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samedi 19 octobre 2024

l'épitaphe d'Elisabeth Le Bonhomme dans l'église Saint-Gengoult de Briey


Ci-devant gît et repose le corps de Damoiselle Elisabeth Le Bonhomme, jadis épouse à noble Louis de La Saulx, bourgeois de cette ville, laquelle décéda de ce siècle le 6 décembre mil six cent trente. Priez Dieu pour le repos et salut de son  âme.

Église Saint-Gengoult - Briey

samedi 5 octobre 2024

les épitaphes de Michel Priscal et Claude de La Saulx à l'église de Briey


 Les épitaphes de Michel Priscal et de sa femme Claude de La Saulx
Ci-devant reposent les dépouilles mortelles du sieur Michel Priscal,
en son vivant mari de damoiselle Claude de La Saulx, ancien maire de Briey
et des terres et seigneuries de Saint-Pierremont, qui décéda le 26 juin l'an 1679, âgé de 65 ans
Ci-gît le corps de damoiselle Claude de La Saulx, vivante épouse au sieur Michel Priscal, 
laquelle décéda le 30 janvier 1704, âgée de 95 ans
Requiescat in pace
(pour les armes des La Saulx, voir le monument funéraire de Jean de La Saulx)
Église Saint-Gengoult - Briey 

mercredi 2 octobre 2024

la Vierge de la Médaille miraculeuse de l'église de Briey


 La Vierge de la Médaille miraculeuse
bois doré, XIXe siècle
Église Saint-Gengoult - Briey 
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"La Vierge de la Médaille miraculeuse prend le relais de la Vierge de l'Immaculée-Conception à la suite des apparitions de la Vierge à Catherine Labouré en 1830 dans la Maison-Mère des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, rue du Bac à Paris. 
La première médaille, frappée en 1832, représentait la Vierge telle qu'elle était apparue à Catherine Labouré. Ses pieds, écrasant le serpent, reposent sur une demi-sphère qui figure le monde. Elle porte une robe blanche et un long voile la couvre. Elle écarte les mains et de ses doigts sortent des rayons, symboles des grâces qu'elle va dispenser sur la terre."
Jean Séry, L'évolution de la statuaire mariale du Moyen-Âge à nos jours. L'exemple des Ardennes, Charleville, 1977, p. 170.

dimanche 29 septembre 2024

le Christ assis aux liens de l'église Saint-Gengoult de Briey et sa planchette à clous




une main sur l'épaule droite du Christ


Christ assis aux liens, XVIe siècle
détail d'une peinture du missel de Nicolas Gobert, abbé de Saint-Vanne de Verdun
on remarque qu'un personnage pose sa main droite sur l'épaule du Christ


Serait-ce la planchette à clous près du pied gauche du Christ ?
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Christ assis aux liens lors du couronnement d'épines
pierre, début du XVIe siècle
Église Saint-Gengoult - Briey
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- Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), Saarbrücken, 1962, p. 373, n° 70. 
- Pierre Simonin, "Images sculptées du Christ assis en Lorraine", dans Le Pays Lorrain, 1981, n° 1, p. 22 et n. 29 : "On les [les trente deniers de Judas] près du Christ assis de l'église de Briey, représenté non pas sur le Golgotha, mais alors que dans le prétoire, il est couronné d'épines. Des bourreaux qui devaient entourer le Christ ne subsiste que la main de l'un d'entre eux tenant un bâton pour enfoncer sur la tête la couronne d'épines, selon l'iconographie traditionnelle." Les trente deniers ne se voient guère.
- Jean-Pierre Willesme, "À propos d'un Christ appartenant à une communauté religieuse de Besançon", dans le Bulletin Monumental, 1995, n° 1, p.65 pour la présence d'une planchette à clous de ce Christ assis aux liens ; fig 2, p. 67,  pour le Christ de Beaune et fig 3, p. 68, pour le Christ de Besançon :



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Hans Holbein l'Ancien, Le Couronnement d'épines

vendredi 27 septembre 2024

gargouille en forme de griffon à l'église de Briey


Gargouille en forme de griffon
XVe siècle
Église Saint-Gengoult - Briey 

jeudi 26 septembre 2024

la Pietà de l'église Saint-Gengoult de Briey





 Vierge de pitié
bois polychrome, fin du XVe siècle
Église Saint-Gengoult - Briey 
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Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), Saarbrücken, 1962, p. 373, n° 69.

lundi 23 septembre 2024

le monument funéraire de Jean de La Saulx à l'église de Briey

     
Armes de Louis de La Saulx


Le petit monument funéraire architecturé de Jean de La Saulx, décédé le 26 mai 1609
Église Saint-Gengoult - Briey 

Au-dessus de l'entablement de l'ordonnance d'architecture sont les armoiries des La Saulx, qui ont été bûchées : d'azur, au chevron d'argent, chargé sur la pointe d'une croix pommetée au pied fiché de sable, et accompagné en chef de deux étoiles d'or, et en pointe d'une rose de même ; et pour cimier deux pennes de l'écu. D'après le Nobiliaire de Dom Pelletier.
 Inscription MISERERE MEI DEVS sur la frise de l'entablement : Aie pitié de moi, Seigneur.
Deux inscriptions sur la plinthe régnant entre les bases des pilastres cannelés : EXPECTO DONEC VENIAT IMMUTATIO MEA , Job, XIV, 14 : J'attendrai que vienne mon renouvellement ; RVRSVM POST TENEBRAS SPERO LVCEM, Job, XVII, 12 : Après les ténèbres, j'espère revoir la lumière.
L'épitaphe entre les deux pilastres cannelés : CY DEVANT REPOSE LE CORPS / DE JEAN DE LA SAVLX VIVANT / PREVOST GRVYER ET RECEP / VEVR DE NOVROY LE SEC ET / TERRE DAMERMONT LEQVEL / APRES AVOIR VESCV PAR LES / PACE DE SOIXANTE ANS EN CE / MONDE A PAYE LE TRIBVT / A NATVRE LE VINGT SIXIES / ME IOVR DV MOYS DE MAY / MIL SIX CENT NEVF PRIEZ / DIEV POVR LE REPOS ET / SALVT DE SON AME.
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Louis de La Saulx, lieutenant en la gruerie et recette de Briey, et substitut  du procureur-général du Barrois, en la prévôté de Norroy-le-Sec et terres d'Amermont [canton de Spincourt, commune de Bouligny, Meuse] et Norroy devant Metz ; fils de feu Jean de La Saulx, prévôt, gruyer et receveur dudit Norroy-le-Sec. Louis de La Saulx fut anobli par le duc Henri II le 29 juin 1611. 
Dom Ambroise Pelletier, Nobiliaire ou Armorial général de la Lorraine et du Barrois, Nancy, chez Thomas père et fils, imprimeurs-libraires, 1758, p. 449
Jean de La Saulx, de Briey,  a été nommé prévôt, gruyer et receveur de Norroy-le-Sec le 3 février 1604.
(ADMM B 74)

dimanche 22 septembre 2024

les deux Larrons du Calvaire de Briey




Dysmas, le bon Larron


Gestas, le mauvais Larron
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Les deux larrons du Calvaire, cordés chacun sur une croix en forme de tau 
Ligier Richier, bois, circa 1534
Église Saint-Gengoult - Briey 
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"Ce grand groupe du Calvaire doit avoir été réalisé au début de la production de Ligier Richier. En témoignent les proportions courtes, l'aspect dense et figé des figures. Si le Christ et les larrons sont d'une belle venue, l'examen directe des œuvres révèle le rythme monotone des draperies et des chevelures de saint Jean et de la Madeleine. De nombreuses similitudes, à la fois dans la composition, l'anatomie et le drapé, permettent de rapprocher les statues des larrons à celles du Calvaire de Bar-le-Duc [église Saint-Étienne], et celles de la Vierge et saint Jean de celles du Calvaire de Génicourt." 
Michel Lefftz, "Essai de caractérisation du style de Ligier Richier", dans Noëlle Cazin, Marie-Agnès Sonrier (sous la dir.), Ligier Richier, un sculpteur lorrain de la Renaissance, Nancy, Éditions Place Stanislas, 2008, p. 114.

"Si Richier semble avoir connu peu d'œuvres allemandes de son époque et que les influences dominantes vinrent d'ailleurs [principalement de l'école de sculpture champenoise], il y a pourtant quelques éléments qui peuvent faire penser à la connaissance de certaines gravures germaniques contemporaines,  sans qu'il y ait besoin de supposer un voyage en terre allemande. Tout d'abord, les positions excentriques des larrons, tels qu'ont les découvre dans l'église Saint-Gengoult de Briey, comme ceux de l'église Saint-Étienne de Bar-le-Duc, sont assez courantes dans l'art allemand de la fin du Moyen Âge et des débuts de la Renaissance, en peinture comme en gravure et en sculpture, même si, ainsi que le note Michèle Beaulieu, ils «paraissent apaisés sans les frénétiques contorsions de l'art allemand». Pourtant, le terme «apaisé» me paraît quelque peu excessif, car on sent ici une volonté manifeste de différencier la raideur majestueuse du Christ des mouvements désordonnés des larrons, certainement pour souligner leur nature purement humaine par rapport à l'essence divine du Christ."
Frank Muller, "Ligier Richier, sculpteur lorrain de la Renaissance", dans Noëlle Cazin, Marie-Agnès Sonrier (sous la dir.), Ligier Richier, un sculpteur lorrain de la Renaissance, Nancy, Éditions Place Stanislas, 2008, p. 51.

samedi 21 septembre 2024

la Madeleine du Calvaire de l'église de Briey





 Sainte Madeleine agenouillée aux pieds du Christ en croix
calvaire de Ligier Richier, bois, 1534
Église Saint-Gengoult - Briey 

dimanche 20 décembre 2015

le lion ailé, une gargouille de l'église de Briey


Lion ailé, gargouille du XVe siècle de la façade nord (nord-ouest) 
de l'église Saint-Gengoult de Briey
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V.-H. Debidour, Le Bestiaire sculpté du Moyen-Âge en France, Paris, Arthaud, 1961, p. 218.

jeudi 17 décembre 2015

les deux chiens de l'église de Briey






Les deux "chiens" de la façade occidentale (sud-ouest)
de l'église Saint-Gengoult de Briey
XVe siècle

samedi 12 décembre 2015

le vendangeur... pétrifié de Briey




 Vendangeur portant sa hotte
gargouille de l'église Saint-Gengoult
XVe siècle
Briey

jeudi 26 septembre 2013

la sainte famille, vitrail de Georges Gross à l'église de Briey


La Sainte Famille
vitrail de Georges Gross, Nancy, 1954
Église Saint-Gengoult - Briey

mercredi 18 septembre 2013

l'Annonciation, vitrail de Georges Gross de l'église de Briey



Annonciation - AVE MARIA GRATIA PLENA
vitrail de Georges Gross, Nancy, 1954
Église Saint-Gengoult - Briey

lundi 16 septembre 2013

saint Gengoult meurt assassiné, vitrail de G. Gross à l'église de Briey


Saint Gengou meurt assassiné
vitrail de Georges Gross, Nancy, 1954
Église Saint-Gengoult - Briey
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Appelé aussi Gendulphe, Gendulfe, Gandouffe, etc…, Saint Gengoult est né au début du VIII° siècle, de parents très chrétiens. Ce fut un fils très docile dont les meilleures distractions étaient la bienfaisance et la chasse, ce qui explique le faucon qu’il tient en main.
En âge de s’établir, il épousa Ganéa, fille de haute noblesse, mais de petite vertu.
Gengoult se bâtit un château à Varennes-sur-Amance, à 28 kilomètres de Langres. Mais les guerres l’appelèrent à prendre rang dans les armées de Pépin le Bref.
Quand il revint chez lui, il apprit les infidélités de sa femme. Comme elle refusait d’avouer, il décida de lui faire subir l’épreuve de l’eau.
Il la conduisit prés d’une fontaine et lui dit : " Plongez votre bras dans ce bassin et ramassez une pierre qui est au fond. Si vous êtes sans reproche vous n’aurez aucun mal. Si vous avez pêché, Dieu ne laissera pas votre crime impuni ". Ganéa accepta sans méfiance. Mais à peine avait-elle plongé son bras dans l’eau qu’elle le retira vivement. Celui-ci était rouge, couvert de cloques comme si l’eau avait été bouillante.
Gengoult était fixé. Il laissa à sa femme le loisir de se repentir et se retira dans sa résidence de Vaux-la-douce, à 10 kilomètres de Varennes-sur-Amance, où il mena une vie toute de piété, accomplissant même quelques miracles.
Mais l’épouse coupable ne lui avait pas pardonné et elle résolut de le faire assassiner par son amant. Celui-ci docile se rendit en Bourgogne. Il pénétra dans la chambre où reposait Gengoult et leva son épée. Gengoult tenta de détourner le glaive mais fut néanmoins mortellement blessé et succomba le surlendemain, le 11 mai 760. On l’enterra dans l’église Saint Pierre, qu’il avait fait construire à Varennes. Puis ses reliques furent déposées à Langres, à l’abri des barbares Normands.
Texte repris de Introibo.

ave regina coelorum, vitrail de Georges Gross à l'église de Briey


AVE  REGINA  COELORUM
Couronnement de la Vierge Marie
vitrail de Georges Gross, Nancy, 1954
Église Saint-Gengoult - Briey

jeudi 21 mars 2013

le "Dit des Trois Morts et des Trois Vifs" de Briey


Relief du Dit des Trois Morts et des Trois Vifs
 c. milieu du XVIe siècle
Église Saint-Gengoult -  Briey
(photo JLJ circa 1980)
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Sur les phylactères, on lit :
Les Vifs : Nous sommes en gloire et honneur,
Remplis de tous bien et chevance,
Au monde mettons nostre cueur,
En y prenant nostre plaisance.
Les Morts : Nous avons bien été en chance
Autrefois, comme estes present :
Mais vous viendrez a notre dance
Comme nous sommes maintenant.
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C'est Charles Abel, dans les Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Moselle, 1866, p. 21-31, qui, le premier, a publié ce relief. Dessin ci-dessus.
Au-dessus du cartouche, il voyait encore un écu, à moitié effacé,  où il distinguait un chevron et un canard en pointe. 
Ce relief aurait été offert par Bastien Le Canard, sergent à la gruerie de Briey (1).

1.  Marie-France Jacops, Jacques Guillaume, Robert Dehlinger, Cantons de Briey, Chambley-Bussières, Conflans-en-Jarnisy et Homécourt, Images du Patrimoine, Metz, Éditions Serpenoise, 1985, p. 38.
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Sur le Dit des trois morts et des trois vifs de Briey voir :
 - Georges Fréchet, "Représentations artistiques macabres en Lorraine, du XIIIe siècle à la Renaissance", dans Lotharingia, tome III, 1991, p. 341-342.
- Alain-Julien Surdel, "Les représentations lorraines du Dict des Trois Morts et des Trois Vifs en Lorraine", dans Le Pays Lorrain, 2016, n° 4, p. 316-318.