mardi 21 juillet 2026

le monument du général Blaise au cimetière de Saint-Mihiel





Monument funéraire du général Nicolas Jean Henri Blaise (Saint-Mihiel, 1812 - Neuilly / Marne, 1870)
buste et statues de Martin Pierson, Vaucouleurs, 1873
Cimetière des Abasseaux - Saint-Mihiel

saint Simon Stock, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


 Saint Simon Stock tenant un scapulaire
sixième général de l'Ordre des Carmes, fondateur et propagateur de la dévotion du scapulaire
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville 

ste Thérèse d'Avila, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse



Sainte Thérèse d'Avila
elle a comme attributs un dard de feu et son traité intitulé Le Château intérieur
DONAVIT  MARIA  THERESA  DE  LA  GIRAUDIERE
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

Est-ce Marie-Thérèse Goranflaux de la Giraudière (1866-1951) la donatrice de ce vitrail ? Les armes : d'or au lion passant de sinople, armé et lampassé de ? Le timbre : casque taré à 7 grilles ? et une croix de Lorraine ? Les supports : deux sauvages, leurs massues posées sur l'épaule.

"Quoique j’aie très souvent le bonheur de jouir de la présence des anges, je ne les vois que par une vision intellectuelle, semblable à celle dont j’ai parlé précédemment. Dans celle-ci, le Seigneur voulut que l’ange se montrât sous cette forme : il n’était point grand, mais petit et très beau ; à son visage enflammé, on reconnaissait un de ces esprits d’une très haute hiérarchie, qui semblent n’être que flamme et amour. Il était apparemment de ceux qu’on nomme chérubins ; car ils ne me disent pas leurs noms. Mais je vois bien que dans le ciel il y a une si grande différence de certains anges à d’autres, et de ceux-ci à d’autres, que je ne saurais le dire. Je voyais dans les mains de cet ange un long dard qui était d’or, et dont la pointe en fer avait à l’extrémité un peu de feu. De temps en temps il le plongeait, me semblait-il, au travers de mon cœur, et l’enfonçait jusqu’aux entrailles ; en le retirant, il paraissait me les emporter avec ce dard, et me laissait tout, embrasée d’amour de Dieu. La douleur de cette blessure était si vive, qu’elle m’arrachait ces gémissements dont je parlais tout à l’heure : mais si excessive était la suavité que me causait cette extrême douleur, que je ne pouvais ni en désirer la fin, ni trouver de bonheur hors de Dieu. Ce n’est pas une souffrance corporelle, mais toute spirituelle, quoique le corps ne laisse pas d’y participer un peu, et même à un haut degré. Il existe alors entre l’âme et Dieu un commerce d’amour ineffablement suave. Je supplie ce Dieu de bonté de le faire goûter à quiconque refuserait de croire à la vérité de mes paroles. Les jours où je me trouvais dans cet état, j’étais comme hors de moi ; j’aurais voulu ne rien voir, ne point parler, mais m’absorber délicieusement dans ma peine, que je considérais comme une gloire bien supérieure à toutes les gloires créées."
Sainte Thérèse d'Avila, Livre de la vie, chap. 29 : la transverbération.

des sculptures de Michel Laurent aux Prémontrés de Pont-à-Mousson







Michel Laurent, Sculptures dans le jardin de la cour d'honneur
Abbaye des Prémontrés - Pont-à-Mousson

saint Bernard, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


 Saint Bernard de Clervaux
tenant un phylactère où est inscrite sa devise : DE  MARIA  SATIS  NUNQUAM
(de Marie, on ne peut jamais en dire assez)
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

Mougin, Coq, une faïence exposée aux Prémontrés de Pont-à-Mousson


Mougin, Coq
faïence émaillée, 168.S 
Exposition Joseph et Pierre Mougin, Les sorciers du feu
Prémontrés de Pont-à-Mousson - 11 juillet > 20 septembre 2026

Jacques G. Peiffer, Les Frères Mougin, sorciers du grand feu. Grès et porcelaine, 1898-1950, Dijon, Éditions Faton, 2001, p. 106-107.

lundi 20 juillet 2026

Lévy-Dhurmer, Vase La Mer, édition Mougin


Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953), Vase La Mer, avec quatre médaillons
édition de Joseph Mougin, 149.J - vers 1922, atelier de Lunéville
Exposition Joseph et Pierre Mougin, Les sorciers du feu
Prémontrés de Pont-à-Mousson - 11 juillet > 20 septembre 2026

Flaubert conseille la lecture de Spinoza

"À propos de Spinoza (un fort grand homme, celui-là), tâchez de vous procurer  sa biographie par Boulainvilliers. Elle est dans l'édition latine de Leipsick. Émile Saisset a traduit, je crois, l'Éthique. Il faut lire cela. L'article de Mme Coignet, dans la Revue de Paris, était bien insuffisant. Oui, il faut lire Spinoza. Les gens qui l'accusent d'athéisme sont des ânes. Gœthe disait : « Quand je me sens troublé, je relis l'Éthique ». Il vous arrivera peut-être, comme à Gœthe, d'être calmée par cette grand lecture. J'ai perdu, il y a dix ans, l'homme que j'ai le plus aimé au monde, Alfred Le Poittevin. Dans sa maladie dernière, il passait ses nuits à lire Spinoza."
Gustave Flaubert, Lettre 4 novembre 1857 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

le dogme de l'Immaculée Conception, vitrail de l'église Notre-Dame de Metz


MACVLA  NON  EST  IN  TE 




Ubi primum de 1849 ?
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Ineffabilis Deus est une constitution apostolique de Pie IX définissant ex cathedra le dogme de l'Immaculée Conception de Marie. Le décret fut promulgué le 8 décembre 1854, à la date de la fête de l'Immaculée Conception.
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Vitrail du dogme de l'Immaculée Conception, proclamé par Pie IX en 1854
Charles Laurent Maréchal, Metz, 1856
Église Notre-Dame-de-l'Assomption - Metz  

vitrail de Notre-Dame de Verdun de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville


Notre-Dame de Verdun
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

la verrière de la rosace sud de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


 La verrière de la rosace du bras sud du transept
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

La Boîte à Madeleines de Commercy, Meuse

 



La Boîte à Madeleines - Zins
ZAE La Louvière - Commercy, Meuse

dimanche 19 juillet 2026

un plaisancier sur la Moselle


l'assiette patronymique du Musée de Commercy



Une hotte avec une houe et un croc (appelé ka en Lorraine) entre deux ceps de vigne
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Assiette patronymique en faïence, marquée M.A.O. - attribuée à une faïencerie de l'Argonne ?
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

sainte Lucie, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


 Sainte Lucie,
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

samedi 18 juillet 2026

la rage de conclure, dénoncée par Flaubert

"Les gens légers, bornés, les esprits présomptueux et enthousiastes veulent en toute chose une conclusion ; ils cherchent le but de la vie et la dimension de l'infini. Ils prennent dans leur pauvre petite main une poignée de sable et ils disent à l'Océan : « Je vais compter les grains de tes rivages. » Mais comme les grains leur coulent entre les doigts et que le calcul est long, ils trépignent et ils pleurent. Savez-vous ce qu'il faut faire sur la grève ? Il faut s'agenouiller ou se promener.
Aucun grand génie n'a conclu et aucun grand livre ne conclut, parce que l'humanité elle-même est toujours en marche et qu'elle ne conclut pas. Homère ne conclut pas, ni Shakespeare, ni Gœthe, ni la Bible elle-même."
Gustave Flaubert, Lettre du 18 mai 1857 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

"Le livre de mon ami Renan [Vie de Jésus] ne m'a pas enthousiasmé comme il a fait du public. J'aime que l'on traite ces matières  avec plus d'appareil scientifique. Mais, à cause même de sa forme facile, le monde des femmes et des légers lecteurs s'y est pris. C'est beaucoup  et je regarde comme une grande victoire pour la philosophie que d'amener le public à s'occuper de pareilles questions.
Connaissez-vous la Vie de Jésus du docteur Strauss [traduite par Émile Littré en 1839] ? Voilà qui donne à penser et qui est substantiel ! Je vous conseille cette lecture aride, mais intéressante au plus haut degré. Quant à Mlle de la Quintinie... [de George Sand] franchement, l'Art ne doit servir de chaire à aucune doctrine sous peine de déchoir ! On fausse toujours la réalité quand on veut l'amener à une conclusion qui n'appartient qu'à Dieu seul. Et puis, est-ce avec des fictions qu'on peut parvenir à découvrir la réalité ? L'histoire, l'histoire et l'histoire naturelle ! Voilà les deux muses de l'âge moderne. C'est avec elles que l'on entrera dans des mondes nouveaux. Ne revenons pas au Moyen Âge. Observons, tout est là. Et après des siècles d'études il sera peut-être donné à quelqu'un de faire la synthèse. La rage de vouloir conclure est une des manies les plus funestes et les plus stériles qui appartiennent à l'humanité. Chaque religion et chaque philosophie a prétendu avoir Dieu à elle, toiser l'infini et connaître la recette du bonheur. Quel orgueil et quel néant ! Je vois, au contraire, que les plus grands génies et les plus grandes œuvres n'ont jamais conclu. Homère,  Shakespeare, Gœthe, tous les fils aînés de Dieu (comme dit Michelet) se sont bien gardés de faire autre chose que représenter. Nous voulons escalader le ciel ; eh bien, élargissons d'abord notre esprit et notre cœur ! Hommes d'aspirations célestes, nous sommes tous enfoncés dans les fanges de la terre jusqu'au cou. La barbarie du Moyen Âge nous étreint encore par mille préjugés, mille coutumes. La meilleure société de Paris en est encore à « remuer le sac » qui s'appelle maintenant les tables tournantes. Parlez du progrès après cela ! Et ajoutez à nos misères morales les massacres de la Pologne, la guerre d'Amérique, etc."
Gustave Flaubert, Lettre du 23 octobre 1863 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

De longs développements sur les tables tournantes dans Le 19e siècle à travers les âges de Philippe Muray, Denoël, 1984.

le savetier et sa femme, ivoires du Musée de Commercy



Le savetier et sa femme
ivoires, signés du monogramme C.A.,  Danemark,  XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

les vitraux de la salle des fêtes de la mairie d'Euville, Meuse


vitraux des impostes des fenêtres
trois vitraux sur les sept : quatre ramures de platane, trois ramures de figuier 


ramure de figuier


ramure de platane et signature d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1907
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Les vitraux de la salle des fêtes de la mairie d'Euville, Meuse

vendredi 17 juillet 2026

la statue de Jeanne d'Arc de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


Jeanne d'Arc
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse

assiette en faïence aux deux oiseaux perchés, du Musée de Commercy


 Assiette aux deux oiseaux perchés
faïence à émail stannifère, attribuée à Lunéville ou à sa région, début XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

saint François d'Assise, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville




Saint François d'Assise aux stigmates
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
DONAVERUNT  FILLI  FRANCISCI  MICAULT 
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse  

le lys, emblème de la Vierge Marie, vitrail de l'église d'Euville


 Le Lys, emblème de la Vierge Marie
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

jeudi 16 juillet 2026

le camping municipal de Thionville


une assiette en porcelaine de Sèvres du Musée de Commercy


 Assiette en porcelaine dure de Sèvres
1844
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

la rampe aux feuilles de chêne d'Edgar Brandt à la mairie d'Euville



 Edgar Brandt, Rampe en fer forgé, aux glands et feuilles de chêne, de l'escalier d'honneur
Mairie d'Euville, Meuse