"Ce fut donc le cœur bien triste que, l'après-midi, je cherchai une cachette. Je savais qu'il était défendu de se réfugier dans la maison. Pourtant j'errai de salle en salle, plein d'une souffrance que je n'avais encore jamais éprouvée. Camille avait laissé la porte de sa chambre ouverte. J'y pénétrai. Les volets clos ne laissaient entrer que peu de jour. C'était la chambre de campagne avec un trumeau sur la cheminée, des sièges Louis-Philippe comme on en voit dans les aquarelles d'Eugène Lamy. Il y avait au mur une Vierge en plâtre peint, des accessoires de cotillon, et cette gravure où un jeune homme adresse au pigeon voyageur ce délicieux et suprême conseil :
Pars, confident discret, pars, mais dans le voyage
Évite le chasseur et le cruel vautour.
Souviens-toi que ton rôle est de servir l'amour,
Et qu'un baiser d'Agnès est le prix du message.
On y voyait aussi le prince impérial, frisé comme un mouton et recevant la supplique d'un grenadier, avec cette légende : Je la remettrai à mon père."
Dans La Robe prétexte de François Mauriac.
Ce délicieux conseil est la légende d'une gravure de Pierre Nicolas Beauvalet (1750-1818), d'après François Boucher (1703-1770).
Voir le site Phoebus-yc : lindoro42.com/litteratvra/poesies/xviiie-siecle/



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