dimanche 28 mai 2017

saint Eloi et le maréchal-ferrant


Saint Éloi  et le maréchal-ferrant
détail d'un vitrail de Joseph Benoit, Nancy, 1932-1936
Église Saint-Maximin de Jarny, Meurthe-et-Moselle

l'église romane Saint-Remy d'Olley


plan sommaire d'après le cadastre - S = sacristie à l'est de l'absidiole sud


la travée du chœur précédant l'abside a une voûte en berceau et non en arêtes



tour-clocher de 1846-1848



travées 2 à 4 de la nef


troisième travée de la nef


la nef vue du bas-côté gauche



transept et chevet vus du nord-est


l'abside avec ses arcatures lombardes, cordons d'arceaux portés par des lésennes



oculus à deux mouchettes de l'armoire eucharistique


meurtrière à redents du mur ouest du croisillon nord


meurtrière à redents du mur ouest du croisillon sud
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L'église d'Olley est la seule église romane lorraine qui soit couverte de grandes voûtes d'arêtes. Une charte de Thierry, évêque de Verdun (1046-1089), non datée, mais que l'on place habituellement entre 1050 et 1073, autorisa Walon, abbé de Saint-Arnould de Metz (v. 1050-v.1099), à établir une communauté de moines dans la paroisse d'Olley, qui dépendait alors de son diocèse, et en même temps, à construire une autre église pour les paroissiens.
On considère généralement l'église actuelle d'Olley comme étant celle qui fut ainsi construite. Cela ne peut être exact qu'en partie.
Telle qu'elle se présente à nous, cette église se compose d'une nef avec bas-côtés, comprenant cinq travées, d'un transept aux croisillons très proéminents, le tout entièrement voûté d'arêtes, et d'une abside assez profonde, dont le cul-de-four est précédé d'une voûte en berceau ; cette abside est accompagnée de deux absidioles qui ne sont pas dans l'axe des bas-côtés, mais au milieu du mur oriental de chacun des croisillons du transept. 
A l'origine, la nef n'avait que quatre travées. En 1844, le clocher qui s'élevait sur la première, au couchant, menaçait ruine. Il fut décidé de le reconstruire, non sur l'emplacement de l'ancien, mais un peu en avant, avec l'intention de rebâtir entièrement l'église, ou tout au moins le nef, sur de nouveaux plans. Le projet avait déjà reçu un commencement d'exécution, l'ancien clocher était démoli et le nouveau reporté un peu plus en avant, s'élevait à environ cinq mètres du sol, lorsque, sur l'intervention de la commission archéologique de la Moselle et de l'Académie de Metz, le préfet de la Moselle ordonna de suspendre les travaux. La commune résista. Sur ces entrefaites, une grande partie de la vieille nef, mal étayée, s'écroula. Après une lutte assez vive, le préfet et les sociétés savantes finirent par imposer la reconstruction de la nef et du clocher dans leur état primitif - ou approchant - avec cette seule différence que le clocher serait élevé sur le nouvel emplacement, qui formerait une cinquième travée à l'ouest de la nef. Les travaux furent terminés en 1848.
Il faut donc se méfier beaucoup de la nef, qui est presque entièrement moderne, d'autant qu'avant ces derniers travaux, les anciens collatéraux avaient été surélevés pour recevoir une seule et mêle toiture avec la grande nef, et que, dans la nouvelle construction, on a donné aux uns et aux autres une toiture distincte. Un relevé de l'ancienne façade et de l'ancien clocher annexé au dossier de cette affaire aux archives de Meurthe-et-Moselle, montre au surplus que la façade et le clocher actuels, déplacés et reconstruits de toutes pièces, comme on l'a vu, ne reproduisent pas scrupuleusement l'état ancien.
On peut toutefois supposer que, dans ses dispositions essentielles, la nef actuelle est à peu près conforme à son état primitif, et que même certaines de ses parties ont pu être conservées.
Les grandes arcades, en plein cintre et à arêtes vives, percées à cru dans des murs fort épais, retombent sur des piliers carrés, très élevés, aux impostes moulurées.
La nef, qui est très étroite (3 m 30) et très surélevée, a ses travées carrées, ou à peu près ; celles des bas-côtés, qui ne sont guère moins larges (2 m 70), sont par conséquent légèrement barlongues dans le sens longitudinal, ce qui ne gênait pas beaucoup pour y établir des voûtes d'arêtes, celles-ci étant construites à la mode du pays, en moellonnage enduit. Chaque voûte est séparée de la suivante par un arc doubleau très large et très plat ; aux bas-côtés, ces arcs doubleaux retombent d'une part sur le pilier carré qui porte les grandes arcades, de l'autre, contre le mur extérieur, sur un piédroit ou bandeau également large et plat, à imposte moulurée. La retombée des arcs doubleaux de la nef se fait sur des piédroits semblables, qui descendent le long des murs goutterots, jusque sur l'imposte des piliers, et qui ont pour imposte le cordon mouluré qui règne tout le long de l'église sous la lunette des voûtes. Une petite fenêtre romane est percée dans chacune de ses lunettes, tout en haut, au point que sa partie supérieure est mordue par l'intrados de la voûte.
Chacun des croisillons du transept a deux travées voûtées, et l'arc doubleau séparatif de celles-ci se trouve juste dans l'axe des absidioles. Il n'a donc pas pu avoir de support partant de fond, et il s'arrête fort gauchement sur le cordon mouluré qui fait le tour de l'église, sous la lunette des voûtes.
Enfin, chose extrêmement étrange, l'abside principale, dont le cul-de-four est engendré par l'arc doubleau oriental du transept, atteint une hauteur disproportionnée avec sa largeur et absolument insolite.
Vue à l'intérieur - sans même parler de la nef qui est presque entièrement moderne - cette architecture respire un air de santé, de vigueur, présente une perfection, dans son extrême simplicité, dont on ne peut ne pas être frappé ; les arcs sont bandés, les voûtes sont jetées avec une très grande précision ; les moulures franches et nettes, sont profilées avec un art consommé.
Si l'on passe à l'extérieur du transept et des absides, l'impression est tout autre : la pauvreté de leur construction est loin de répondre à la perfection que nous avons constatée à l'intérieur : cette partie de l'édifice porte en outre les marques de remaniements évidents.
On y distingue cependant parfaitement des vestiges d'une construction fort ancienne en grossier moellonnage crépi, avec des restes de cordons d'arceaux qui sont comme moulés tant bien que mal dans le moellonnage et qui se raccordent vaille que vaille à des bandes verticales en pierre grossièrement taillée.
Celui qui est sur le mur oriental du transept a dû à l'origine former le couronnement de celui-ci. Tout ce qui se trouve au-dessus est une surélévation postérieure. Or, sans parler de l'étage qui, comme dans beaucoup d'églises lorraines, a été élevé à une certaine époque au-dessus des voûtes du transept, dans un but probablement de défense, ce cordon d'arceaux se trouve beaucoup plus bas que les clefs des hautes voûtes actuelles. Celles-ci passent au-dessus de la fenêtre romane, percée dans le pignon du transept, au-dessus d'une autre fenêtre plus grande, à deux lobes. Il faut remarquer, au surplus, que, dans les pignons du transept, les petits contreforts d'angles s'arrêtent exactement au même endroit. Ce cordon d'arceaux date donc d'un temps où le transept n'était pas voûté. On peut faire la même observation pour l'abside principale, où le cordon d'arceaux qui devait se trouver primitivement à la hauteur de la clef du cul-de-four, immédiatement sous la toiture, est beaucoup plus bas que celle du cul-de-four actuel. Il est aisé de voir que ni les uns ni les autres ne sont plus à leur place respective.
De tout ce qui précède, il n'y a qu'une conclusion à tirer c'est que seuls les murs extérieurs du transept et de l'abside, jusqu'à la hauteur des cordons d'arceaux, et les absidioles appartiennent à l'église du XIe siècle. Celle-ci n'était pas voûtée, et ses proportions étaient normales. La nef avec ses voûtes et les voûtes du transept n'ont dû être construites que beaucoup plus tard - serait-ce à la suite d'un incendie ? - probablement vers le premier quart du XIIe siècle, avant que la croisée d'ogives ne soit connue, ou du moins répandue dans le pays. C'est alors qu'on a surélevé le transept et l'abside principale, pour mettre leurs voûtes à la hauteur de celles de la nef. Quant à la hauteur un peu excessive donnée aux bas-côtés, qui communique à toute l'église un élancement rare dans la région à l'époque romane, je ne puis lui découvrir d'autre raison que la hauteur qui a été donnée à la grande nef, afin de ne pas avoir un trop grand espace nu au-dessus des grandes arcades.
Cette église a une très grande importance, en premier lieu à cause du petit nombre d'édifices du XIe siècle subsistant en Lorraine, et en second lieu parce qu'elle présente le seul exemple d'une église de dimensions assez vastes entièrement voûtée d'arêtes, quoique après coup, probablement avant l'introduction de la croisée d'ogives dans le pays.

Georges Durand, Églises romanes des Vosges, Paris, 1913, p. 61-64.

Une remarque intéressante d'Hubert Collin :
Les grandes arcades de l'église d'Olley sont très comparables à celles de l'église de Cauroy-lès-Hermonville (Marne, arrondissement de Reims). Or cette dernière, comme celle d'Olley, remonte pour la nef au début du XIIe siècle. Par son plan, par son élévation intérieure et extérieure basilicale, l'église d'Olley est une église de la Champagne du nord.
Hubert Collin, Les Églises romanes de Lorraine, tome III, Nancy, 1984, p. 156.


Hubert Collin, Les églises rurales romanes du pays de Reims et des Ardennes, Charleville-Mézières, 1974, p. 77.





3, rue Georges-Dubois à Doncourt-lès-Conflans


Belle maison avec une tourelle d'angle en encorbellement

samedi 27 mai 2017

une maison de 1575 à Doncourt-lès-Conflans


Maison de 1575
6, rue Georges-Dubois
Doncourt-lès-Conflans, Meurthe-et-Moselle

l'épitaphe de Catherine Vernier à Olley


Épitaphe de Catherine Vernier dans l'ossuaire d'Olley
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ICI  GIST  VERTVEVSE
FEMME  CATHERINE
VERNIER  QVI  A  ESTÉ
42  ANS  VEFVE  DE  DEFF.
LE  SR  FREMY  NICOLAS
ELLE  A  FONDÉ  A  PERPE
TVITÉ  4  ANNIVERSAIREs
A  CELEBRER  AVX  4
TEMPS  DE CHACQVE
ANNÉE  DANS L' EGLISE
DE  CE  LIEV .  ELLE  MOV
RVT  LE  17  7BRE   1678
LE  SOIXENTE  ET
QVATORZIEME  DE
SON AGE
Pries  Dieu  pour sõ  ame


l'Annonciation de l'église de Jarny


Joseph Benoit, L'Annonciation
Nancy, 1932-1936
vitrail de l'église Saint-Maximin de Jarny, Meurthe-et-Moselle



vendredi 26 mai 2017

le chœur roman de l'église de Buzy



Chœur roman tardif à cinq pans de l'église Saint-Martin de Buzy
Buzy-Darmont, Meuse
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La nef et les quatre chapelles appartiennent au gothique flamboyant, ainsi que la tourelle d'escalier sud-ouest. Le portail et la tour-clocher sont de 1830.



la Fuite en Egypte de l'église de Jarny


Joseph Benoit, La Fuite en Égypte
Nancy, 1932
vitrail de l'église Saint-Maximin de Jarny, Meurthe-et-Moselle

la chapelle Notre-Dame-de-la-Bulle de Buzy, Meuse




Chapelle Notre-Dame-de-la-Bulle de Buzy
citée au XVIIe siècle, détruite à la Révolution, reconstruite en 1892
Buzy-Darmont, Meuse
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"Elle a été vendue et détruite à la Révolution ; la statue vénérée comme miraculeuse est encore à l'église paroissiale. Les actes paroissiaux mentionnent deux faits miraculeux, la résurrection d'enfants morts-nés, opérée à la chapelle Notre-Dame-de-la-Bulle le 9 août 1643 et le 22 novembre 1732, et attestée par plusieurs témoins oculaires."
N. Robinet, Pouillé du diocèse de Verdun, tome 1, Verdun, 1888, p. 504-505.

le monument aux morts de Jarny



Monument aux morts de Jarny, Meurthe-et-Moselle

jeudi 25 mai 2017

l'ossuaire d'Olley










 mur sud intérieur, épitaphe de Catherine Vernier (+1678), une table et trois consoles


les trois crânes du mur est


le crâne du mur nord


meurtrière de défense dans le mur ouest 


date de 1541 au-dessus d'un cadran solaire à l'angle sud-ouest, face sud
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L'ossuaire d'Olley, Meurthe-et-Moselle
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Il est situé à l'angle sud-ouest de l'ancien cimetière qui entoure l'église,  daté de 1541, couvert d'un toit en bâtière et épaulé par deux contreforts. A l'intérieur, deux épitaphes : celles de Catherine Vernier, décédée en 1678 et de François Nicolas, décédé en 1676 à l'âge de dix ans.

mercredi 24 mai 2017

le moulin de Ville-sur-Yron


La roue neuve du moulin de Ville-sur-Yron
Meurthe-et-Moselle

mardi 23 mai 2017

le cadran solaire du château de Moncel à Jarny


Cadran solaire déposé devant le château de Moncel
Jarny, Meurthe-et-Moselle


saint Jean-Baptiste de l'église d'Olley


Statue de saint Jean-Baptiste
bois doré - XVIIIe siècle
Église Saint-Remy d'Olley, Meurthe-et-Moselle

lundi 22 mai 2017

une porte de 1564 à Ville-sur-Yron



Porte d'une ferme au 24 rue de Metz à Ville-sur-Yron, Meutrthe-et-Moselle

épitaphe de Nicolas Pierron dans l'église d'Olley

 

Épitaphe de Nicolas Pierron sur un pilier de l'église Saint-Remy d'Olley, Meurthe-et-Moselle
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CY . DE VANT . GIST . LE . CORPS . DE HON
NESTE . PERSONNE . NICOLAS . PIERRON
VIVANT . LABOVREVR . DEMEVRANT . A . SAINCT
IEAN ESCHEVIN . DE . LESGLISE . DV
LIEV . QVI . MOVRVT . ESTANT . REFVGIE
A . CAVSE . DES . GVERRES . EN CELIEV
DOLLEY . AAGE . DE 60 . ANS . OVENVIRÕ
LE . IO . IOVR . DE FEBVRIER . I . 6 . 5 . 8 .
PRIEZ . DIEV . POVR . SON . AME
IDOTE . DE . VANCE . FEMME . AVDIT
DEFFVNT . A . FAICT FAIRE CET . EPITAPHE
MEMENTO  MORI
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Remarques.
Écriture très soignée, avec beaucoup de belles ligatures. Environ est abrégé avec une barre sur le O.
Avec cette épitaphe, on a un  exemple des misères subies par les Lorrains sous le règne de Charles IV (1624-1675).
Nicolas Pierrron était originaire de Saint-Jean-lès-Buzy, village situé à 2,5 km à l'ouest d'Olley.
Idote de Vance ou de Vancé ? Vance ou Vancé est inconnu en Lorraine.
Nicolas Pierron et Idote de Vancé étaient venus se réfugier à Olley, car l'église était fortifiée ainsi que son cimetière qui l'entourait. On peut voir des meurtrières aux murs de l'église et une meurtrière dans le mur ouest de l'ossuaire.
Sur l'église fortifiée d'Olley :
René Truttmann, "Églises fortifiées de l'Est de la France", dans Le Pays Lorrain, 1959, p. 33-34

dimanche 21 mai 2017

vitrail de la Vierge à l'Enfant de l'église d'Olley



Vierge à l'Enfant Jésus
Sancta Mater Dei
vitrail non signé de l'abside de l'église Saint-Remy d'Olley, Meurthe-et-Moselle
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C'est vraisemblablement Notre Dame de Benoîte-Vaux, car la Vierge tient une pomme dans la main droite ; mais c'est surtout dans sa façon de la tenir qui est significatif.
Inscription : ( Egredietur virga de radice Iesse ) et flos de radice eius ascendet , Isaïe, XI, 1. (Un rameau sortira de la souche de Jessé) et de ses racines poussera un surgeon.


L'image miraculeuse de N.D. de Benoistevaux
" Si la pomme, ô Marie, a fait nôtre malheur,
Le fruit de votre sein fait tout nôtre bonheur. "

Alain Brix, "Les pèlerinages à Benoîte-Vaux au XVIIe siècle", dans Le Pays Lorrain, 1974, p. 115-126. Image du pèlerinage au XVIIIe siècle p. 123.