widerhall
Will sein bei diesem Freudenschall,
Und lasset sich auch hören;
Verweist uns alle Müdigkeit,
Der wir ergeben allezeit,
Lehrt uns den Schlaf betören.
Drum dein Stimmlein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben.

Die Sterne, so am Himmel stehn,
Sich lassen zum Lob Gottes sehn,
Und Ehre ihm beweisen,
Die Eul auch die nicht singen kann,
Zeigt doch mit ihrem Heulen an,
Daß sie Gott auch tu preisen.
Drum dein Stimmlein,
Laß erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben.

Nur her, mein liebstes Vögelein,
Wir wollen nicht die faulste sein,
Und schlafend liegen bleiben,
Vielmehr bis daß die Morgenrot,
Erfreuet diese Wälder öd,
In Gottes Lob vertreiben.
Laß dein Stimmlein,
erschallen, dann vor allen
Kannst du loben
Gott im Himmel hoch dort oben. 

Traduction de Jean Amsler :

Rossignol, réconfort du soir,
Fais sonner ton chant dans le noir,
Lorsque la nuit s'avance,
Viens, viens chanter ton créateur
Lorsque tout autre oiseau chanteur
Observe le silence.

Fais résonner tes hymnes pures,
Car de toutes les créatures
C'est toi qui célèbre le mieux
Celui qui règne dans les cieux.

Bien que le soleil soit enfui,
Nous laissant chétifs dans la nuit,
Chantons avec les anges
De Dieu la grâce et la grandeur ;
Même la nuit chantons en chœur, 
Achevons ses louanges.

L'écho farouche du désert
Veut être de notre concert ;
Sa voix se fait entendre
Et tient nos esprits en éveil,
Chassant de nos yeux le sommeil
Qui pourrait nous surprendre.

Les astres qui sont dans le ciel
Luisent pour louer l'Éternel
Et pour lui rendre hommage ;
Il n'est jusqu'au triste hibou
Invisible qui, 
de son trou,
Ne mêle son ramage.

Et bien ! petit oiseau chéri
Nous voulons le chanter aussi
Et si longtemps qu'Aurore
Ne réchauffe ce triste lieu
Nous chanterons l'espoir en Dieu
Nous chanterons encore.

- Grimmelshausen, Les aventures de Simplicissimus, traduction de l'allemand par Jean Amsler, préface de Pascal Quignard, Paris, Fayard, 1990, p. 32-33.
- Maxime Alexandre, "Littérature allemande", dans Histoire des littératures tome II, Encyclopédie de la Pléiade, 1956, p. 1026 : Dans son Simplicissimus figure d'autre part un  des plus beaux poèmes de la langue allemande : Komm Trost der Nacht, o Nachtigall...

saint Christophe, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse




Saint Christophe protégez-nous
vitrail de Joseph Benoit, peintre verrier, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

les fruits du catalpa du parc Napoléon de Thionville

Les fruits du catalpa du parc Napoléon de Thionville

lundi 5 octobre 2026

saint Martin et saint Eloi, statues de l'église de Velosnes, Meuse



Saint Martin et Saint Eloi
bois, XVIIIe siècle
Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie - Velosnes, Meuse