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vendredi 13 août 2021

Caroline Fourest et la laïcité

"Le modèle identitaire américain peut tuer notre laïcité."

Caroline Fourest dans Le Point du jeudi 12 août 2021.

lundi 22 mars 2021

soutien à Nadia Geerts, maître-assistante en philosophie

Soutien à Nadia Geerts, maître-assistante en philosophie à la Haute École Bruxelles-Brabant (HE2B), Prix international de la laïcité 2019 et chroniqueuse à l'hebdomadaire Marianne, affrontée à une campagne de haine et de diffamation.

vendredi 12 février 2021

Je soutiens Didier Lemaire, enseignant en philosophie à Trappes

Soutien total envers Didier Lemaire, enseignant en philosophie au lycée de la Plaine-de-Neauphle, à Trappes (Yvelines).

jeudi 7 janvier 2021

Adonis et la religion

« Je suis areligieux. La religion est l’abîme de l’être humain, elle a été créée pour arriver au pouvoir et à l’argent, le prophète Mohammed a tout compris du commerce, de l’argent et des femmes. Pour moi, il n’y a pas de Dieu, pas de grand créateur. »
Adonis interviewé dans Le Point du jeudi 7 janvier 2021.

vendredi 4 décembre 2020

Karima Bennoune et la laïcité

Ceux qui bénéficient de la laïcité ne la défendent pas

Y a-t-il encore quelqu'un pour défendre la laïcité et le sécularisme auprès des instances internationales ? Pour Karima Bennoune, rapporteuse spéciale des Nations unies dans le domaine des droits culturels, la laïcité – et le sécularisme qui en résulte – n'ont pas franchement la cote auprès des organismes internationaux, où siègent de nombreux représentants qui ne dissimulent pas leurs convictions religieuses, notamment lorsqu'il est question des droits des femmes. Plus inquiétant encore pour cette professeure de droit à l'université de Californie à Davis, la laïcité fait aussi l'objet d'un contre-discours véhiculé par des milieux universitaires anglophones, qui perçoivent essentiellement cette spécificité française comme une entrave au fait religieux. Karima Bennoune est née et a grandi en Algérie et aux États-Unis. Elle a publié Votre fatwa ne s'applique pas ici Temps Présent Éditions), un récit basé sur les témoignages de plus de 300 personnes dans 30 pays, qui s'opposent aux fondamentalismes. Consultante pour l'Unesco avant de devenir rapporteuse dans le domaine des droits culturels pour l'ONU, Karima Bennoune défend la laïcité comme un préalable aux droits de l'homme.

 Karima Bennoune : Il est assez rare qu'une instance de l'ONU se prononce explicitement au sujet de la laïcité, sauf de temps à autre pour la critiquer, notamment sur la question du voile. En tant que rapporteuse spéciale dans le domaine des droits culturels à l'ONU, j'ai toujours souligné l'importance de la laïcité [traduite par « secularism » en anglais, NDLR] comme condition préalable aux droits humains. Ces prises de position ne sont pas exactement considérées comme politiquement correctes à l'ONU. Mais j'insiste, car la laïcité en tant que principe de séparation entre l'État et la religion est, entre autres, un élément puissant dans la lutte contre les idéologies extrémistes et fondamentalistes qui visent les femmes. J'ai écrit dans un rapport que la laïcité « ménage aux femmes et aux minorités un espace qui leur permet de critiquer ces idéologies et d'exercer leurs droits culturels sans discrimination. La laïcité se manifeste sous diverses formes, dans toutes les régions du monde ». La laïcité n'est pas l'athéisme et j'aime la définition qu'en donne la féministe indienne Gita Sahgal : « La laïcité ne signifie pas l'absence de religion, mais renvoie plutôt à une structure étatique qui défend tout à la fois la liberté d'expression et la liberté de religion ou de conviction, où il n'y a pas de religion d'État, où la loi n'est pas d'inspiration divine et où les acteurs religieux ne peuvent imposer leur volonté sur les politiques des pouvoirs publics. » Elle n'oppose pas « les croyants et les laïques, mais les antilaïques et ceux qui ont des valeurs laïques », et ce n'est pas un détail !

Le Point, 4 décembre 2020

dimanche 25 octobre 2020

Malika Sorel-Sutter, Décomposition française


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mercredi 23 septembre 2020

dimanche 27 octobre 2019

que vive la laïcité pleine et entière


La question de la ­laïcité face à la montée de l'islamisme divise davantage le monde politique que les Français. L'enquête approfondie effectuée par l'Ifop pour le JDD révèle un net durcissement de l'opinion face à toutes les manifestations religieuses dans l'espace public et confirme une focalisation particulière envers la religion musulmane. À Emmanuel Macron, qui assurait jeudi que le port du voile hors des enceintes scolaires n'était "pas [son] affaire", les citoyens répondent en quelque sorte que c'est la leur.

De fait, si la lutte contre l'islamisme et la défense de la laïcité arrivent loin derrière la santé et le chômage parmi leurs priorités, les Français expriment à la fois ­inquiétude et sévérité sur ces sujets. Pour 78% d'entre eux, le modèle français issu de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'État "est en danger" (+4 par rapport à une précédente étude en mars) – majorité écrasante qui se mesure dans toutes les catégories sociales, toutes les générations et tous les camps politiques (91% chez les sympathisants du RN, 85% à droite, 79% à LREM, 68% à LFI, 64% au PS). En outre, 80% considèrent que la question de la laïcité "se pose différemment s'agissant de la religion musulmane" et 61% jugent même l'islam "incompatible avec les valeurs de la société française" (+8 par rapport à février 2018).

Dans le même temps, "la définition de la laïcité semble en pleine mutation", relève Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. Là où, en 2005, prévalait l'égalité entre les religions (32%) et la ­liberté de conscience (28%), ce sont désormais la séparation des cultes et de la politique (27 %) ainsi que la volonté de "faire reculer l'influence des religions" (26 %, + 17 par rapport à 2005) qui prédominent.

Conséquence de cette évolution : les sondés se déclarent favorables à de multiples prohibitions pour cantonner les signes religieux en dehors de l'espace public. Répondant à la polémique récente au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, une large majorité (73 %) souhaite l'interdiction de tout signe ostensible pour les parents accompagnant des sorties scolaires, mais aussi pour les usagers des services publics (75 %) et les salariés des entreprises privées (72 %), alors que la loi ne le proscrit actuellement que pour les agents publics.

Le Journal du Dimanche 27 octobre 2019

lundi 3 septembre 2018

liberté, égalité, fraternité, laïcité


 Égalité ! Liberté ! Fraternité !
LAÏCITÉ
Mural de l'école primaire de Favières, Meurthe-et-Moselle

lundi 13 juillet 2009

vie et mort d'un corps d'homme

" Tout comme Howie, il avait cessé de prendre le judaïsme au sérieux dès l'âge de treize ans, un dimanche, le lendemain même de sa bar-mitzvah, et depuis ce jour il n'avait jamais remis les pieds dans une synagogue. Sur le formulaire qu'il avait dû remplir en entrant à l'hôpital, il avait laissé en blanc la rubrique religion, de peur que, s'il inscrivait " juive " , un rabbin ne vienne le visiter dans sa chambre pour lui tenir les propos que tiennent les rabbins. La religion était une imposture qu'il avait démasquée très tôt dans sa vie ; elles lui déplaisaient toutes ; il jugeait leur folklore superstitieux, absurde, infantile ; il avait horreur de l'immaturité crasse qui les caractérisait, avec leur vocabulaire infantilisant, leur suffisance morale, et leurs ouailles, ces croyants avides. Ce n'était pas lui qui serait dupe de ces balivernes sur la mort et sur Dieu, ou de ces fantasmes de paradis d'un autre âge. Il n'y avait que le corps, né pour vivre et mourir selon des termes décidés par les corps nés et morts avant nous. Son créneau philosophique à lui, si tant est qu'il en eût un, il l'avait découvert de bonne heure, intuitivement, et, dans son minimalisme, il était indépassable ; s'il écrivait un jour son autobiographie, il l'intitulerait Vie et mort d'un corps d'homme. "
- Roth (Philip), Un Homme, collection Folio, avril 2009. p. 60.
Lu du même auteur : Pastorale américaine, La Tache.

jeudi 7 février 2008

la laïcité menacée

Avec BHL et Caroline Fourest pour défendre la laïcité, après les avoir entendus sur France Inter ce matin.
Soutenir Ayaan Hirsi Ali, l'ancienne député néerlandaise d'origine somalienne.