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mercredi 22 juillet 2026

Flaubert sur la tombe de Chateaubriand


"Je t'envoie, ma chère amie, une fleur que j'ai cueillie hier au soleil couchant sur le tombeau de Chateaubriand. La mer était belle, le ciel était rose, l'air était doux. C'était un de ces grands soirs d'été tout flambants de couleurs, d'une splendeur si immense qu'elle en est mélancolique, un de ces soirs ardents et tristes comme un premier amour. La tombe du grand homme est sur un rocher, en face des flots. Il dormira à leur bruit, tout seul, en vue de la maison où il est né. Je n'ai guère pensé qu'à lui tout le temps que j'ai passé à Saint-Malo. Et cette idée de se préoccuper de sa mort et de se retenir sa place d'avance pour l'autre côté d'ici, qui me paraissait assez puérile, m'a semblé là très grande et très belle. Ce qui m'a fait retourner cette question que je n'ai pas résolue : y a-t-il des idées bêtes et des idées grandes ? Cela ne dépend-il pas de leur exécution ?"
Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet, 14 juillet 1847.

lundi 20 juillet 2026

Flaubert conseille la lecture de Spinoza

"À propos de Spinoza (un fort grand homme, celui-là), tâchez de vous procurer  sa biographie par Boulainvilliers. Elle est dans l'édition latine de Leipsick. Émile Saisset a traduit, je crois, l'Éthique. Il faut lire cela. L'article de Mme Coignet, dans la Revue de Paris, était bien insuffisant. Oui, il faut lire Spinoza. Les gens qui l'accusent d'athéisme sont des ânes. Gœthe disait : « Quand je me sens troublé, je relis l'Éthique ». Il vous arrivera peut-être, comme à Gœthe, d'être calmée par cette grand lecture. J'ai perdu, il y a dix ans, l'homme que j'ai le plus aimé au monde, Alfred Le Poittevin. Dans sa maladie dernière, il passait ses nuits à lire Spinoza."
Gustave Flaubert, Lettre 4 novembre 1857 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

samedi 18 juillet 2026

la rage de conclure, dénoncée par Flaubert

"Les gens légers, bornés, les esprits présomptueux et enthousiastes veulent en toute chose une conclusion ; ils cherchent le but de la vie et la dimension de l'infini. Ils prennent dans leur pauvre petite main une poignée de sable et ils disent à l'Océan : « Je vais compter les grains de tes rivages. » Mais comme les grains leur coulent entre les doigts et que le calcul est long, ils trépignent et ils pleurent. Savez-vous ce qu'il faut faire sur la grève ? Il faut s'agenouiller ou se promener.
Aucun grand génie n'a conclu et aucun grand livre ne conclut, parce que l'humanité elle-même est toujours en marche et qu'elle ne conclut pas. Homère ne conclut pas, ni Shakespeare, ni Gœthe, ni la Bible elle-même."
Gustave Flaubert, Lettre du 18 mai 1857 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

"Le livre de mon ami Renan [Vie de Jésus] ne m'a pas enthousiasmé comme il a fait du public. J'aime que l'on traite ces matières  avec plus d'appareil scientifique. Mais, à cause même de sa forme facile, le monde des femmes et des légers lecteurs s'y est pris. C'est beaucoup  et je regarde comme une grande victoire pour la philosophie que d'amener le public à s'occuper de pareilles questions.
Connaissez-vous la Vie de Jésus du docteur Strauss [traduite par Émile Littré en 1839] ? Voilà qui donne à penser et qui est substantiel ! Je vous conseille cette lecture aride, mais intéressante au plus haut degré. Quant à Mlle de la Quintinie... [de George Sand] franchement, l'Art ne doit servir de chaire à aucune doctrine sous peine de déchoir ! On fausse toujours la réalité quand on veut l'amener à une conclusion qui n'appartient qu'à Dieu seul. Et puis, est-ce avec des fictions qu'on peut parvenir à découvrir la réalité ? L'histoire, l'histoire et l'histoire naturelle ! Voilà les deux muses de l'âge moderne. C'est avec elles que l'on entrera dans des mondes nouveaux. Ne revenons pas au Moyen Âge. Observons, tout est là. Et après des siècles d'études il sera peut-être donné à quelqu'un de faire la synthèse. La rage de vouloir conclure est une des manies les plus funestes et les plus stériles qui appartiennent à l'humanité. Chaque religion et chaque philosophie a prétendu avoir Dieu à elle, toiser l'infini et connaître la recette du bonheur. Quel orgueil et quel néant ! Je vois, au contraire, que les plus grands génies et les plus grandes œuvres n'ont jamais conclu. Homère,  Shakespeare, Gœthe, tous les fils aînés de Dieu (comme dit Michelet) se sont bien gardés de faire autre chose que représenter. Nous voulons escalader le ciel ; eh bien, élargissons d'abord notre esprit et notre cœur ! Hommes d'aspirations célestes, nous sommes tous enfoncés dans les fanges de la terre jusqu'au cou. La barbarie du Moyen Âge nous étreint encore par mille préjugés, mille coutumes. La meilleure société de Paris en est encore à « remuer le sac » qui s'appelle maintenant les tables tournantes. Parlez du progrès après cela ! Et ajoutez à nos misères morales les massacres de la Pologne, la guerre d'Amérique, etc."
Gustave Flaubert, Lettre du 23 octobre 1863 à Mademoiselle Leroyer de Chantepie. 

De longs développements sur les tables tournantes dans Le 19e siècle à travers les âges de Philippe Muray, Denoël, 1984.

lundi 13 avril 2026

Euclide et la Tentation de st Antoine de Flaubert dans "La Robe prétexte" de François Mauriac

"Sous la lampe, mon occupation officielle était la géométrie qui m'eût peut-être séduit si je l'avais découverte à nouveau comme l'enfant Pascal. Mais je n'attendis point la trente-deuxième proposition d'Euclide pour glisser l'austère livre sous une Tentation de saint Antoine de Flaubert - témérité sans nom puisque, à l'autre bout de la salle, sœur Marie-Henriette faisait à grand-mère et à tante une lecture divertissante. C'était un ouvrage de l'Œuvre des bons livres : le Secret de la vieille demoiselle, par Marlitt. mais comme il était marqué de l'R qui signifie : poison dangereux pour la jeunesse, sœur Marie-Henriette lisait à voix presque basse et ne me détournait pas de m'enivrer des confidences que fait à Antoine l'Hélène des Troyens : « Un soir, debout, et le cistre à la main, je faisais danser des matelots grecs. La pluie, comme une cataracte, tombait sur la taverne, et les coupes de vin chaud fumaient... »"
Dans La Robe prétexte de François Mauriac.

Hélène :
Ils m'ont graissée avec des onguents, et ils m'ont vendue au peuple pour que je l'amuse.
Un soir, debout, et le sistre en main, je faisais danser des matelots grecs. La pluie, comme une cataracte, tombait sur la taverne, et les coupes de vin chaud fumaient. Un homme entra sans que la porte fut ouverte.
Simon le Magicien : 
C'était moi ! je t'ai retrouvée !
La voici, Antoine, celle qu'on nomme Sigeh, Ennoïa, Barbelo, Prounikos ! Les Esprits gouverneurs du monde furent jaloux d'elle, et ils l'attachèrent dans un  corps de femme. 
Elle a été l'Hélène des Troyens, dont le poète Stésichore a maudit la mémoire. Elle a été Lucrèce, la patricienne violée par les rois. Elle a été Dalila, qui coupait les cheveux de Samson. Elle a été cette fille d'Israël qui s'abandonnait aux boucs. Elle a aimé l'adultère, l'idolâtrie, le mensonge et la sottise. Elle s'est prostituée à tous les peuples. Elle a chanté dans tous les carrefours. Elle a baisé tous les visages.
Flaubert, La Tentation de saint Antoine, Bibliothèque de la Pléiade, Œuvres I, 1951, p. 123. 

La trente-deuxième proposition d'Euclide :
Ayant prolongé un côté d'un triangle quelconque, l'angle extérieur est égal aux deux angles intérieurs et opposés; et les trois angles intérieurs du triangle sont égaux à deux droits.

lundi 1 juin 2020

Pécuchet écologiste...

"Pécucchet fit creuser devant la cuisine, un large trou, et le disposa en trois compartiments, où il fabriquerait des composts qui feraient pousser un tas de choses dont les détritus amèneraient d'autres récoltes, procurant d'autres engrais, tout cela indéfiniment ;  - et il rêvait au bord de la fosse, apercevant dans l'avenir, des montagnes de fruits, des débordements de fleurs, des avalanches de légumes." 😊
Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Folio Gallimard, 1989, p. 77.

jeudi 30 janvier 2020

le ciel qui casse-pète de bleu


"Nous regardons à travers les brèches des temples le ciel qui casse-pète de bleu."
Gustave Flaubert en Égypte
(photo JLJ 2005)
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La référence pour Flaubert :
Gustave Flaubert, Correspondance, tome I, Bibliothèque de la Pléiade, 1973, p. 614.
La photo :
Ce magnifique chapiteau de colonne provient du kiosque de Trajan sur l'île de Philae.

vendredi 15 mars 2013

le chameau d'Egypte par Gustave Flaubert


(photo JLJ prise à Louxor)
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" Une des plus belles choses, c'est le chameau. Je ne me lasse pas de voir passer cet étrange animal qui sautille comme un dindon, et balance son col comme un cygne. Ils ont un cri que je m'épuise à reproduire. J'espère le rapporter, mais c'est difficile à cause d'un certain gargouillement qui tremblote au fond du râle qu'ils poussent."
Gustave Flaubert, Correspondance, tome I, Bibliothèque de la Pléiade, p. 539. Lettre envoyée du Caire à Louis Bouilhet le 1er décembre 1849.

lundi 11 mars 2013

graffitis de Carlo Vidua à Louxor


Leonardo, le drogman grec de Carlo Vidua


* * * * * * 

Graffitis de Carlo Vidua 1820
Temple de Séti 1er - Chapelle de la barque d'Amon, mur nord
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" Nous lisons dans les temples les noms des voyageurs ; cela nous paraît bien grêle et bien vain. - Nous n'avons mis les nôtres nulle part. - Il y en a qui ont dû demander trois jours à être gravés, tant c'est profondément entaillé dans la pierre. Quelques-uns se retrouvent partout avec une constance de bêtise sublime. - Il y a un nommé Vidua, surtout, qui ne nous quitte pas. " (Flaubert.)
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Michel Dewachter, " Le voyage nubien du Comte Carlo Vidua (fin février - fin avril 1820) " , dans le Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale, n° 69, 1971, p. 171-189. Au temple de Karnak, porte du 1er pylône, embrasure nord : C. VIDUA ITALIANO 1820. Au temple de Louxor, sur le chapiteau lotiforme d'une colonne de la cour d'Amenhotep III, moitié ouest : CARLO VIDUA ITALIANO 1820. Au temple de Séti 1er à Gournah (photo ci-dessus), nom arasé. Au Ramesseum, sur le mur extérieur est de la salle hypostyle, moitié sud, sous la procession des fils de Ramsès II : C. ///// ITALIANO 1820. Parfois, le nom de Vidua est accompagné de celui de LEONARDO, son drogman grec, comme au Ramesseum et au temple de Séti 1er.
Gustave Flaubert, Correspondance, tome I, Bibliothèque de la Pléiade, p. 615.

dimanche 3 mars 2013

graffitis de Chasseloup-Laubat au Ramesseum



Graffitis Chasseloup-Laubat au Ramesseum
1. P. CHASSELOUP-LAUBAT (deux photos)
2. J. CHASSELOUP / 1825
Ramesseum. 1ère colonne sud de la seconde cour
Justin Napoléon de Chasseloup-Laubat (1800-1847), officier français, effectua une mission en Egypte en 1825. Son frère Prudent de Chasseloup-Laubat l'accompagna-t-il ?
(photos JLJ)
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* François de Chasseloup-Laubat (1754-1833), militaire français.
* Justin de Chasseloup-Laubat (1800-1847), militaire et homme politique, fils du précédent.
* Prudent de Chasseloup-Laubat (1802-1863), général de division et député, frère du précédent.
* Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), homme politique, ministre sous le Second Empire, frère des précédents.
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Dans le Voyage en Orient de Gustave Flaubert, je relève :
- Pyramide de Chéphren. Chambre de Belzoni : " Sous le nom de Belzoni, et non moins gros, est celui de M. Just de Chasseloup Laubat. On est irrité par la quantité de noms d'imbéciles écrits partout. » (1)
- Kôm Ombo : " Parmi les noms de voyageurs, J. Chasseloup-Laubat, officier français 1825, et Darcet ; la date est illisible, le nom a été gravé par petits trous ; il est sur la façade du temple, un peu à droite à hauteur d'homme." (2)
- Petit temple d'Hathor d'El-Kab : " Max fait effacer le nom de J. Chasseloup et écrit l'inscription touchant Durnerin." (3)
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1. Gustave Flaubert, Voyage en Orient, collection Folio, 2006, p. 95.
2. Ibid, p. 175.
3. Ibid, p. 179.

vendredi 1 mars 2013

Flaubert a dormi au Ramesseum


Graffiti de Louis Sassetti
8 mai 1850
sur une colonne papyriforme de la salle hypostyle du Ramesseum
(photo JLJ)
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Louis Sassetti était le domestique de Maxime Du Camp et de Flaubert lors de leur voyage en Egypte.
" Le jour suivant, nous avons couché au Rhamesseum (tombeau d'Osymandias), et celui d'après à Biban-el-Molouk, ou autrement Vallée des Rois. "
Ainsi, Maxime Du Camp, Flaubert et leur domestique Louis Sassetti auraient dormi au Ramesseum. Sassetti aurait eu le temps de tracer ce graffiti et d'indiquer la date exacte de leur passage.
Du Camp et Flaubert partirent en Egypte à la fin octobre 1849, accompagné de Sassetti, un gars superbe, un Corse, un ancien troupier qui avait déjà été en Egypte.
- Gustave Flaubert, Correspondance, tome I, Bibliothèque de La Pléiade, p. 621. Lettre de Flaubert à sa mère en date du 17 mai 1850.

dimanche 21 août 2011

st Julien lâche son épée ensanglantée, vitrail de Georges Graff



Saint Julien l'Hospitalier lâche son épée ensanglantée
devant sa femme après avoir découvert sa tragique méprise, l'assassinat
de ses parents.
Vitrail de G. Graff, de Bar-le-Duc, 1924
Église de Saint-Julien-lès-Gorze
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Le texte sur saint Julien l'Hospitalier dans La Légende dorée de Jacques de Voragine est très court. Gustave Flaubert a grandement amplifié la vie de ce saint dans La Légende de saint Julien l'Hospitalier, un de ses Trois Contes.
Le vitrail du XIIIe siècle de la cathédrale de Rouen sur la vie de saint Julien, offert par la corporation des bateliers, a inspiré Flaubert pour son conte.
La dernière phrase du conte de Flaubert : "Et voilà l'histoire de saint Julien-l'Hospitalier telle à peu près qu'on la trouve, sur un vitrail d'église, dans mon pays."

samedi 4 décembre 2010

le perroquet de Canudos

Sur sa balançoire un petit perroquet répétait frénétique : "Félicité, Félicité (1)." 
Cette phrase extraite de La Guerre de la fin du monde de Mario Vargas Llosa doit être une allusion évidente au perroquet Loulou et à la servante Félicité d'Un coeur simple de Flaubert.
Vargas Lllosa est un bon connaisseur de Flaubert, ayant publié L'Orgie perpétuelle (Flaubert et Madame Bovary) chez Gallimard.
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1. Mario Vargas Llosa, La Guerre de la fin du monde, Gallimard, collection Folio, 1987, p. 229, et aussi p. 231. Ce félicité a un sens religieux : béatitude, bonheur sans mélange.

samedi 25 septembre 2010

Maxime Du Camp et Gustave Flaubert à Al-Matariyya

"Le jardin traditionnel de Mataryeh appartient à des Coptes ; il est soigné, épousseté et composé de plates-bandes bêtement encadrées de buis taillés ; un ruisseau abondant y coule qui est celui suscité par Jésus ; au milieu d'une grande allée sablée, convenablement entourée de fleurs, s'épanouit un sycomore immense, plus gros que le platane de vingt-huit pieds de tour que tu as vu dans les jardins du vieux Seraï, près de la Monnaie de Constantinople. C'est sous son ombrage que la sainte Famille s'est reposé, c'est là que l'Enfant, épuisé de fatigue, a dormi sur les genoux de sa mère. Selon Vansleb, curé de Fontainebleau, l'arbre historique serait mort et tombé de vieillesse en 1656, et celui-ci ne serait que son héritier. Cela peut être et m'inquiète médiocrement, mais tel qu'il est, avec ses branches énormes, ses feuilles nombreuses, son tronc colossal littéralement couvert de noms grecs, coptes et arméniens, ses branchettes ornées de chapelets, ses racines, sorties de terre et soulevées comme de gigantesques serpents, il m'a semblé un  des plus beaux arbres que jamais j'aie vus. À l'époque de Noël, les Coptes viennent y faire des prières."
Maxime Du Camp, Le Nil - Égypte et Nubie, Paris, 1860, p. 55.
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Le 4 janvier 1850, Maxime Du Camp et Gustave Flaubert en allant à Héliopolis visitèrent l'Arbre de la Vierge à Matariyya.
- Gustave Flaubert, Voyage en Orient, Gallimard, collection Folio, 2006, p. 110 : "Vendredi 4. Départ pour Matarié - route sous des arbres - obélisque dans le jardin de Selim effendi ... Petite sakieh à l'entrée du jardin où est l'obélisque. L'arbre de la Vierge est dans un autre jardin, sur la droite en arrivant à Matarié ; c'est comme plusieurs bûches mises de champ, du milieu de la réunion desquelles sort un tronc ; le jardin est plein de roses."