mardi 14 juillet 2026

Charles Henri de Lorraine, prince de Vaudémont


Portrait de Charles-Henri de Lorraine, prince de Vaudémont (1649 - 1723)
peinture fin XVIIe-début XVIIIe siècle - collection de l'Hôpital Saint-Charles de Commercy

Charles-Henri de Lorraine, fils du duc Charles IV et de Béatrice de Cusance, est né à Bruxelles le 17 avril 1649. Connu sous le nom de prince de Vaudémont, il dispose, comme son père, de réels talents militaires. Charles IV aurait souhaité qu'il lui succède à la tête des duchés, mais par convention passée à Bonn le 7 janvier 1675, Charles-Henri de Lorraine se désiste en faveur de Charles de Lorraine, fils du duc Nicolas-François, le futur Charles V. Il s'est entre autres signalé pendant la guerre contre l'électeur palatin en 1665, puis au cours des conflits de Hongrie. Gouverneur du Milanais en 1698, il a été longtemps au service du roi d'Espagne pour le compte de qui il a mené plusieurs campagnes. Conscient de sa valeur, Louis XIV a plusieurs fois essayé de se l'attacher en lui offrant pensions et avantages. Suivant lettres patentes du 31 décembre 1707, le duc Léopold lui concède les terres, seigneurerie et principauté de Commercy et d'Einville avec leurs dépendances. Il fait construire le château de Commercy, qui sera sa résidence principale jusqu'à sa disparition, par l'architecte parisien Nicolas Dorbay entre 1708 et 1717, les travaux dirigés sur place par le bénédictin Léopold Durand. Il a été fait chevalier de la Toison d'Or. Étant venu à Nancy pour y passer l'hiver, il est décédé au Palais ducal le 14 janvier 1723. Il a été inhumé le lendemain en l'église des Chartreux de Bosserville où se trouvait déjà Anne-Elisabeth de Lorraine, qu'il avait épousée suivant contrat du 19 mars et célébration à Bar-le-Duc le 27 avril 1669.
D'après Georges Poull

il faut changer la devise de la République Française

Actuellement la devise de la République Française est :

LIBERTÉ   ÉGALITÉ   FRATERNITÉ

Il faudrait la remplacer par :

 ORDRE   TRAVAIL   LIBERTÉ   ÉGALITÉ   FRATERNITÉ   DEVOIR   JUSTICE

comme celle qui est inscrite en façade de la mairie d'Euville, Meuse :

lundi 13 juillet 2026

sainte Céline, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse



Sainte Céline de Laon, mère de saint Rémi
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
DONAVIT  CELINIA  VANDAME
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

Céline Vandame (1864-1928), du Tiers-Ordre de saint François, a offert le vitrail de sainte Céline et ses frères Henri Vandame (1858-1937), ecclésiastique, doyen du chapitre cathédrale de Lille, a offert le vitrail de saint Henri, André Vandame (1862-1908), brasseur à Lille, celui de saint André, pour cette église d'Euville. André Vandame était-il propriétaire de la malterie d'Euville ?

un lustre de Majorelle à la mairie d'Euville, Meuse


 Lustre à vasque et trois tulipes en verre, monture en fer forgé
atelier de Louis Majorelle, Nancy, 1910
Mairie d'Euville, Meuse

la cheminée de la salle des fêtes de la mairie d'Euville


Eugène Vallin, La cheminée de la salle de fêtes, vers 1907
Mairie d'Euville, Meuse


Eugène Vallin, Chaise, vers 1907

dimanche 12 juillet 2026

Notre-Dame de Benoîte-Vaux, vitrail de l'église d'Euville, Meuse


 Notre-Dame de Benoîte-Vaux
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

applique de la salle des fêtes de la mairie d'Euville, Meuse



Applique de la salle des fêtes
atelier Louis Majorelle, Nancy, 1910
Mairie d'Euville, Meuse

la mairie d'Euville, Meuse, une architecture Art nouveau



les vitraux des impostes sont d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1907


décor sculpté de feuilles de chêne et de platane


La façade Art nouveau de la mairie d'Euville, Meuse
Henri Gutton et Joseph Hornecker, architectes, Nancy - façade conçue par Eugène Vallin 
 1901-1903

saint Dominique, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse


Saint Dominique
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

samedi 11 juillet 2026

les frères Mougin, sorciers du feu, exposition aux Prémontrés de Pont-à-Mousson



st Raymond de Peñafort, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville


Saint Raymond de Peñafort, dominicain, tenant le livre des Decretales Gregorii
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

deux musiciens ambulants, ivoires du Musée de Commercy


Deux musiciens ambulants
ivoire habillé de bois brun, école de Simon Troger, Allemagne, XVIIIe s.
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

gourde en faïence de Montreuil - Musée de Commercy


 Gourde en faïence stannifère de grand feu
Montreuil, France, 4e quart du XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire - Commercy

vendredi 10 juillet 2026

Mme Pflaum en retrait du monde

"Le cellier [de Mme Pflaum], situé en plein cœur de l'appartement, recelait, compte tenu de la conjoncture, une quantité incroyable de victuailles : des jambons garnis de colliers de paprikas séchés, des saucisses et du lard fumé étaient suspendus en hauteur, juste au-dessous se trouvaient, en quantité suffisante pour soutenir un siège, des sacs de sucre, de farine, de sel et de riz, soigneusement alignés ; de chaque côté du buffet reposaient les sacs de café, de pavot, d'aromates, de pommes de terre et d'oignons, et enfin, pour couronner cette forteresse de victuailles, cette abondance, preuve de la prévoyance de sa propriétaire — au même titre que la luxuriante forêt de fleurs et de plantes couronnait l'appartement —, une innombrable masse de bienveillants bocaux de conserves s'alignaient en ordre militaire sur des étagères fixées sur le mur central. Tout ce qu'elle avait pu mettre en conserve depuis le début de l'été se trouvait ici, des fruits au sirop et cornichons jusqu'aux noix au miel en passant par les coulis de tomates, aussi, comme à son habitude, passa-t-elle en revue, un peu indécise, ce régiment de verreries, pour, finalement, regagner, un bocal de griottes au rhum à la main, le salon où, avant de se réinstaller dans son fauteuil vert printemps, elle alluma, plus par habitude que par envie, la télévision. Elle se cala confortablement, posa ses pieds meurtris sur un pouf et, dans cette agréable chaleur, sous l'effet rafraîchissant de la douche, tandis qu'elle constatait avec plaisir que l'on rediffusait une opérette [La comtesse Maritza], elle se dit qu'il restait peut-être encore un peu d'espoir de retrouver la paix et la tranquillité d'autrefois. Car elle savait pertinemment que le monde la dépassait totalement — tout comme, selon l'expression inlassablement ressassée par son fils [Valuska], cet illuminé qui vivait dans les étoiles, la lumière dépassait la vision — et que tant que ceux qui comme elle, au creux de leur nid tranquille, dans leurs petites oasis d'honnêteté et de sagesse, ne pourraient songer au monde extérieur qu'en tremblant, les hordes furieuses de barbares aux visages mal rasés circuleraient avec une assurance instinctive : oui mais, elle, elle ne s'était jamais rebellée contre ce monde, elle avait toujours accepté ses incompréhensibles lois, elle lui était reconnaissante pour ses petites joies, aussi s'estimait-elle en droit que le sort l'épargnerait."
László Krasznahorkai, La Mélancolie de la résistance, Paris, Gallimard, 2006, p. 47-48.

l'un des deux luminaires de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse





ERAT  LUX  VERA  QUAE  ILLUMINAT 
 OMNEM  HOMINEM  VENIENTEM  IN  HUNC  MUNDUM
(cette lumière, la vraie, qui éclaire tout homme venant en ce monde, Jean, I, 9)
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse

l'enlèvement d'une Sabine, ivoire de Dieppe, du Musée de Commercy


L'enlèvement d'une Sabine d'après Jean de Bologne (1529-1608)
attr. à Charles Tranquille Collette (1825-1895)
ivoire, Dieppe, 2e moitié du XIXe siècle
Musée de la Céramique et de l'Ivoire- Commercy

jeudi 9 juillet 2026

la boîte à livres du parc Napoléon de Thionville


la promenade des Capucins de Saint-Mihiel




La promenade des Capucins - vendredi 3 juillet 2026
Saint-Mihiel 

l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse







Église Saint-Pierre-Saint-Paul
"essai d'adaptation des formes et du décor néo-romans à un volume gothique"
1890-1892, Alphonse Verneau, architecte de Commercy, assisté de Médart de Verdun
particularité architecturale : l'arc surhaussé - église inscrite Monument Historique en 1997
Euville,  Meuse

mercredi 8 juillet 2026

François Bouvet, Jets de couleurs sur fond vermiculé


François Bouvet, Jets de couleurs sur fond vermiculé
2026 - 126 x 122 cm
Galerie Virelay - 3, place de l'Étang-Saint-Jean - Nancy  

le bienheureux Chanel, vitrail de l'église d'Euville, Meuse




Écusson de la Société de Marie (pères, frères maristes, ...)
ont donné les pères de la Société de Marie de Senlis [Oise]
Pierre Chanel, béatifié en 1889, canonisé en 1954
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

le vitrail de Jacques Gruber à la mairie d'Euville, Meuse








Jacques Gruber, Coucher de soleil au bord d'un étang
(viorne,  liseron bleu, iris jaune, nénuphars)
vitrail de la fenêtre de l'escalier d'honneur, vers 1905
Mairie d'Euville, Meuse
-
Jacques Gruber et l'Art nouveau. Un parcours décoratif, 2011, Éditions Gallimard et Musée de l'École de Nancy, Paris, planche O et projet pour le vitrail, aquarelle et encre sur papier, p. 210, n° 123.  

le sabre d'honneur du lieutenant-colonel Sauce, de Saint-Mihiel




Monument funéraire de Jean-Baptiste Félix Auguste Sauce 
(Varennes-en-Argonne, 14/10/1775 - Saint-Mihiel, 31/12/1859)
lieutenant-colonel en retraite, officier de la Légion d'honneur, 
décédé le 31 décembre 1859 à l'âge de 84 ans
Cimetière des Abasseaux - Saint-Mihiel

Arme d'honneur. L'article 87 de la Constitution de l'an VIII énonce que : « Il sera décerné des récompenses nationales aux guerriers qui auront rendu des services éclatants en combattant pour la République. » Quelques jours après sa promulgation,  le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799), un arrêté des Consuls institue les armes d'honneur aux soldats qui se distingueront par une action d'éclat, savoir  : « 1° Aux grenadiers et soldats, des fusils d'honneur qui seront garnis en argent. 2° Aux tambours, des baguettes d'honneur qui seront garnies en argent. 3° Aux militaires des troupes à cheval, des mousquetons ou carabines d'honneur garnis en argent. Ces fusils, baguettes, mousquetons, carabines et trompettes porteront une inscription contenant les noms des militaires auxquels ils seront accordés, et celui de l'action pour laquelle ils l'obtiendront. Les canonniers pointeurs les plus adroits, qui dans une bataille rendront le plus de services, recevrons des grenades d'or, qu'ils porteront sur le parement de leur habit [...] » Depuis la loi du 11 vendémiaire an  VIII (3 octobre 1799) jusqu'au 29 floréal an X (19 mai 1802), date d'organisation de la Légion d'honneur, le nombre des armes délivrées s'élèvera à 1 854, réparties de la manière suivante : 784 fusils, 429 sabres, 241 grenades, 151 mousquetons, 94 carabines, 44 haches d'abordage, 39 baguettes, 13 trompettes, 6 haches de sapeur et 53 armes sans indication.
Alain Pigeard, Dictionnaire de la Grande Armée, Paris, Tallandier, 2002, p. 48.

mardi 7 juillet 2026

Jeanne d'Arc, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse




Blason de la famille d'Andrée (sous toute réserve)
Armes :  parti, au I d'azur à un sautoir d'argent, accompagné
en chef d'une fleur de lys d'or et en pointe d'une épée haute en pal aussi d'or,
au II, d'azur au château d'argent, donjonné de trois tourelles de même, maçonné de sable,
accompagné en chef d'un croissant montant d'or
Timbre : une couronne de marquis - Supports : deux lions - Devise illisible



Armes de la famille d'Andrée de Rainoard (ou de Rénoard), Comtat Venaissin
© Jean Gallian
(ici nous avons une croix pattée d'argent)
-
Jeanne d'Arc
donavit Familia d'Andrée
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse