samedi 12 septembre 2026

saint Wendelin, une statue moulée de l'église de Kirschnaumen, Moselle


 Saint Wendelin, protecteur des animaux domestiques et des récoltes
patron secondaire de Kirschnaumen
Église Saint-Rémi - Kirschnaumen, Moselle 
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Pour les représentations de saint Wendelin en Moselle, voir :
- Jacques Carel, "L'église Saint-Martin de Rustroff", dans Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Lorraine, 1976, p. 78, note 25. L'auteur mentionne une quarantaine de représentations en Moselle.
- Alphonse Wolbrett, "Remarques historiques sur le culte de saint Wendelin", dans Pays d'Alsace, 1980, n° 110. Le culte de saint Wendelin en Lorraine, p. 4-5.
- Dominique Heckenbenner, "Saint Wendelin", dans Comme on connaît ses saints, on les honore. Images de saints vénérés en Lorraine, Sarrebourg, 1993, p. 205.

vendredi 11 septembre 2026

les oiseaux dans "Le Jean du bois" de Joseph Cressot

"Assise sur le rocher à l'écart des rues, la maison ignore presque les moineaux piaillants, les hirondelles qui raient le ciel de vols et de cris, mais elle connaît les oiseaux des arbres et des prés.
Le vallon est leur paradis. Ils y trouvent les cimes et les fourrés, l'eau, l'herbe et la mousse, la draperie des clématites sur les vieilles pierres, les pommiers barbus et chenilleux, les berges creuses où se nouent les racines. Ils y trouvent aussi la paix, dans l'absence des hommes.
Comment oublier dans l'enchantement d'un matin de Pâques, le jeune soleil entre les volets, l'air vif, les lilas en bourgeons, et toutes ces voix ? Si l'été les apaise et les éloigne, l'automne les ramène aux graines mûres, aux baies du sureau : rouges-queues, verdières [sic], pinsons, bouvreuils, et des troupes de mésanges acrobates qui se chamaillent en épluchant les branches. Et quand la neige a tout caché, quand le gel a tout raidi, le vallon envoie jusqu'aux fumiers tièdes, aux paillis des granges, jusqu'aux fleurs de la vitre, jusqu'à la main tendue où le rouge-gorge se pose..."
Joseph Cressot, Le Jean du bois, Stock, 1980, p. 127-128.

je cherche un abri dans cette vie terrible

"Le plongeon du geai sur le poirier : un vol plané très lent puis un piqué et l'atterrissage dans une aisselle de l'arbre. Le paraphe du vol, sa boucle sur le papier bruni de l'écorce : une écriture. Comme le geai, je cherche un abri dans cette vie terrible. Une abbatiale."
Christian Bobin, La Nuit du cœur, collection Folio Gallimard, 2021, p. 151.

le monument de l'aviateur Thomas à Givrauval, Meuse



Au lieutenant aviateur Georges-Albert THOMAS
né à Maizières, Haute-Saône, le 21 juin 1881, victime d'un accident d'aéroplane
sur le territoire de Givrauval le 22 septembre 1912
bronze du sculpteur Louis Piot (Lyon, 1851 - 1934)
Givrauval, Meuse

jeudi 10 septembre 2026

les vierges sages et les vierges folles, vitrail de l'église de Kirschnaumen


 

Les vierges sages et les vierges folles
(les vierges sages sont celles dont la lampe est allumée)
vitrail d'Arthur Schouler (Fouligny, 1927 - Saint-Avold, 1984)
Église Saint-Rémi - Kirschnaumen, Moselle
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La parabole des Vierges sages et des Vierges folles, évangile de saint Matthieu, 25, 1-13,   est une figure du Jugement :
Émile Mâle, L'Art religieux du XIIe siècle en France, Paris, Armand Colin, septième édition, 1966, p. 149-150, 180-182 et 439-440. 

le silence de Bach

"Le silence de Bach. L'œuvre inachevée. La dernière variation de L'Art de la fugue, l'ultime note : le doigt levé d'un enfant qui s'apprête à interroger le maître, mais le maître est parti. Le doigt reste levé. Cette petite main, cette question qui ne monte pas aux lèvres﹘c'est l'axe du monde."
Christian Bobin, La Nuit du cœur, collection Folio Gallimard, 2021, p. 165.

la Vierge à l'escalier et Siméon tenant l'Enfant Jésus, vitrail de l'église de Ligny-en-Barrois


 Présentation de la Vierge Marie au Temple ou la Vierge à l'escalier
Présentation de Jésus au Temple :
Joseph apporte l'offrande lustrale, Marie, et Siméon christophore, assisté par la prophétesse Anne
Deux panneaux d'un vitrail de l'église de Ligny-en-Barrois

mercredi 9 septembre 2026

le chardon de Lorraine et la jeune Lorraine de Hansi

Jean-Jacques Waltz dit Hansi (Colmar, 1873 - Colmar, 1951), Lorraine

le Couronnement de la Vierge Marie, vitrail de l'église de Kirschnaumen


 Couronnement de la Vierge Marie par Dieu le Père, Jésus Christ et le Saint Esprit
vitrail de Arthur Schouler, Saint-Avold
Église Saint-Rémi - Kirschnaumen, Moselle

mardi 8 septembre 2026

qu'il ne soit plus jamais question du monde

"Qu'il ne soit plus jamais question du monde. De lui, je ne veux plus entendre parler. Des gens, oui. Des métamorphoses de leur visage, de leurs anesthésies spirituelles et de leurs sursauts de réveil, oui. Et leurs paroles brusques comme une patte d'ours. Mais le monde, ce plancher pourri sous leurs pieds, qu'il aille au diable."
Christian Bobin, La Nuit du cœur, collection Foilio Gallimard, 2021, p. 117.

1977, le cinquième centenaire de la bataille de Nancy


1977, le cinquième centenaire de la bataille de Nancy
 

les blasons de Ligny et de Ligny-Luxembourg à l'église de Ligny-en-Barrois


 Les écus armoriés de Ligny et de Ligny-Luxembourg en haut d'un  vitrail 
Ligny : d'azur à trois croissants d'argent entrelacés en chef, trois chardons d'or en pointe
Ligny-Luxembourg : d'argent au lion fourchu de gueules, couronné, armé et lampassé d'or
(ce qui devrait être représenté)
Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois 

la date du retable du maître-autel de l'église de Kirschnaumen


 La date de 1755 du retable du maître-autel
Église Saint-Rémi - Kirschnaumen, Moselle

- Jacques Carel, "Le retable de la chapelle de Sœtrich à Hettange-Grande et les œuvres lorraines des menuisiers-sculpteurs Greff d'Altwies", dans Les Cahiers lorrains, 1980, p.13.  
- Théodore Walin, Lily et Norbert Thill-Beckius, Greeff, un atelier luxembourgeois de sculpture au 18e siècle, Luxembourg, Ministère des Affaires culturelles, 1992, p. 221. Le retable de 1755 du maître-autel est de N. Greeff-Greisch. 

lundi 7 septembre 2026

hauteur de la Moselle à Thionville


la Ville dans "Le Jean du bois" de Joseph Cressot

"La Ville, la vraie, la seule qui fût peuplée de foires, de fêtes, de colèges, de casernes et de séminaires, de marchands et d'auberges, de juges et de prêtres, c'était celle qui, au bout d'une route de cinq lieues, arrondit ses remparts et dresse ses tours au bord d'un plateau.
Mes camarades avaient déjà fait le voyage. Ils savaient ce qu'est la foire où l'on mène les vaches et d'où l'on ramène les petits gorets. Ils avaient participé aux inconcevables réjouissances de la Saint-Mammès. Pour moi, il n'en était pas question : nous n'avions ni cheval ni voiture et le chemin de fer coûtait vingt sous. Quant à faire dix lieues à pied [aller et retour], même sur l'herbe des accotements, c'était trop pour de petites jambes et des souliers d'occasion. Les hommes et les femmes le faisaient, gaillardement, en une matinée parfois, tel le grand-père, un ballot de cuir sur le dos."
Joseph Cressot, Le Jean du bois, Éditions Stock, 1980, p. 104-105.

 
La Ville, c'est Langres, Haute-Marne. Le village de Joseph Cressot, c'est Chatoillenot, Haute-Marne. Il y a 26 km de Chatoillenot à Langres.

Ce livre, Le Jean du bois, que j'ai trouvé dans la boîte aux livres du parc Napoléon de Thionville, a appartenu à Nicolas Gertner, professeur et adjoint au maire de Thionville. Il habitait, dans les années 1970-1980, 8 rue du Chemin-couvert à Thionville ; c'est ce qui est indiqué à la 3e page de couverture  avec la date du 28 juin 1980.

ste Marguerite, st Georges, ste Urtsule, vitrail de l'église de Ligny-en-Barrois


Saint Georges
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Sainte Marguerite de Hongrie, en souvenir de Marguerite de Savoie
Saint Georges, en souvenir du Quartier Saint-Georges
Sainte Ursule de Cologne, en souvenir des Ursulines de Ligny
vitrail signé E. Mauret, Heiltz-le-Maurupt, Marne, 1951
Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois 

un plat de la suite de Palissy du Musée de Commercy


 Plat en faïence de la suite de Bernard Palissy, avec décor naturaliste
tortue, serpent, homard, grenouille, coquillages, sur fond de feuilles
4e quart du XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

dimanche 6 septembre 2026

la Charité de saint Martin, vitrail de l'église Saint-Martin de Metz


La Charité de saint Martin
vitrail de Charles Laurent Maréchal et Champigneulle, Bar-le-Duc, 1879
Église Saint-Martin - Metz

il n'a pas plu depuis sept semaines

"J'écris sur un banc de pierre, dans un bourdonnement vague. Il est midi. Le soleil achève de tuer les lilas. Même les oiseaux ne s'affairent plus et ne chantent qu'à mi-voix comme s'ils se parlaient à eux-mêmes. Il n'a pas plu depuis sept semaines. On ne peut labourer tant la terre est dure. Sommes-nous en avril ou en août ? Des nuées d'orage se concentrent du côté de la mer. Et tout à coup je me retrouve au cœur d'un été d'autrefois, torride et mortellement triste. L'adolescent ne transmuait pas en joie toute cette lumière. La route que je regarde en ce moment, enjambant un coteau lointain, m'était en ce temps-là le signe d'une interdiction de fuite. C'est ma paix de ce matin que le printemps reflète, la paix de mon déclin, comme jadis les les sauterelles et les grillons des aoûts accablants jetaient vers l'azur la plainte d'un être jeune et désespéré. Mais ce n'est pas la réponse à la question posée : si aucun regard humain, si aucune oreille ne percevait plus rien du monde, chaque saison aurait-elle son visage singulier et irremplaçable ?"
François Mauriac, Nouveaux Mémoires intérieurs, Œuvres autobiographiques, Bibliothèque de la Pléiade, 1990, p. 703. 

la main gifleuse de la place Saint-Louis à Metz


La main gifleuse, autrefois dorée
31, place Saint-Louis - Metz

Cette sculpture date de la première annexion. En 1886, à l’occasion d’une réunion électorale du candidat J.-D. Antoine, un fonctionnaire municipal allemand se mit à débiner le candidat. Un vif échange eut lieu entre le fonctionnaire et un négociant du nom de Maillard, un  gantier. La discussion se termina par une vigoureuse paire de gifles appliquée par Maillard à son contradicteur. Le fonctionnaire porta plainte pour voies de fait et comme il n’y avait aucune contestation de part et d’autre, l’offenseur a été condamné à cent marks d’amende. Maillard crut devoir rappeler cette petite page d’histoire en faisant sculpter cette main sur la façade du bâtiment, et a ainsi exposé sa rancune à tous, pour l'éternité !
D'après Le Républicain Lorrain, repris d'André Jeanmaire, Vieux Metz, en flânant sur la place Saint-Louis.

samedi 5 septembre 2026

les vitraux du XVIe siècle de l'église de Ligny-en-Barrois

 

Mariage de Marie et Joseph -  Saint Jean l'Évangéliste 


photo du Corpus Vitrearum

- Michel Hérold, "L'art du vitrail en Lorraine. Son apogée à la fin  du Moyen Âge et au temps de la Renaissance", dans Le Pays Lorrain, 1983, n° 1, p. 19 :
Les vitraux de Ligny-en-Barrois, datés de 1548, apparaissent totalement isolés. Les mutilations qu'ils ont subies au cours de nombreuses restaurations les rendent d'ailleurs à peu près illisibles. On ne peut cependant négliger l'intérêt documentaire de ces vitraux, qui témoignent de la reconstruction du chœur de l'église endommagée lors du siège de la ville par Charles-Quint en 1544, et de son nouveau décor. Une inscription ancienne remontée dans la baie sud indique fort à propos que trois verrières avaient été offertes par la confrérie Notre-Dame de Ligny. Il ne reste plus de cette donation que les éléments d'un Mariage de la Vierge, un saint Jean l'Évangéliste dans la baie 4 et, dans la baie 3, une scène de même facture dont l'iconographie est difficile à reconnaître (Joseph reconnu par ses frères ?).
- Michel Hérold, Françoise Gatouillat, Corpus Vitrearum, France, recensement V, Les vitraux de Lorraine et d'Alsace, Paris, CNRS Editions, 1994, p. 84. Michel Hérold mentionne les nombreuses  restaurations des vitraux. Photo en N et B, en  baie 4, du Mariage mystique de la Vierge Marie et saint Jean l'Évangéliste.  

l'immeuble Le Concorde de Thionville, Moselle


 L'immeuble Le Concorde - Résidence Clémenceau
Roland Martinez, architecte,  - 1965-1968
Thionville, place du Luxembourg

La tour abrite des locaux commerciaux, au rez-de-chaussée et au premier étage, six étages de locaux professionnels, quatre étages d'hôtel de grand standing et deux étages d'appartements. Le tout est dominé par un restaurant panoramique à 45 mètres de hauteur.
D'après Le Journal de Thionville, hiver 2022/2023, p. 29.

exposition Alexandra Michelet au château de Courcelles de Montigny-lès-Metz


 Les Temps du chemin
exposition d'Alexandra Michelet
5 septembre - 20 septembre 2026
Château de Courcelles - Montigny-lès-Metz
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Formée aux Beaux-Arts ainsi qu'à l'Université de Metz, elle développe depuis son enfance une démarche multidisciplinaire axée sur le dessin, la peinture et l'assemblage. Ses créations explorent la sensibilité, les émotions et l'humanité sous toutes ses facettes.

Alexandra Michelet : "Depuis l'enfance, créer est inhérent à ma vie. une nécessité permanente qui m'a toujours portée au-dedans comme au-devant de moi-même, à la rencontrer d'une multitude d'êtres, de lieux, de matières, d'émotions et de pensées. Les temps du chemin sont les temps de ces rencontres, de ce qu'elles m'ont fait, de ce que j'en ai fait, et de mon désir de les partager".

Auricoste de Lazarque, Cuisine messine


Dessin de René Wiener, illustrant le faux-titre de la cinquième édition de la
Cuisine messine, 1927

vendredi 4 septembre 2026

Italo Calvino à Savannah, Géorgie, en mars 1960

"Je me suis arrêté à Savannah, en Géorgie,  pour dormir et jeter un coup d'œil, attiré uniquement par la beauté du nom et par quelques réminiscences historiques, littéraires et musicales, mais personne ne m'a jamais dit d'y aller, personne dans aucun État des States. ET C'EST LA PLUS BELLE VILLE DES ÉTATS-UNIS. Absolument, sans aucune comparaison possible. Je ne sais pas encore comment est Charleston, en Caroline du Sud, où j'irai demain et qui est plus renommée. Personne ne vient jamais dans cette ville (bien qu'elle ait un un équipement touristique de très grande classe et qu'elle sache présenter ses attraits historiques et urbanistiques avec une distinction inconnue ailleurs ; mais son charme réside peut-être dans ce que le tourisme interaméricain, toujours si phoney [trompeur], ne l'a pas touchée). C'est une petite ville restée pratiquement intacte, telle qu'elle était à l'époque prospère du South au début du XIXe siècle, du temps du coton ; et c'est une des très rares villes américaines construites en suivant un plan d'urbanisme, unique, d'une extrême régularité rationnelle et d'une extrême variété et harmonie : tous les deux croisements de rues il y a un petit square avec des arbres, toujours pareil et toujours différent, avec l'agrément des édifices qui vont de l'époque coloniale jusqu'à celle de la Civil War. Je me suis finalement promené toute la journée dans toutes les rues, l'une après l'autre, avec le plaisir oublié de sentir une ville, une ville qui est l'expression d'une civilisation, et ce n'est qu'en voyant Savannah que l'on peut comprendre quel genre de civilisation était le South."
Italo Calvino, Ermite à ParisPages autobiographiques, Gallimard, 2014, p. 150-151. 
J'ai visité Savannah en novembre 1998. Effectivement, c'est une très belle ville.

Minuit dans le jardin du bien et du mal, film de Clint Eastwood, de 1997, a été tourné en très grande partie à Savannah.