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dimanche 13 juin 2021

le "je ne sais quoi" de Corneille

Souvent je ne sais quoi qu'on ne peut exprimer
Nous surprend, nous emporte, et nous force d'aimer ;
Et souvent, sans raison, les objets de nos flammes
Frappent nos yeux ensemble et saisissent nos âmes.
Pierre Corneille, Médée, acte II, vers 23-26 de la scène 5.

Il est des nœuds secrets, il est des sympathies,
Dont par le doux rapport les âmes assorties
S'attachent l'une à l'autre, et se laissent piquer
Par ces je ne sais quoi qu'on ne peut expliquer.
Pierre Corneille, Rodogune, acte I, vers 61-64 de la scène 5.

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Les deux citations de Corneille m'ont fait souvenir d'un livre de Vladimir Jankélévitch :
Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, P.U.F., 1957.

vendredi 3 avril 2015

fuite de Médée sur son char attelé de deux dragons





Fuite de Médée sur son char attelé de deux dragons
après avoir tué ses deux enfants qu'elle avait eus de Jason
bas-relief du mur d'échifre de l'escalier sud, 1696-1699
Palais abbatial de Gorze
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Carle Van Loo, Mademoiselle Clairon en Médée
1759 - Musée des Beaux-Arts de Pau
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Acaste et les habitants d'Iolchos chassèrent de la ville Médée et Jason.
Ils se retirèrent à Corinthe, et y vécurent dix ans assez heureux ; mais Créon, roi de cette ville, ayant promis sa fille Glaucé à Jason, celui-ci répudia Médée pour l'épouser. Alors cette princesse invoquant les dieux par lesquels Jason avait juré, et se plaignant amèrement de son ingratitude, envoya à la nouvelle mariée un manteau empoisonné ; celle-ci s'en étant revêtue, fut consumée avec son père qui avait voulu la secourir, par le feu qui en sortit. Médée tua ensuite Mermérus et Phérès, les deux enfants qu'elle avait eus de Jason , et s'enfuit à Athènes sur un char attelé de dragons, que le Soleil lui avait donné. 
Apollodore, Bibliothèque, Livre I, chapitre 9, paragraphe 28.

Jason :
Va, furie, exécrable, en quelque coin de terre
Que t'emporte ton char, j'y porterai la guerre.
J'appendrai ton séjour de tes sanglants effets,
Et te suivrai partout au bruit de tes forfaits.
Mais que me servira cette vaine poursuite,
Si l'air est un chemin toujours libre à ta fuite,
Si toujours tes dragons sont prêts à t'enlever,
Si toujours tes forfaits ont de quoi me braver ?
Pierre Corneille, Médée, Acte V, scène VII, vers 1589-1596.