dimanche 26 avril 2026

genêt en fleur

la boîte à livres de la mairie de Cattenom


La boîte à livres de la mairie de Cattenom

samedi 25 avril 2026

Victor Brauner, Le tout dans le tout



Victor Brauner (Pietra-Naemtz, Roumanie, 1903 - Paris, 1906), Tot în tot [Le tout dans le tout]
1945, bronze et peinture dorée, cire perdue, 37 x 9 x 29 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027
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Victor Brauner, La base et le sommet, 1964


Victor Brauner, Dynamisme de l'invisibilité, 1964

Sarane Alexedrian, "Brauner, du surréalisme à une mythologie nouvelle", dans Galerie des Arts, n° 24,  avril 1965, p. 5-8.


Victor Brauner, Tout terriblement, 1948

Gérard Durozoi, Victor Brauner, dans Dictionnaire de l'Art Moderne et Contemporain, Paris, Hazan, 1992, p. 91-92.

le texte de Sylvie Germain à commenter pour le bac de français 2022

     Ils étaient hommes des forêts. Et les forêts les avaient faits à leur image. À leur puissance, leur solitude, leur dureté. Dureté puisée dans celle de leur sol commun, ce socle de granit d’un rose tendre vieux de millions de siècles, bruissant de sources, troué d’étangs, partout saillant d’entre les herbes, les fougères et les ronces. Un même chant les habitait, hommes et arbres. Un chant depuis toujours confronté au silence, à la roche. Un chant sans mélodie. Un chant brutal, heurté comme les saisons, - des étés écrasants de chaleur, de longs hivers pétrifiés sous la neige. Un chant fait de cris, de clameurs, de résonances et de stridences. Un chant qui scandait autant leurs joies que leurs colères. 
     Car tout en eux prenait des accents de colère, même l’amour. Ils avaient été élevés davantage parmi les arbres que parmi les hommes, ils s’étaient nourris depuis l’enfance des fruits, des végétaux et des baies sauvages qui poussent dans les sous-bois et de la chair des bêtes qui gîtent dans les forêts ; ils connaissaient tous les chemins que dessinent au ciel les étoiles et tous les sentiers qui sinuent entre les arbres, les ronciers et les taillis et dans l’ombre desquels se glissent les renards, les chats sauvages et les chevreuils, et les venelles que frayent les sangliers. Des venelles tracées à ras de terre entre les herbes et les épines en parallèle à la Voie lactée, comme en miroir. Comme en écho aussi à la route qui conduisait les pèlerins de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils connaissaient tous les passages séculaires creusés par les bêtes, les hommes et les étoiles. 
     La maison où ils étaient nés s’était montrée très vite bien trop étroite pour pouvoir les abriter tous, et trop pauvre surtout pour pouvoir les nourrir. Ils étaient les fils d’Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse. 
Sylvie Germain, Jours de colère, Folio Gallimard, p. 87-88. Les trois noms et l'adjectif en bleu sont ceux que certains élèves ne savaient pas définir !

Jim Dine, Grand singe, Policier, Médecin, Soldat, Moi







 Jim Dine, Ape, Police, Doctor, Soldier, Me
1997, polyptique,  huile et charbon sur toile et bois
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027
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Jim Dine (né à Cincinnati, Ohio, en 1935). Arrivé à New York en 1958, il conçoit d'abord, sur les traces de Cage et de Rauschenberg, et en même temps que Kaprow et Oldenburg, plusieurs Happenings (dont The Car Crash, 1960) qui, combinant la peinture et le théâtre dans un environnement sculptural et sonore, requièrent une participation des spectateurs. Mais l'essentiel de la production de Dine reste une œuvre graphique et picturale, dont le motif est l'objet familier. Le travail de la matière picturale y est toujours manifeste, et le tableau prend souvent une dimension sculpturale lorsque des objets sont fixés sur la toile, où placés sur une tablette devant la peinture. L'œuvre de Dine témoigne d'une démarche conceptuelle - exposant volontiers l'écart entre le motif et sa représentation - qui n'est jamais dépourvue d'humour. 
Dictionnaire de l'Art moderne et contemporain, Hazan, 1992, p. 182-183.

un bestiaire monstrueux dans "L'Enfant Méduse" de Sylvie Germain


Chapiteau de la salle capitulaire de Saint-Remi de Reims (Musée Saint-Remi)


Chapiteau du chœur de l'église Saint-Pierre de Chauvigny (Vienne)


Lion à tête humaine attaqué par un loup - chapiteau de la croisée de l'église de Marignac
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"Les chapiteaux du sanctuaire sont sculptés ; un bestiaire se contorsionne dans la pierre. Les oiseaux tordent leurs cous fluxueux et longs comme des serpents ; des bestioles hybrides, mi-bouc, mi-poisson,  ours à crinières de lions, crapauds griffus et vipères ailées, mordent le vide à plein crocs ou bien leurs propres queues ; des faces barbues,  hirsutes et cornues exorbitent leurs yeux et exhibent d'épaisses langues recourbées. Leurs gueules à tous sont béantes, ils ont faim de ténèbres. Leurs yeux sont affolés, révulsés de famine et de rage, ils ne reçoivent nulle pitance."
Sylvie Germain, L'Enfant Méduse, Folio, 1999, p. 185.

Pour la photo du chapiteau de Saint-Remi de Reims : Champagne romane, La Pierre-qui-Vire, éditions Zodiaque, 1981,  pl. 76.
Pour celle du chapiteau de Saint-Pierre de Chauvigny : Haut-Poitou roman, La Pierre-qui-Vire, éditions Zodiaque, 1975, pl. 79.
Pour celle du chapiteau de l'église de Marignac : V.-H. Debidour, Le Bestiaire sculpté du Moyen Âge en France, Paris, Arthaud,1961, p. 353, fig. 477.

vendredi 24 avril 2026

Maurizio Cattelan, Stadium


Maurizio Cattelan, Stadium
baby-foot qui se joue à onze contre onze
1991, bois, acrylique, acier, papier et plastique - 100 x 651 x 120 cm
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz - 8 mai 2025 > 2 février 2027

Michelangelo Pistoletto, Trois enfants pendus


 Michelangelo Pistoletto, Tre bambini impiccati
2004, sérigraphie sur super miroir en acier inoxydable, 400 x 300 cm
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz
8 mai 2025 - 2 février 2027

les petites cellules grises


 François Bouvet, Coupe anatomique montrant les petites cellules grises
encre - 80 x 80 cm
Galerie Virelay - 3, place de l'Étang-Saint-Jean - Nancy

jeudi 23 avril 2026

Vézelay dans "Le Monde sans vous" de Sylvie Germain

 

Construction de l'arche de Noé, chapiteau de l'église abbatiale de Vézelay

"Ce fut vers onze ans que mon père découvrit Vézelay. Il s'y était rendu à bicyclette avec son père à travers la vallée de la Cure. Mais sitôt atteint, ce but de promenade se retourna en nouveau point de départ. Ce fut pour lui sa première rencontre avec la beauté, avec la démesure de la beauté. Il connaissait alors la ville et la campagne, et la beauté propre à chacune. Mais cette beauté-là, immense, insolite, dressée à la croisée du ciel et de la terre, des hommes et du divin, il ne l'avait encore jamais approchée, peut-être même pas soupçonnée. Il ressentit ce même étonnement qui autrefois saisissait les pèlerins en route vers Saint-Jacques de Compostelle. Vézelay était une halte sur leur parcours de dévotion. Ils allaient de mystère en mystère. Et la basilique élevée sur la colline qu'ils qualifiaient de sacré était par excellence un lieu de mystère. Elle prétendait abriter dans sa crypte les reliques de celle qui fut appelée l'Amica Christi, Marie-Madeleine, et se voulait le corps second de la sainte. Un corps de gloire, magnifié dans la pierre, visible jusqu'à l'admirable. Un corps de pierre écrite, d'une écriture tout à la fois naïve et très savante, murmurant entre les lignes de sa légende sainte, toute de figures et de personnages, un autre récit, tout de symboles et de nombres. Un corps paré de fantaisie apparente, mais bâti et sculpté selon la plus rigoureuse arithmétique. 
Et lui, l'enfant venu à bicyclette, resta confondu par ce grand corps de pierre blanche proliférant de signes, de chiffres et de marques qu'il ne savait pas lire. Il regardait, et son regard était remis au monde. Les cadres du visible, qui jusqu'alors lui avaient été familiers, d'un  coup se trouvait renversés ; ils éclataient. Son regard découvrait le mystère du visible, la force inouïe mûrissant dans les formes, l'infini enclos à l'intérieur des lignes, la vitesse filant au cœur de l'immobilité. L'espace se révélait vigueur, clarté, clameur et élan. Il venait d'apprendre à voir."
Sylvie Germain, Le Monde sans vous, Albin Michel, 2911, p. 99-100.

Pour la photo du chapiteau de Vézelay : 
Raymond, Oursel, Bourgogne romane, 7e édition, La Pierre-qui-Vire, Éditions Zodiaque, 1979, pl. 102. 

Louise Nevelson, une terre cuite peinte et gravée


Louise Nevelson, Terre cuite peinte et gravée
Exposition Louise Nevelson. Mrs N's Palace
Centre Pompidou-Metz
24 janvier - 31 août 2026

branches fleuries de pommier sauvage


Sophie Taeuber-Arp, Tête dada 1920

 

Sophie Taeuber-Arp, Tête dada 1920
bois tourné et peint, h = 29,43 cm, d = 14 cm
Musée National d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz : 8 mai 2025 - 2 février 2027

mercredi 22 avril 2026

mailles rompues sur fond noir


François Bouvet,  Mailles rompues sur fond noir
2026 - tableau numérique - 95 x 95 cm
Galerie Virelay - 3, place de l'Étang-Saint-Jean - Nancy  

Maurizio Cattelan, Shadow



 Maurizio Cattelan, Shadow
2023, platine silicone, fibre de verre, acier, cheveux naturels, vêtements, aliments et réfrigérateur
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz
8 mai 2025 - 2 février 2027

Maurizio Cattelan, Kaputt, chevaux naturalisés


 Maurizio Cattelan, Kaputt
2013, vue partielle des cinq chevaux empaillés, la tête encastrée dans le mur,
comme s'ils avaient manqué leur saut 
Cattelan détourne ici l'iconographie du trophée de chasse pour en révéler l'absurdité.
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz - 8 mai 2025 > 2 février 2027

sainte Marguerite, vitrail de l'église de La Maxe, Moselle


 Sainte Marguerite de Hongrie
vitrail de Michel Thiria, Metz, 1901
Église Saint-Baudier - La Maxe, Moselle 

mardi 21 avril 2026

Nancy, site patrimonial remarquable


Martine Tronquart, Yann Vaxelaire, Nancy,  Site patrimonial remarquable
Éditions Libel, 2026 

Louise Nevelson, An American Tribute to the British People





 Louise Nevelson, An American Tribute to the British People
1960-1964, bois peint en doré, 311 x 442,4 x 92 cm
Tate, Londres
Exposition Louise Nevelson. Mrs N's Palace
Centre Pompidou-Metz
24 janvier - 31 août 2026

Louise Nevelson, née Berliawsky (Kiev, 1899 -  New York, 1988). Sculptrice américaine d'origine russe. Elle arrive aux États-Unis en 1905. Après dix ans d'un mariage malheureux, elle quitte son mari et se consacre à la sculpture. Souffrant durement du manque de soutien financier et critique, pour les artistes femmes en Amérique dans les années trente et quarante, elle se sent néanmoins appelée à créer et à exprimer un point de vue féminin. Elle étudie brièvement aux côtés de Hofmann et travaille un moment en Europe, pour le cinéma, ce qui la rend sensible à l'importance de l'environnement. Lancée comme sculptrice par le marchand Karl Nierendorf en 1941-1948, elle commence à utiliser des débris et objets trouvés dont elle fait des assemblages. Elle encadre ceux-ci dans des boîtes empilées, mettant ainsi au point, à partir de 1957, son style définitif : d'immenses sculptures murales, chargées de la même valeur ritualiste ou totémique que les peintures de ses collègues expressionnistes abstraits. 
Dictionnaire de l'art moderne et contemporain, Paris, Éditions Hazan, 1992, p. 447.

François-Xavier Lalanne, Troupeau de moutons


 François-Xavier Lalanne (Agen, 1927 - Ury, 2008), Troupeau de moutons
1979, peau de mouton, métaux et bois, dimensions variables
Musée National d'Art moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz
8 mai 2025 - 2 février 2027
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Voir le Centaure de François-Xavier Lalanne dans le parc de la Villa Vauban à Luxembourg-Ville.

Maurizio Cattelan, Il Bel Paese


Maurizio Cattelan, Il Bel Paese
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz - 8 mai 2025 > 2 février 2027

lundi 20 avril 2026

Louise Nevelson, Dawn's Wedding Chapel II



 Louise Nevelson, Dawn's Wedding Chapel II
1959, bois peint en blanc, 294,3 x 212,1 x 26,7 cm
Whitney Museum of American Art, New York
Exposition Louise Nevelson. Mrs N's Palace
Centre Pompidou-Metz
24 janvier - 31 août 2026

Joan Mitchell, Sylvie's Sunday


 Joan Mitchell, Sylvie's Sunday [Le dimanche de Sylvie]
1976, huile sur toile, diptyque, 280,5 x 442 x 3 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027
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Joan Mitchell (Chicago, 1925 - Paris, 19982). Après ses études à l'Art Institute de Chicago (1944-1947), elle effectue un premier voyage en Europe et découvre Cézanne, Van Gogh et Kandinsky. Momentanément installée à New York , elle se lie ensuite avec Gorky, De Kooning et Kline, qui l'initient aux variantes de l'Expressionnisme abstrait. Elle vient en France en 1956, et s'installe d'abord à Paris, puis, à partir de 1969, à Vétheuil où l'attire le souvenir de Monet, tandis qu'elle commence à exposer régulièrement à la galerie J. Fournier. De l'Expressionnisme abstrait, elle garde une tendance au travail gestuel, mais son geste est mesuré, ne traçant jamais, en se développant, une courbe complète : elle le scinde au contraire en coups de brosse locaux, à la fois décisifs et inquiets. Au lieu de couvrir l toile, elle produit des concentrations colorées, vouées à l'évocation abstraite du paysage et des impressions qu'il génère. 
Ses toiles sont souvent de grand format, ou montées en diptyques et polyptyques. La matière picturale y est exaltée jusque dans les dissonances chromatiques, et Mitchell joue souverainement d'une mobilité frémissante et tactile sur des fonds modulés en transparence.
Dictionnaire de l'Art moderne et contemporain, Paris, Hazan, 1992, p. 422-423. La Grande Vallée, 1984, huile sur toile, diptyque.

François Morellet, Sphère-trames


François Morellet, Sphère-trames
1972, aluminium, diamètre 245 cm
Musée de Grenoble
Exposition François Morellet 100 pour Cent
Centre Pompidou-Metz - 3 avril > 28 septembre 2026

dimanche 19 avril 2026

une installation de pneus usagés au Centre Pompidou-Metz !


Au Centre Pompidou-Metz  !!!