mercredi 13 mai 2026

les peintures de fenêtres dans "Brèves de solitude" de Sylvie Germain

"Le reste du temps, il [Xavier, pendant le confinement 2020-2021] dessine moins qu'il ne lit ou plutôt qu'il n'étudie des peintures représentant des fenêtres. Elles sont légion, ce motif ayant inspiré nombre d'artistes au cours des siècles, mais les tableaux qui retiennent son intérêt ne sont pas ceux qui utilisent les fenêtres comme des ouvertures sur l'extérieur, rue, jardin, mer, paysage, ciel, ni comme des cadres pour mettre en valeur un personnage [tableaux de Gérard Dou, Edouard Manet, Matisse, Murillo],  ou un chat contemplatif [Hiroshige], ce sont ceux dont le sujet est la fenêtre seule, dépouillée de tout élément décoratif et narratif, et close. Rectangles où filtre la lumière à travers les fentes d'un volet, la blancheur d'un voilage, ou simplement la nudité des vitres. Parmi ses préférés, il y a les tableaux de baies vitrées et de portes blanches entrouvertes sur des chambres ou des corridors vides de Vilhelm Hammershøi, purs poèmes visuels, le Soleil dans une chambre vide d'Edward Hopper, ode géométrique au rien, les Persiennes vertes d'Albert Marquet.


Ce dernier le touche particulièrement sans qu'il sache bien pourquoi. Ce n'est pas le plus beau de Marquet, il est d'une grande sobriété, monochrome — une déclinaison de verts, du foncé au jaune ocreux et ivoire ; l'embrassure semble peu profonde, les montants sont étroits, les panneaux de la fenêtre sont largement ouverts, tendus vers l'intérieur comme des bras frêles, les volets à claire-voie presque clos ne laissent pénétrer que de minces rais de lumière. L'émotion tient peut-être au fait que Marquet a peint ce tableau vers la fin de sa vie, un tableau pauvre qui dit juste, à voix ténue, une dernière fois, sa passion pour la lumière dont le secret demeure intact."
Sylvie Germain, Brèves de solitude, Le Livre de poche, 2023, p. 97-98.


Vilhelm Hammershøi, La Danse de la poussière dans les rayons du soleil, 1900
Ordrupgaard Museum - Copenhague


Edward Hopper, Le Soleil dans la chambre vide, 1963


Hiroshige, Rizières d'Asakusa (avec un chat contemplatif)

la croix de Kerling-lès-Sierck de 1893



Croix, Sacré-Cœur et l'Ancre, symbole de l'espérance


O  CRUX  AVE  SPES  UNICA  -  1 8 9 3 
Kerling-lès-Sierck, Moselle

mardi 12 mai 2026

ne jamais écouter le chant de sirène du passé

"Il [Gabriel, le personnage principal du roman] avait lavé sa mémoire pour ne plus avoir à se tourner vers elle, ne plus avoir à endurer la lancinante douleur des regrets, il avait placardé sur son cœur ces objurgations  : ne jamais écouter le chant de sirène du passé, se méfier de souvenirs qui sont autant de prédateurs, ne pas se retourner en arrière. La femme de Loth s'était retournée, elle s'était figée en statue de sel. Sel des larmes de ceux qui ne savent pas consentir à la perte. Orphée s'était retourné, il avait perdu son Eurydice. Attention-Danger. L'attention nostalgique était un danger mortel."
Sylvie Germain, Opéra muet, Folio Gallimard, 2005, p. 42.

la croix de Berg-sur-Moselle, datée de 1750


 Croix de 1750, rénovée en 1951
la scène de la crucifixion est de Nicolas Greeff-Greisch
5, rue des Moulins, Berg-sur-Moselle
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- Théophile Walin, Lily et Norbert Thill-Beckius, Greeff, un atelier luxembourgeois de sculpture au XVIIIe siècle, Luxembourg, Ministère des Affaires culturelles, 1992, p. 331. Œuvre de Nicolas Greeff-Greisch. Le fût de la croix est de beaucoup postérieur à 1750. 
- Norbert Thill, "Auf Kreuzfahrt im französischen Grenzgebiet", Luxemburger Marienkalender, 1994, S. 110.

Meret Oppenheim, Le Vieux Serpent nature


 Meret Oppenheim (Berlin, 1913 - Bâle, 1985), Le Vieux Serpent nature
1970, toile de jute, charbon anthracite et bois peint, 70 x 62 x 46 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027
-
A-près vingt ans à l'écart du groupe surréaliste, Oppenheim marque son retour dans le sillage du mouvement avec cette sculpture. Alors que les serpents sont souvent associés au mal, l'artiste les voit comme une force positive. À l'instar de l'uroborus, son serpent noir à la tête blanche, piégé dans un sac de charbon industriel, évoque les principes chers à Carl Jung : l'union des contraires — nature et culture, conscient et inconscient, destruction et renouvellement —, comme une source possible de transformation intérieure. (texte du cartel)

À dix-sept ans, elle réalise un dessin — collage affirmant l'égalité en X et un lapin rouge. En 1932, elle entre, grâce à Giacometti et Arp, en contact avec les surréalistes parisiens, et c'est quatre ans plus tard qu'elle élabore son célèbre Déjeuner en fourrure (MOMA, New York). À la même époque, elle est un modèle fréquent de Man Ray. Vivant ultérieurement en Suisse, elle mène une carrière de peintre et de sculpteur dont l'œuvre, indifférente au style apparent, témoigne d'un sens rare du jeu et de la liberté, tant dans ses autres objets que dans ses toiles abstraites ou ses sculptures publiques. En 1960, lors de l'exposition ÉROS, elle organise un « festin sur le corps de la femme nue », resté célèbre.
Dictionnaire de l'Art Moderne et Contemporain, Pais, Hazan, 1992, p. 466. 

lundi 11 mai 2026

la rencontre d'Abraham et de Melchisédec, vitrail de l'église de Berg-sur-Moselle


 Melchisédéc, en roi-prêtre,  présente le pain et le vin à Abraham, à son retour d'expédition 
MELCHISEDECH  PANEM  ET  VINUM  OBTULIT
Genèse, XIV, 18-24
Vitrail de l'église Saint-Michel de Berg-sur-Moselle

le vieux soulier


Le vieux soulier

"Les réverbères s'allumèrent. Le halo de l'un d'eux éclaira une flaque d'eau boueuse où traînait une chaussure. Un soulier d'homme au cuir moisi où pendillait encore un lambeau de lacet.
Et le visible se concentra autour de cette pauvre chose, de ce vieux soulier au cuir tout fendillé et écorché. Il béait, ce soulier, gardant encore vaguement la forme du pied qui avait dû longtemps le porter, et l'user. Godasse au rebut qui ne faisait plus la paire avec quoi que ce soit, et ne pouvait plus être utile à qui que ce soit. Mais qui conservait obstinément la marque de son utilité passée. Marcher, envelopper et affermir le pied d'un homme en marche, consolider l'appui du corps sur la terre. Marcher, porter le poids d'un corps, participer au mouvement de ce corps.
Chaussure d'un homme ; chaussure qui témoigne encore de la vie d'un homme, du poids d'un homme sur la terre, et de sa marche en ce monde.
Chaussure abandonnée, déjà en voie de pourrissement dans la boue. Se trouvait-il encore quelqu'un dans cette ville et ses faubourgs pour reconnaître ce vieux soulier comme ayant été le sien, ou comme ayant appartenu à quelque proche ? C'est que les objets du corps, tout ce que vêt le corps, finit parfois par devenir un peu une part de ce corps, s'en fait une expression."
Sylvie Germain, La Pleurante des rues de Prague, Folio Gallimard, 2022, p. 98-99.
On pense aussi à la paire de vieux souliers du tableau de Van Gogh. 

dimanche 10 mai 2026

st Jean Népomucène dans "La Pleurante des rues de Prague" de Sylvie Germain


Saint Jean Népomucène du pont de Prague
© Ludek - Wikipédia


Saint Jean Népomucène
peinture de Jean Engel, sur une colonne de l'église Sainte-Ségolène de Metz 
(photo JLJ)

"Elle [la pleurante des rues de Prague] contemplait l'étoile double, céleste et aquatique, qui scintillait à des années-lumière aux confins du ciel et tremblotait à hauteur de son épaule droite. Se souvenait-elle de l'étoile miséricordieuse qui s'était levée des siècles plus tôt sur un village de Bohême à la naissance d'un petit garçon nommé Jean, lequel, lorsqu'il fut devenu homme, — homme de foi et de parole qui paya de sa vie son refus de parjure, fut jeté dans la Vltava [Moldau] par ordre de l'empereur ? Mais par un ordre plus mystérieux, cinq étoiles s'épanouirent sur l'eau, là où le corps de Jean Népomucène avait été noyé. Et par un ordre encore plus prodigieux, ce corps inhumé dans la cathédrale Saint-Guy entra au fil du temps en décomposition, — à l'exclusion de la langue qui, seule, demeura intacte, intouchée par la mort.
Pure et vivace à jamais, la langue du martyr, car vivifiée par la parole, par le sens et le respect de la parole, par la fidélité à la parole donnée. Langue miraculée et magnifiée de saint Jean Népomucène qui clamait, de par son inaltérable roseur, combien est grave et exigeante la parole, et que parler c'est engager à chaque fois son honneur et son âme.
L'étoile avait brillé, à sa naissance et à sa mort, par-dessus les toits du village de Nepomuk où il lança son cri de nouveau-né, au-dessus du fleuve encore sauvage dont les crues renversaient les ponts, et où l'homme fidèle rendit son dernier souffle.
Et son corps naufragé s'était couvert d'étoiles, — renoncules étincelantes, paroles de lumière flottant entre le ciel et l'eau."
Sylvie Germain, La Pleurante des rues de Prague, Folio Gallimard, 2022, p. 76-77.

L'histoire connaît un Jean de Pomuk ou de Nepomuk, né en 1340 près de Plzen (Pilsen) en Bohême, qui fut chanoine régulier de Saint-Augustin à la cathédrale Saint-Gui de Prague, puis vicaire général de l'archevêque. 
Le roi Venceslas auquel il avait courageusement reproché son impiété, le fit emprisonner et le brûla de sa propre main avec une torche en lui intimant l'ordre de garder le silence. Finalement, le 20 mai 1393, il le fit précipiter du haut du pont de Prague dans la Vltava (Moldau), pieds et poings liés, la bouche maintenue ouverte par une cheville de bois. Pendant la nui, une lueur mystérieuse brilla au-dessus du cadavre qui flottait sur l'eau. Ces faits furent certifiés dans un rapport envoyé par l'archevêque au pape Boniface II. 
Mais la légende d'après laquelle il aurait été martyrisé pour avoir refusé de violer le secret de la confession de la reine Jeanne [de Bohême] n'apparaît que vers le milieu du XVe siècle. Cette version tardive fut admise par le martyrologe romain et c'est au titre de martyr de la confession que Jean Népomucène fit béatifié en 1721. Sa canonisation fut prononcée par le pape Benoît XII en 1729. 
Son tombeau dans la cathédrale de Prague devint un lieu de pèlerinage. Les images de sa langue incorruptible servaient d'amulettes contre la calomnie
Une couronne ou un nimbe de cinq étoiles rappelle la lueur mystérieuse  qui brillait au-dessus de sa tête flottant sur l'eau de la Vltava et qui permit de retrouver son corps. 
Louis Réau, Iconographie des saints, tome II, Paris, Presses Universitaires de France, 1958, p. 728-730.

François Bouvet, Réseau


 François Bouvet, Réseau
2026 - tableau numérique -  75 x 75 cm
Galerie Virelay - 3, place de l'Étang-Saint-Jean - Nancy  

un assemblage de Louise Nevelson au Centre Pompidou-Metz


 Louise Nevelson, Assemblage en bois peint
Exposition Louise Nevelson. Mrs N's Palace
Centre Pompidou-Metz
24 janvier - 31 août 2026

Sonia Delaunay, Jeune fille endormie


Sonia Delaunay, Jeune fille endormie
1907, huile sur toile marouflée sur bois, 46 x 55 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027

samedi 9 mai 2026

Sylvie Germain évoque Bruno Schulz dans "La Pleurante des rues de Prague"

"Ainsi un  jour, dans une rue de Malá Strana, alors que je longeais une maison désaffectée aux vitres cassées, à la façade décrépie et noircie, à l'entrée encombrée de poutres et de gravats, je perçus un feulement ténu. C'était le vent qui rôdait dans les pièces à l'étage, glissant le long des murs, rampant sur les planchers à moitié effondrés. Dans ses tournoiements il ballotait des lambeaux de papiers peints pendillant aux murs, et soulevait les pages de quelques vieux journaux jonchant le sol. Le vent sifflait, les papiers palpitaient, tout doucement. La maison condamnée émettait un ultime souffle, une plainte en sourdine. 
Et soudain ces chuchotis et froissements se matérialisèrent : ils étaient la respiration d'un homme depuis longtemps disparu. D'un  homme qui, durant sa vie, avait écrit des lettres par centaines, avait peint, dessiné et gravé, avait écrit des livres. Des livres éblouissants [Les Boutiques de cannelle, Le Sanatorium au croque-mort], car cet homme semeur et graveur de traces était un voyant. 
C'était un homme de peu de poids, au corps chétif, aux yeux immenses, au cœur inquiet.
Il fut tué d'une balle dans le dos, en plein jour ; il tomba sans faire le moindre bruit. Il était si léger, si vulnérable. Aussi doux que son nom. Bruno Schulz
Il avait bâti une œuvre d'une beauté magique en ses déploiements de visions, ses remous de désir, ses obsessions incantatoires. Et cette œuvre était vaste. Mais de tout cela, images et mots, il n'est que peu resté. Ainsi de sa correspondance, si volumineuse, on n'a retrouvé que quelques lettres disséminées. Ces lettres traînaient dans des maisons à l'abandon, pillées. Un grand nombre de leurs destinataires furent abattus comme il le fut lui-même. Dans des camps, des forêts, des ghettos. Beaucoup de ses lettres brûlèrent pendant l'insurrection de Varsovie."
Sylvie Germain, La Pleurante des rues de Prague, Folio Gallimard, 2022, p. 39-41. 

Ô mort ! je serai ta mort


 Ô mors ! ero mors tua (Osée XIII. 14)
Ô mort ! je serai ta mort
Qui credit in me, etiam si mortuus fuerit, vivet (Jean. XI.25)
Qui croit en moi, fût-il mort, vivra 
Sur un monument funéraire près de l'église de La Maxe, Moselle

Claire Tabouret, Self Portrait


Claire Tabouret (Française, née à Pertuis en 1981, vit et travaille à Los Angeles)
Self Portrait (Yellow)
2021, acrylique, sur toile, 100,3 x 81,3 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027

vendredi 8 mai 2026

Claude Schürr, La Mère de l'artiste



Claude Schürr (Paris, 1921 - Cannes, 2014), La Mère de l'artiste
1945, huile sur toile, 116,5 x 73 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027

Alberto Savinio, Le Songe


 Alberto Savinio, Le Songe
1930, huile sur toile, 46 x 54,8 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027
-
Le Songe représente-il vraiment la chaste Suzanne observée par les vieillards du récit biblique ? Cette figure voluptueuse entourée d'un bestiaire anthropomorphe est issue d'une sculpture antique qu'Alberto Savinio reprendra plusieurs fois, en un réemploi presque mécanique de ses sources. La transposition des mythes et leurs métamorphoses sont au cœur de son œuvre pictural. La peinture a appartenu au poète Paul Éluard, puis à l'éditeur surréaliste Henri Parisot. (texte du cartel du MNAM)                

Alberto (Andrea De Chirico, dit) Savinio, Athènes, 1891 - Rome, 1952. Écrivain et peintre italien. Il se rend à Paris en 1910 et y fréquente avec son frère Gioirgio De Chirico le cénacle réunit autour de Guillaume Apollinaire. En 1914, il publie dans Les Soirées de Paris Les Champs de la mi-mort , cette « mi-mort » désignant une dilatation des facultés psychiques  qui vise à une conscience supérieure à la réalité. À la même époque, il se consacre à des recherches musicales. En 1917, il est à Ferrare avec son frère, lors de la constitution du groupe se réclamant de la Peinture métaphysique. Il publie Hermaphrodito , recueil de ses écrits, le livre le plus significatif de la nouvelle école. Il est ensuite parmi les rédacteurs de Valori Plastici, et poursuit durablement son travail littéraire, souvent dans les parages du Surréalisme. En 1925, il commence à peindre sérieusement, et expose à Paris en 1927, où il séjourne à nouveau jusqu'en 1933. Par rapport à la peinture de son frère, sa conception est surtout axée sur les analogies psychiques entre l'homme et l'animal, qu'il expose de manière inquiétante  par l'image de présences monstrueuses
Dictionnaire de L'Art moderne et Contemporain, Paris, Hazan, 1992, p. 556-557.

Maurizio Cattelan, Deux labradors et un poussin



Maurizio Cattelan, Sans titre (Deux labradors et un poussin naturalisés)
2007, polyuréthane expansé
Courtesy Maurizio Cattelan's Archive
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027

Les chiens, placés côte à côte, fixent le petit volatile, jouant une scène à la fois « mignonne » et inquiétante. D'abord, l'ensemble suscite tendresse et empathie ; puis l'évidence s'impose : une proie et ses prédateurs, réunis dans un même espace, se font face sans qu'aucune violence ne semble advenir. Par son ambivalence, l'œuvre propose une réflexion ironique sur les dynamiques de pouvoir et la fragilité de la vie. (texte du cartel) 

jeudi 7 mai 2026

Marcel Duchamp, Roue de bicyclette


Marcel Duchamp, Roue de bicyclette
1913, métal, bois peint, 126,5 x 31,5 x 63,5 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027

le monument aux morts 1914-1918 de La Maxe, Moselle



Monument aux morts de la guerre de 1914-1918
La Maxe, Moselle
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William Kidd, Les Monuments aux morts mosellans, de 1870 à nos jours, Metz, Éditions Serpenoise, 1999. Monument érigé en 1937. La Maxe à ses enfants tombés pendant la guerre 1914-1918. Pleureuse, palme sur croix, palmes, épées. 

Sierck. Passage Antoine de Lorraine



 Sierck-les-Bains. Passage Antoine de Lorraine

mercredi 6 mai 2026

Louise Nevelson, Dawn's Presence II


 Louise Nevelson, Dawn's Presence II 
1969-1975, bois peint en blanc, 247,7 x 191,1 x 144,8 cm - collection particulière
Exposition Louise Nevelson. Mrs N's Palace
Centre Pompidou-Metz - 24 janvier  > 31 août 2026

Maria Helena Vieira da Silva, La Partie d'échecs


Maria Helena Vieira da Silva, La Partie d'échecs 
1943, huile sur toile, 81 x 100 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027
-
Maria Helena Vieira da Silva (Lisbonne, 1908 - Paris, 1992). Peintre française d'origine portugaise. Elle vient à Paris en 1928, travaille à la Grande Chaumière, à l'Académie scandinave ainsi qu'avec les sculpteurs Bourdelle et Despiau (1928-1929). Ayant renoncé à la sculpture, elle suit l'enseignement de Friesz, de Léger et de Bissière ; à partir de 1930, son meilleur guide est son mari, le peintre Arpad Szenes. Sa première exposition particulière a lieu à la galerie Jeanne Bucher. Réfugiée au Brésil pendant la guerre, elle revient à Paris en 1947, où sa peinture ne tarde pas à prendre une place de premier plan. [...] L'espace vide qui occupe certains de ses premiers tableaux laisse progressivement affluer des images de la réalité (rues, villes, échafaudages, bibliothèques) qui, à leur tour, se décantent, perdent leur aspect figuratif pour redevenir une expression de l'espace, espace labyrinthe cette fois. Cette peinture extrêmement élaborée livre son message d'angoisse au niveau même de la touche. Le pinceau, léger ou insistant, sillonne la toile, des lignes discontinues esquissent des directions multiples, tandis que la couleur, d'une gamme très variée et chaque fois très complexe, suggère cette même atmosphère d'élans brisés indéfiniment recommencés. [...] En 1976, elle acheva la réalisation des vitraux de l'église Saint-Jacques, à Reims.
Dictionnaire de la peinture française. La peinture française du Moyen Âge à nos jours, Paris, Larousse, 1989, p. 500-501.

- Bernard Dorival, L'École de Paris au Musée National d'Art moderne, Paris, Somogy, 1961, p. 260 pour le commentaire du tableau Jardins suspendus de 1955.
- Jean-Jacques Lévêque, "La maison parisienne de Vieira da Silva et d'Arpad Szenes : deux ateliers et une salle de séjour aménagés avec tendresse", dans Galerie des Arts, n° 27, juillet-août-septembre 1965, p. 33-38.

mardi 5 mai 2026

le Portement de croix de Hans Ruprecht Hoffmann à N.-D. de Trèves


Le Portement de croix, détail  du monument funéraire de Barthélemy de La Leyen, décédé en 1587
œuvre de Hans Ruprecht Hoffmann, terminée en 1610 
Église Notre-Dame de Trèves, Allemagne
(photo JLJ)
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À comparer avec le Portement de croix du retable du maître-autel de l'église de Manderen : 
Jacques Carel, "L'église de Manderen et son mobilier sculpté", dans Les Cahiers Lorrains, 1982, 2e trimestre, p. 151.

Louise Nevelson, Caisse avec cinq balustres


 Louise Nevelson, Case with Five Balusters
1959, bois peint, 70,2 x 159,1 x 24,1 cm
Walker Art Center, Minneapolis, Minnesota
Exposition Louise Nevelson. Mrs N's Palace
Centre Pompidou-Metz
24 janvier - 31 août 2026

saint François, vitrail de l'église Saint-Baudier de La Maxe, Moselle


 Saint François d'Assise montrant ses stigmates
Église Saint-Baudier - La Maxe, Moselle