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lundi 23 juin 2014

un tableau de Marie-Andrée Lett, Fichet et Balzac

En voyant Évasion fiscale, le tableau de Marie-Andrée Lett, au Salon des artistes lorrains de Nancy, il m'est venu soudain à l'esprit que Balzac avait plusieurs fois cité FICHET dans ses romans.
Fichet et Bauche étaient des fabricants de coffres-forts et de serrures de sûreté. Les deux sociétés ont fusionné en 1967. La société Fichet-Bauche existe encore actuellement. A Nancy (ma ville natale), la Société Fichet avait un magasin (une succursale) rue Saint-Georges, en face du Crédit Lyonnais, et la Société Bauche un magasin rue d'Amerval.


Marie-Andrée Lett (57905 Zetting)
Évasion fiscale, acrylique
le roi jaune est échec et mat par les deux tours rouges
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Fichet dans les romans de Balzac
(Alexandre Fichet ouvre une serrurerie à Paris en 1825)

"Les précieuses lettres de Marie étaient déposées dans un de ces portefeuilles à secret offerts par Huret ou Fichet, un de ces deux mécaniciens qui se battaient à coups d'annonce et d'affiches dans Paris à qui ferait les serrures les plus impénétrables et les plus discrètes."
Dans Une fille d'Eve, 1839.

"Si vous [le baron de Nucingen, banquier] n'étiez pas une des caisses fabriquées par Huret ou Fichet, qui s'est métamorphosée en homme par un tour de force de la Nature, vous ne feriez pas tant de tapage dans la loge d'une femme qui aime la musique."
Dans Splendeurs et misères des courtisanes, 1843-1844.

"Rien en lui ne sentait, n'indiquait un médecin, pas même ce cabinet nu, et dont le seul meuble qui frappât la vue était cette formidable caisse de Huret ou de Fichet."
Dans L'Envers de l'histoire contemporaine, 1848.

dimanche 7 juin 2009

Balzac, Baudelaire, Musset et Léopold Robert

Musset à propos du Départ pour la pêche de Léopold Robert (1)


Maria Gracia et Teresina (2)


Jeune fille de Sorrente (3)
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C'est le 6 mai 1984 que j'ai visité le Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel. Après avoir été enthousiasmé par les tableaux de Léopold Robert, j'achetai au musée le catalogue Léopold Robert et les peintres de l'Italie romantique. Quelque temps après, je faisais la lecture du livre de Pascale Charpentier, La Ferveur du moment (éditions du Seuil, 1986), consacré à Léopold Robert. Voici ce que cet auteur écrit à propos du tableau Jeune fille de l'île de Procida donnant à boire à un pêcheur (Musée de Neuchâtel) : "Je rêve encore à la jeune porteuse d'eau de Procida, le genou à terre, la cruche sur la tête, prenant appui sur la citerne où elle a puisé de l'eau. Assoiffé par la mer entière, le pêcheur y boit. Je sais maintenant qu'en pleine mer fleurissent des îles chaleureuses, douces et enchantées de fruits, de parfums pour l'agrément de la vie, que charme et facilité existent dans un pays, à l'intérieur de quelques-uns de tes tableaux, non loin, à tes côtés."
Léopold Robert est cité par Alexandre Dumas dans Le Comte de Monte-Cristo, chap. XLI, et par Balzac dans Pierrette : "...cette grâce virginale que cherchent les peintres sur leurs palettes, et que Léopold Robert a su trouver pour la figure raphaélique de la femme qui tient un enfant dans le tableau des Moissonneurs ." (Le titre exact du tableau : Halte des moissonneurs dans les marais Pontins).
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1. Grand enthousiasme d'Alfred de Musset à propos du Départ pour la pêche de Léopold Robert, dans son "Salon de 1836" (Mélanges de littérature et de critique, Paris, 1867, p. 65).
2. Léopold Robert, Le Retour du pèlerinage à la Madone de l'Arc, détail. "Maria Gracia et Teresina, couronnées de fleurs et de feuilles, ont de vifs élans et nos coeurs bondissent."
3. Léopold Robert, Jeune fille de Sorrente (ou Jeune fille au tambourin), Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel. Tableau signé : Lld Robert Roma 1824.
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Sur les sujets peints par Léopold Robert, Baudelaire est un peu restrictif : "...Léopold Robert qui prétendait trouver dans la nature et seulement dans la nature, de ces sujets tout faits, qui, pour des artistes plus imaginatifs, n'ont qu'une valeur de notes. Encore ces sujets, même les plus nationalement comiques et pittoresques, sont-ils toujours...par Léopold Robert, passés au crible, au tamis implacable du goût."


Léopold Robert, Jeune fille de Procida


Léopold Robert, Brigand et sa femme en prière
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Voir aussi :
- Alphonse de Lamartine, Cours familier de littérature, tome VI, 1858, p. 424-476,  et le tome VII, 1859, p. 5-89.
- Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, tome II, Bibliothèque de la Pléiade, 1948, p. 241 : "Léopold Robert, revenu de Naples, a passé ces jours derniers à Rome, emportant avec lui les scènes enchantées de ce beau climat, qu'il n'a fait que coller sur sa toile."