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lundi 24 juillet 2017

la bannière de saint Grat


Bannière de saint Grat protecteur des récoltes
Église Saint-Pierre-Saint-Paul de Beaufremont, Vosges

mercredi 12 juillet 2017

saint Grat sur la croix de Gendreville de 1534


Détail de la croix de 1534 (M . Vc . XXX . IIII)
située devant l'église Saint-Remi de Gendreville, Vosges
de gauche à droite, st Sébastien, st Roch et st Grat tenant la tête de st Jean-Baptiste
la Vierge de l'Immaculée Conception a été ajoutée en 1843
-
La croix a été érigée par la piété de Philibert de Chalant et Louise d'Arberg-Bauffremont. La croix porte un écusson parti Chalant et Arberg-Bauffremont.
D'après J.-Ch. Chapellier, "Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons", 3ème partie, dans Annales de la Société d’Émulation du département des Vosges, 1859, p. 391.

saint Grat, protecteur des récoltes, vitrail de l'église de Beaufremont, Vosges


Saint Grat, protecteur des récoltes,  tenant des épis de blé
vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Beaufremont, Vosges

samedi 8 juillet 2017

la statue de saint Grat de l'église de Beaufremont



Saint Grat d'Aoste tenant la tête de saint Jean-Baptiste
pierre à la polychromie moderne*, XVIe siècle
Église Saint-Pierre-Saint-Paul de Beaufremont, Vosges
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* François de Liocourt a indiqué en 1913 que la statue a été repeinte récemment.

D’après J.-C. Chapellier, ce serait René de Chalant (1503-1565) qui serait à l’origine du culte de saint Grat à Beaufremont :
« Ce fut certainement René de Chalant qui fonda, dans l’église paroissiale, la chapelle du saint évêque d’Aoste, particulièrement vénéré dans toute la vallée à laquelle cette ville donne son nom. Voulant sans doute retrouver quelque chose de la patrie de ses pères dans sa patrie adoptive, le noble comte y avait apporté les pieuses traditions de sa famille, et, entre autres, la dévotion à un saint que ses ancêtres avaient coutume d’invoquer comme leur protecteur auprès de Dieu. Cette dévotion, fruit d’un respectable sentiment religieux, s’est perpétué jusqu’à nos jours dans la paroisse de Beaufremont dont saint Grat est le patron secondaire. René de Chalant mourut très probablement en 1564. »
J.-C. Chapellier, "Essai historique sur Beaufremont, son château et ses barons", 2ème partie, dans les Annales de la Société d’émulation des Vosges, 1858, p. 188-189.

Saint Grat à Beaufremont d'après Léon Germain :
Une vie de saint Grat a été écrite en 1884 par un chanoine d’Aoste : le saint, né en Grèce, dans le second quart du VIIIe siècle, revêtit l’habit religieux dans un monastère de l’ordre de saint Basile ; il se rendit, croit-on, en Palestine, fut appelé à un concile à Jérusalem, puis envoyé dans les Gaules ; de là il partit pour Rome, où il dut assister à un concile ; délégué ensuite auprès de Charlemagne, il devint enfin, vers 776, évêque d’Aoste et y mourut le 7 septembre 810.
C’est lui qui rapporta de Palestine le chef de saint Jean-Baptiste qui existe dans l’église Saint-Sylvestre in capite, à Rome, moins le menton, donné à la cathédrale d’Aoste. Invoqué pour tous les besoins spirituels et temporels, saint Grat est toutefois considéré plus particulièrement comme un protecteur pour les produits du sol et contre les intempéries.
Je ne sache pas que saint Grat soit honoré, dans notre province, autre part qu’à Beaufremont, dont il est patron secondaire. En 1854, le curé du lieu a publié sur ce sujet une instructive brochure, et voici ce qu’il a puisé dans un ancien manuscrit touchant l’origine de cette dévotion : « Le comte de Madrusse, aïeul de madame Charlotte de Lenoncourt, abbesse d’Epinal, revenant d’Italie et entendant parler des prodiges de saint Grat dans la Savoie, passa par le Piémont, visita le tombeau du Saint, obtint des reliques qu’il rapporta dans sa chapelle de Boffromont, voua à saint Grat sa terre dudit lieu, et voua aussi une procession solennelle chaque année. La terre de Boffremont a été depuis ce temps toujours préservée des injures des saisons… »
Ce passage ne renferme pas de date. Le personnage dont il est question, le comte de Madrusse, vivait vers la fin du XVIe et le commencement du XVIIe siècle.
Léon Germain, "Saint Grat, évêque d'Aoste", dans le Journal de la Société d'Archéologie Lorraine, 1892, p. 201-202.

Sur la datation de la statue :
- Horst Van Hees, Die lothringische Skulptur des 16. Jahrhunderts, Saarbrücken, 1973, p. 317, n° 68 : XVIe siècle.
- Pierre Simonin, "L'Atelier de la Dormition de la Vierge. Un ensemble de sculptures vers le milieu du XVIe siècle", dans Le Pays Lorrain, 1979, n° 1, p. 20 et figure p. 29. "La dévotion à saint Grat, évêque d'Aoste, est due à l'arrivée à Beaufremont d'un membre d'une famille piémontaise, Philibert de Chalant, qui devint seigneur du lieu à la suite de son mariage  vers la fin du XVe siècle avec une descendante des Beaufremont. La chapelle vouée au saint dans l'église dont il était le patron secondaire, serait une fondation de leur fils René. Ce dernier, chevalier de l'ordre de l'Annonciade, pourrait être à l'origine de la présence à Gendreville (chapelle Notre-Dame de Bonsecours), village de la seigneurie de Beaufremont, de l'important et rare groupe de l'Annonciation."