lundi 19 octobre 2026

Alexandre Sandier, La Céramique



Alexandre Sandier, La Céramique
détail d'un panneau décoratif, faïencerie de Sarreguemines, c. 1900
Musées de Sarreguemines
Exposition TERRES D'AR(T)GILE
3 octobre - 13 décembre 2026
Abbaye des Prémontrés - Pont-à-Mousson

Juliette Vivien, Théière et tasses en porcelaine


Juliette Vivien
Théière avec une petite théière sur le couvercle
Mug avec une petite théière sur l'anse
Bol à thé avec une petite théière sur l'anse
porcelaines blanches
Exposition TERRES D'AR(T)GILE
3 octobre - 13 décembre 2026
Abbaye des Prémontrés - Pont-à-Mousson

dimanche 18 octobre 2026

le tabernacle tournant de l'église Saint-Martin de Thonne-le-Thil, Meuse




Tabernacle tournant du maître-autel
une niche pour le ciboire, une niche pour l'ostensoir - XVIIIe siècle
Église Saint-Martin - Thonne-le-Thil, Meuse 

saint Roch de l'église Saint-Martin de Thonne-le-Thil, Meuse

 

Saint Roch de l'antependium du maître-autel
XVIIIe siècle
Église Saint-Martin - Thonne-le-Thil, Meuse
-
Benoît Martin, "Le culte et l'image de saint Roch en Lorraine du XIVe siècle à la fin de la Guerre de Trente ans", dans Lotharingia, tome XVIII, 2013, p. 72.

samedi 17 octobre 2026

Jerome D. Salinger et Eric Neuhoff

Une nouvelle traduction de L'Attrape-cœurs de Jerome D. Salinger vient de paraître aux éditions de La Table Ronde. J'ai lu ce roman en 1962 dans la traduction de Jean-Baptiste Rossi, éditions Robert Laffont.
Ayant lu Un bien fou d'Éric Neuhoff, Albin Michel, je me suis rendu compte que le personnage de Sebastian Bruckinger ressemblait beaucoup à Salinger. Bruckinger n'a écrit qu'un seul roman, bestseller mondial, et quelques nouvelles. Il n'a plus rien publié depuis trente ans, il s'est réfugié dans une maison isolée du Vermont, il n'a accordé dans sa vie qu'une seule interview, etc. Tout concorde. 

Le roman d'Éric Neuhoff a reçu en 2001 le Grand Prix du roman de l'Académie française !

coffrets à bijoux de Juliette Vivien


 Juliette Vivien, Grand coffret à bijoux, coffret à bijoux, coupelle
porcelaines ajourées
Exposition TERRES D'AR(T)GILE
3 octobre - 13 décembre 2026
Abbaye des Prémontrés - Pont-à-Mousson

Juliette Vivien, Vase Tournesol



Juliette Vivien, Vase Tournesol
porcelaine ajourée, grès et laiton
Exposition TERRES D'AR(T)GILE
3 octobre - 13 décembre 2026
Abbaye des Prémontrés - Pont-à-Mousson

quelques strophes du poète lorrain Lucien Becker

Il y a des bois clos de silence et de feuilles
qui pèsent sur le monde de toute leur épaule
et qui placés sur l'horizon comme veilleurs
font monter dans le ciel la nuit et les grands vents.   
.   .   .   .
Le ciel trop haut n'a pas retenu ton regard
la terre n'a pas gardé ton pas sur les chemins.
Il reste un peu de buée sur la tête trop claire,
un peu de tendresse mal assemblée dans la main.
.   .   .   .
La solitude retentit en moi comme une pierre
qui touche dans un puits l'eau qu'on ne voit pas.
Mes mains sont vides comme un  arbre
qui a jeté toutes ses feuilles dans le vent.
.   .   .   .
L'oiseau perd son chemin pour avoir pris en chasse
un peu de soleil trouvé dormant sur un toit
et qui s'est soudain rétracté par-dessus les champs
comme s'il n'était que la branche d'un éventail.
.   .   .   .
Un homme dont le nom n'est sur aucune lèvre
va devenir un simple trait sur l'horizon.
Après avoir été le sommet du couchant,
il s'apprête à redescendre parmi les pierres.
.   .   .   .
Dans le couchant trop clair, quelques feuilles sourient
sur des arbres peut-être vieux comme le monde.
Un ruisseau du même âge emporte tout le ciel
à travers l'automne fumant encore d'un peu d'été.
.   .   .   .
Un oiseau vole très vite de haie en haie
à la recherche d'un autre oiseau dont il ignore
qu'il est mort le matin en bordure d'un pré
dans l'odeur d'un foin à jamais ensoleillé.
.   .   .   .
Pour éveiller la ville d'entre les pierres
le matin se fait fleuve dans ses rues
et un oiseau de clarté va battre des ailes
contre le fenêtres qui disputent la nuit au jour.
.   .   .   .
La forêt compte une à une les gouttes de pluie
d'une voix qui à la longue endort les oiseaux.
Pourtant il lui arrive d'applaudir le vent
qui a insisté pour qu'elle danse avec lui.

Strophes extraites de :
Lucien Becker, Rien que l'amour. Poésies complètes, édition établie et présentée par Guy Goffette, collection La Petite Vermillon, La Table Ronde, 1997.
Lucien Becker a correspondu avec Joé Bousquet, René Guy Cadou, Albert Camus, René Char, Luc Dietrich, Pierre Emmanuel, Jean  Follain, Maurice Fombeure, Jean Grosjean, Marcel Jouhandeau, Lanza del Vasto, Patrice de La Tour du Pin, Georges Mounin, Jean Paulhan, Jacques Réda, Jean Tardieu, Léopold Sédar Senghor.

sainte Thérèse sème des roses, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château




Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus jette des roses au passage du Saint Sacrement
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

vendredi 16 octobre 2026

Octobre Rose à Pont-à-Mousson

la tête gallo-romaine de la tour romane d'Usselkirch, Boust





Tête de statue gallo-romaine
Usselkirch, Boust, Moselle 

ste Anne instruisant la ste Vierge, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château



 Sainte Anne instruisant la sainte Vierge
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château 

jeudi 15 octobre 2026

la belle Vierge à l'Enfant de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse


Vierge à l'Enfant
autel latéral gauche - bois, polychromie moderne, XVIIIe siècle 
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

saint Amand prêche l'Évangile, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château


 Saint Amand prêche l'Évangile
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1932
Église Saint-Amand - Chauvenccy-le-Château, Meuse 

mercredi 14 octobre 2026

après la lecture de "L'Occupation américaine" de Pascal Quignard

Je viens de terminer la lecture de L'Occupation américaine, roman de Pascal Quignard ; alors des souvenirs sont remontés de ma mémoire. 
Beaucoup de soldats américains de Toul-Rosières Air Base venaient le samedi soir se "distraire" à Nancy. Ils avaient leurs bars préférés où les hôtesses étaient "accueillantes". Près du quartier où j'habitais (place de la Croix-de-Bourgogne), il y avait deux de ces bars rue Gabriel Mouilleron, l'un à l'est de la rue Jeanne d'Arc, l'autre à l'ouest. Comme ces militaires US buvaient beaucoup le samedi soir, la jeep de la MP venait en ramasser quelques-uns lorsqu'il y avait de la bagarre ou lorsqu'ils étaient trop soûls. 
À cette époque, vers 1955, le trafic de cigarettes était intense. Un grand adolescent de 18 ans, que j'ai connu, car il était élève du lycée Henri-Poincaré comme moi,  faisait ce trafic, mais en petite quantité. Un jour, je l'ai suivi pour connaître l'endroit où il se ravitaillait ; c'était au bout de l'impasse Lemoine, au sud de la rue de Mont Désert. Il ramenait simplement une cartouche de cigarettes Pall Mall et parfois une de Kool. Il ramenait aussi, de temps en temps, du tabac pour la pipe : des boîtes plates en métal,  Prince Albert et Half and Half. Il revendait les paquets de cigarettes à ses camarades de classe. Mais cela n'a duré que quelques mois, comme un  jeu et surtout pour se faire de l'argent de poche.
C'est en Lorraine qu'il y avait le plus de bases et de camps américains, et même un hôpital américain près de Toul, c'était l'hôpital Jeanne d'Arc de Dommartin-lès-Toul. 
Beaucoup de Français étaient contre la présence des soldats américains. Un jour, place de la Croix-de-Bourgogne, des militants brûlèrent un mannequin de paille habillé en GI, qu'ils avaient pendu à une branche de platane, en face de l'Hôtel de la Mutuelle de l'Est. D'autres personnes étaient satisfaites de leur présence, car les bases employaient du personnel français ; j'ai connu une de ces personnes qui travaillait à la base de Toul-Rosières comme secrétaire comptable.

l'église Saint-Martin de Thonne-le-Thil, construite en 1721


dessin d'Euxane Pellereau, architecte,  d'après l'inventaire des églises mené en 2024


Église Saint-Martin - Thonne-le-Thil, Meuse
1 7 2 1 

la Mort de saint Joseph, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château


 

La Mort de saint Joseph
vitrail de Joseph Benoit, peintre verrier, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse 

le larcin de l'enfant Augustin

"Il y avait dans le voisinage de notre vigne un poirier chargé de fruits qui n'avaient rien de tentant, ni la beauté ni la saveur. En pleine nuit (selon notre exécrable habitude nous avions prolongé jusque-là nos jeux sur les places), nous nous en allâmes, une bande de mauvais garçons, secouer cet arbre et en emporter les fruits. Nous en fîmes un énorme butin, non pour nous en régaler, mais pour le jeter aux porcs. Sans doute nous en mangeâmes un peu, mais notre seul plaisir fut d'avoir commis un acte défendu."
Saint Augustin, Les Confessions, GF Flammarion, 2024, p. 42.

mardi 13 octobre 2026

Rosalie Maggio, L'intrépide Marie Marvingt


Rosalie Maggio, L'intrépide Marie Marvingt
Éditions de l'Université de Lorraine  

la cloche de chœur de l'église de Chauvency-le-Château, Meuse


Cloche de chœur
cette petite cloche était tintée au commencement de la procession d'entrée de l'officiant
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse

l'adieu au monde de Simplicissimus

 Adieu, monde, car on ne peut se fier à toi ni rien espérer de toi ; dans ta maison, le passé a déjà disparu, le présent disparaît sous nos mains, le futur n'a jamais commencé, le plus constant tombe, le plus fort se brise et le plus durable prend fin ; donc tu es un  mort parmi les morts et, de cent ans, tu ne nous laisse pas vivre une heure. 
Adieu, monde, car tu nous rends prisonniers et ne nous rends jamais libres, tu nous lies et ne nous délies plus ; tu nous affliges et ne consoles ; tu voles, tu ne rends rien ; tu nous accuses et n'en as pas motif ; tu condamnes et n'écoutes aucune partie ; donc tu nous tues sans jugement et nous enterres sans trépas ! Il n'y a chez toi pas de joie sans chagrin, pas de paix sans désunion, pas d'amour sans soupçon, pas de calme sans crainte, pas d'opulence sans défauts, pas d'honneur sans tache, pas de biens sans mauvaise conscience, pas d'état sans plainte et pas d'amitié sans fourberie.
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .    .   .   .   
Adieu, monde, car tu séduis chacun ; aux ambitieux tu promets les honneurs, aux agités le changement, aux présomptueux la faveur du prince, aux négligents des offices, aux fesse-mathieux mille trésors, aux gloutons et aux lubriques la joie et la volupté, aux ennemis la vengeance, aux voleurs le secret, aux jeunes une longue vie, et aux favoris tu promets la faveur indéfectible du prince.
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .
Dieu te garde, monde, car lorsqu'on te suit on perd le temps en oubli, consume sa jeunesse à courir, marcher, sauter par dessus barrières et escaliers, par chemins et sentiers, par monts et par vaux, par forêts et solitudes, par mer et par eau, dans la pluie et la neige, le chaud et le froid, le vent et l'orage ; l'âge d'homme est consumé par taille et fonte du métal, par taille de la pierre, par la pioche et le rabot, l'agriculture et l'architecture, l'invention et l'ambition de pensées, la conception, la promotion, la déploration de projets, l'achat et la vente, la dispute, querelle, guerre, le mensonge et la duperie ; on consume l'âge tardif en plaintes et misères, l'esprit faiblit, l'haleine s'empeste, la face se ride, la taille se courbe, et les yeux s'obscurcissent, les membres trembles, le nez coule, la tête devient chauve, l'oreille décline, l'odorat se perd, le goût s'en va ; l'homme soupire et gémit, il est paresseux et faible et n'a in summa rien que peines et travaux jusqu'à sa mort. 
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Grimmelshausen, Les aventures de Simplicissimus, Paris, Fayard, 1990, p. 389-390. Première anaphore : Adieu, monde, répété 9 fois ; seconde anaphore : Dieu te garde, monde, répété 5 fois. 
Dans sa préface, Pascal Quignard rapporte que le chapitre qui clôt le Simplicissimus est un  des sommets des lamentos baroques, repris de Antonio de Guevara, un Adieu au monde qu'il relit tous les ans depuis qu'il l'a découvert.

Yves Krumenacker, La guerre de Trente Ans, Paris, Éditions Ellipses, 2008. "Cette guerre est assez mal connue en France, sans doute parce que ce pays n'y a participé que dans un second temps et qu'on s'est surtout battu en dehors de ses frontières. Elle n'évoque, au mieux, que les gravures de Jacques Callot ou les aventures de Simplicius Simplicissimus, le héros de Grimmelshausen."

la Charité de saint Martin, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château


 Saint Martin coupant son manteau
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse

lundi 12 octobre 2026

peintures de J. Collet sur la cuve de la chaire à prêcher de Thonne-le-Thil


Saint Jean


Jacques Collet, peintre demeurant à Halanzy, Belgique
(il a réalisé en 1777 cinq peintures murales dans l'église Saint-Denis de Juvigny-sur-Loison)
Église Saint-Martin - Thonne-le-Thil, Meuse

audience en 24 heures : 431 pages vues par Micheline Montagne alias MAM




le saint curé d'Ars catéchisant, vitrail de l'église de Chauvency-le-Château



Le Saint Curé d'Ars catéchisant
vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1929
Église Saint-Amand - Chauvency-le-Château, Meuse