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vendredi 23 juin 2017

le château d'Autigny-la-Tour


Vue du château de 1748 construit par Claude-Antoine, comte de Gondrecourt, 
et de la tour ouest du XVIe siècle


La tour ouest du XVIe siècle 


La tour est du XVIe siècle 
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Les deux tours du XVIe siècle furent sans doute construites sous Jean-Baptiste de Mauléon, sieur de La Bastide, qui était venu en Lorraine offrir ses services au duc Charles III. Il s'était marié à Antoinette du Châtelet qui lui apporta en dote les trois quarts de la seigneurie dite de Sorcy à Autigny-la-Tour, le fief de Boinville avec chapelle castrale, et partie des seigneuries de Saint-Paul, d'Attignéville et du Ban de Soulosse. Jean-Baptiste de Mauléon mourut très âgé en 1613 et fut enterré dans l'église de Saint-Elophe, d'où sa pierre tombale fut extraite pour être offerte au Musée Lorrain de Nancy. Cette famille de Mauléon s'éteignit au milieu du XVIIIe siècle.
Le 10 juin 1757, les deux villages d'Autigny-la-Tour et de Saint-Elophe furent érigés en comté en faveur de Claude-Antoine, comte de Gondrecourt, qui avait sans doute acheté ces terres aux héritiers de la Maison de Mauléon. Le père de Claude-Antoine, Charles de Gondrecourt, avait été fait comte le 2 mai 1736 par le duc François III.

Arthur Benoît, "Les seigneurs de Soulosse et d'Autigny-la-Tour de la Maison de Mauléon, 1558-1758", dans le Journal de la Société d'Archéologie lorraine, 1897, p. 34-42.


samedi 17 juin 2017

l'église Saint-Pient d'Autigny-la-Tour, Vosges


Église Saint-Pient d'Autigny-la-Tour, Vosges
tour-clocher du XVIIIe siècle, nef  basilicale du XIXe siècle
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Ce saint Pient n'est pas l'évêque de Poitiers, mais le martyr de Moyenvic, Moselle.
Pient, Agent et Colombe, nés en Grèce de parents nobles, mais païens, ayant quitté la maison paternelle, vinrent à Athènes, où ils furent instruits des éléments de la religion chrétienne et ensuite baptisés. Pient, devenu chrétien et déplorant l'aveuglement du paganisme, fut animé du désir d'annoncer le nom de J.-C. à ceux qui vivaient dans les ténèbres de l'ignorance et dans l'ombre de la mort et du péché.
Après avoir évangélisé plusieurs provinces de l'Italie et de la Gaule, il arriva à Trèves où il demeura quelque temps. Son amour pour la solitude le conduisit à cette région qu'on appellait autrefois comté des Salines. Il habita, avec son frère Agent et sa sœur Colombe, près de Moyenvic, au lieu qui depuis fort longtemps est appelé Mont de Saint-Pient.
Les miracles que saint Pient opérait attiraient de nombreux visiteurs et des malades de tous les pays voisins. Pient leur rendait la santé et les convertissait à J.-C.
Alméric, juge de Vic, irrité de cette faveur populaire et de cette nouveauté de doctrine, ordonna que Pient lui fût amené et qu'il sacrifiât aux idoles. Pient resta inébranlable en présence du supplice : il subit la torture et eut la tête tranchée.
L'autorité la plus imposante et la plus ancienne que nous puissions citer sur le culte de saint Pient, c'est celle de saint Gondelbert, archevêque de Sens, le fondateur de l'abbaye de Senones.
L'histoire des évêques de Toul rapporte que saint Gondelbert fit sortir de son abbaye une colonie de religieux bénédictins pour les établir à Moyenvic, vers le milieu du VIIe siècle, et la tradition ajoute qu'il fut enterré dans l'église prieurale qu'il avait consacrée lui-même en l'honneur des saints Pient, Agent et Colombe martyrisés près de là, plus d'un siècle auparavant.
Saint Pient est aussi le patron d'Autigny-la-Tour et de Housseras (diocèse de Saint-Dié, autrefois de Toul).

Abbé de Tinseau, "Notice sur ss. Pient, Agent et ste Colombe, patrons de Moyenvic", dans Vie de saint Livier, martyr, 1886, p. 95-99.

saint Pient devant Alméric


Saint Pient devant Alméric, juge de Vic
vitrail de l'église Saint-Pient d'Autigny-la-Tour, Vosges


le pont d'Autigny-la-Tour, Vosges





une pile du pont avec son avant-bec
on remarque les différences d'appareil entre les archivoltes, les écoinçons et le parapet
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Le pont franchissant le Vair à Autigny-la-Tour, Vosges
 ancien pont romain reconstruit en grande partie au XVIIIe siècle

lundi 12 juin 2017

le monument aux morts d'Autigny-la-Tour


Monument aux morts d'Autigny-la-Tour, Vosges
le poilu victorieux est d'Eugène Bénet