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mercredi 14 février 2024

Démocède, collectionneur d'estampes de Jacques Callot



Jacques Callot, Scaramouche et Fracasse

"Voulez-vous voir mes estampes ? et bientôt Démocède les étale et vous les montre ; vous en rencontrez une qui n'est ni noire, ni nette, ni dessinée, et d'ailleurs moins propre à être gardée dans un cabinet, qu'à tapisser un jour de fête le Petit-Pont ou la rue Neuve ; il convient qu'elle est mal gravée, plus mal dessinée, mais il assure qu'elle est d'un Italien qui a travaillé peu, qu'elle n'a presque pas été tirée, que c'est la seule qui soit en France de ce dessin, qu'il l'a achetée très cher, et qu'il ne la changerait pas pour ce qu'il y a de meilleur : j'ai, continue-t-il, une sensible affliction, et qui m'obligera de renoncer aux estampes pour le reste de mes jours ; j'ai tout Callot hormis une seule qui n'est pas à la vérité de ses bons ouvrages, au contraire c'est un des moindres, mais qui m'achèverait Callot, je travaille depuis vingt ans à recouvrer cette estampe, et je désespère enfin  d'y réussir : cela est bien rude."
La Bruyère, Les Caractères, XIII. De la Mode, 2[VI], Le Livre de Poche Classique, 2012, p. 504. 

mardi 27 août 2013

le Paris enchanté d'Anne Hidalgo par Didier Rykner

Le Paris enchanté d’Anne Hidalgo fait froid dans le dos
Même s’il est précisé que les propositions ne sont pas celles d’Anne Hidalgo, la liste d’« idées » publiées dans un livre électronique par l’association Oser Paris (son équipe de campagne) est tout à fait dans la ligne de ses déclarations et de ses intentions pour la capitale au cas où elle serait élue.
A l’exception notable de la reprise d’une idée que nous avons plusieurs fois déjà défendue (la mise en place d’un plan-églises), l’examen de ces propositions - au moins pour ce qui concerne le champ couvert par La Tribune de l’Art, c’est-à-dire l’art, l’architecture et l’urbanisme - correspond d’ailleurs jusqu’à la caricature à ce que nous avons connu ces dernières années avec les deux mandatures de Bertrand Delanoë dont Anne Hidalgo a été l’une des chevilles ouvrières.
Ce texte donne l’impression de vouloir infantiliser en permanence les Parisiens en leur proposant à peu près 365 jours par an de fêtes, de festivals, de défilés de rue... Le monde d’Anne Hidalgo est celui des Bisounours ou de Oui-Oui. Elle veut être le GO d’une ville qui serait un club Méditerranée permanent.
Didier Rykner, La Tribune de l’Art, 25 août 2013
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C’est l’Homo festivus parisien (Philippe Muray). 
A contre-courant : 
"Ainsi la plupart des hommes occupés d'eux seuls dans leur jeunesse, corrompus par la paresse ou par le plaisir, croient faussement dans un âge plus avancé qu'il leur suffit d'être inutiles ou dans l'indigence, afin que la république soit engagée à les placer ou à les secourir : et ils profitent rarement de cette leçon si importante : que les hommes devraient employer les premières années de leur vie à devenir tels par leurs études et par leur travail ; que la république elle-même eût besoin de leur industrie et de leurs lumières ; qu'ils fussent comme une pièce nécessaire à tout son édifice ; et qu'elle se trouvât portée par ses propres avantages à faire leur fortune ou à l'embellir." La Bruyère