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lundi 26 juin 2017

agnus qui occisus est ab origine mundi


AGNUS  QUI  OCCISUS  EST  AB  ORIGINE  MUNDI
(Apocalypse, XIII, 8)
l'agneau (de Dieu) qui a été égorgé depuis l'origine du monde
Inscription au portail de l'église Saint-Rémi de Pagny-sur-Meuse
c. 1775

dimanche 24 juillet 2016

"passage au 3e millénaire" de Denis Mellinger






Denis Mellinger, Passage au troisième Millénaire
Mémoire... à l'An 2000
(l'enfant n'a pas été photographié)
Parc du Millénaire - Pagny-sur-Meuse
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Sous les traits d’un homme préhistorique, le premier personnage relate la naissance de l’humanité. Il cherche à se lever, se dresser. De ses mains enfouies dans la pierre, appliqué et courageux, il façonne, il construit.
Le personnage central au visage soucieux, évoque le présent. Il porte la planète sur ses épaules, il incarne notre force, nos responsabilités mais aussi notre fragilité et parfois notre inconscience.
La femme qui porte en elle un enfant se tient droite, elle affirme son rôle essentiel pour assurer la transmission de la vie. Son visage expressif et bienveillant, tourné vers le futur, inspire confiance et insuffle l’espoir.
Du grand ordonnateur du temps qui semble méditer se dégage une impression de sagesse. Il domine le groupe et laisse deviner une grande puissance protectrice et peut-être divine.
L’enfant assis à quelques mètres du groupe, son cartable posé sur ses genoux, est songeur. Il observe la scène du temps qui passe et de la construction du monde. Est-ce une prière, est-ce une question qu’il nous adresse pour comprendre comment l’humanité toute entière va construire le troisième millénaire ?
Sur la cape du grand ordonnateur, Denis Mellinger, le sculpteur de cette œuvre a gravé :
Mes mains enfouies dans la genèse de l’humanité
Mes mains portant ma force mais aussi mon insouciance
Mes mains caressant l’aube de nos vies
J’observe mon intimité
Le regard de ma conscience
Et porte en moi
Le fruit de mon destin
(Texte du service culturel de la mairie de Pagny-sur-Meuse)

samedi 23 juillet 2016

la chapelle de Massey à Pagny-sur-Meuse





ANCHORA  MEA  DEVS
1 5 3 5  


Chapelle Notre-Dame de Massey, Pagny-sur-Meuse
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Chapelle de fondation ancienne, à la collation du grand-chantre de la cathédrale de Toul. Elle fut reconstruite en 1535-1536 par le grand-chantre Jean Forget. Date de 1535 et ANCHORA MEA DEVS (Dieu est mon ancre, mon espérance), devise de Jean Forget, dans un cartouche sur un contrefort. Dans l'écu de gauche du portail Renaissance, on arrive à distinguer les armes de Jean Forget qui étaient de gueules au chevron d'or accompagné en chef de deux roues d'or et en pointe d'une ancre du même.
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"Cette gracieuse chapelle s'érige à trois kilomètres de Pagny, au flanc d'une colline qui domine la Meuse. Le long du côté nord de l'oratoire coule vers la rivière l'eau d'une source réputée miraculeuse. Massey (ou Maxey) , qui dépend aujourd'hui de Pagny, se trouvait autrefois sur le territoire de Longor, très ancien village, ruiné au XVIIe siècle, par la guerre de Trente Ans. De son église, qui survécut jusqu'en 1711, et dont le vocable  était la Nativité de Notre-Dame, provient une Vierge-Mère, en pierre, du XIVe siècle, conservée aujourd'hui dans l'église de Pagny, sous le nom de Notre-Dame de Langueur (Longor).
D'après une pieuse tradition, l'oratoire de Notre-Dame de Massey, seul vestige aujourd'hui du village de Longor, aurait dû sa fondation à un seigneur des environs, dont aucun acte d'ailleurs n'a conservé le nom. Ayant été fait prisonnier, le captif parvint, malgré les fers, à s'évader de son cachot. Il avait fait vœu à Notre-Dame, s'il recouvrait la liberté, de lui élever un oratoire. Or le captif étant parvenu exténué de fatigue, mourant de faim, meurtri par ses fers sur le coteau de Longor, recourut une fois de plus à sa céleste Protectrice qui était précisément la Patronne, en sa Nativité, du village voisin. Ses supplications furent maternellement exaucées  et les fers du captif s'ouvrirent soudain. 
Devenu libre, le noble Seigneur exécuta son vœu : il bâtit à cet endroit un oratoire dédié à Notre-Dame où il suspendit ses chaînes en ex-voto. On voit encore dans la chapelle actuelle l'une des chaînes (entrave des pieds) ; l'autre plus grande (entrave des bras), nous assure-t-on, a disparu, il n'y a pas bien longtemps.
À la fin du Moyen Âge, la chapelle Notre-Dame de Maxey était un modeste bénéfice, à la collation du grand-chantre de la cathédrale de Toul. Comme les guerres du XVe siècle l'avaient presque entièrement ruinée, elle fut rebâtie en 1535-1536, par le chanoine Jean Forget, grand-chantre de Toul. Il semble avoir conservé le pignon de façade, en y intercalant un petit portail Renaissance, à pilastres et à entablement moulurés. Le tympan est orné d'une sorte de losange curviligne, encadrant une petite Vierge mutilée. Dans la chapelle, bâtie sans doute sur les anciennes fondations, on lit aux clefs de voûte des deux travées et de l'abside polygonale, les armoiries de Jean Forget, (on les voit aussi à l'extérieur de la chapelle, sur le mur de droite, avec la date de 1535). À droite du sanctuaire, en entrant, une inscription latine, datée du milieu de 1536, relate brièvement la reconstruction faite par le grand-chantre en l'honneur de la « Divine Marie ». La Nativité de la Vierge est représentée dans un beau bas-relief, malheureusement mutilé, encastré dans le mur du sanctuaire du côté de l'Évangile. Quant à la cloche, datée de 1682, elle porte le nom de J. de Mandre, grand-chantre de Toul à cette date.
La chapelle était gardée par un ermite, ainsi qu'il résulte d'un acte du 3 mai 1613. Dans l'ermitage de Massey mourut le 15 mai 1707 frère Isidore, qualifié de supérieur des ermites et de directeur des novices.
Le 26 mars 1408, plusieurs habitants de Vaucouleurs, qui se rendaient en pèlerinage à Massey, furent l'objet d'un guet-apens après avoir passé la Meuse à Ugny. Parmi eux se trouvait la veuve d'un bourgeois de Toul, Isabelle Colin, qui devait accompagner Jeanne d'Arc au mois de février 1429, lors d'un autre pèlerinage à Notre-Dame de Massey. l'héroïne revenait alors de Saint-Nicolas-de-Port. Depuis 1930, une modeste plaque, apposée dans la chapelle, rappelle le pèlerinage qu'y fit Jeanne d'Arc, cinq siècles auparavant."
D'après Charles Aimond, Notre-Dame dans le diocèse de Verdun, Paris, Librairie J. de Gigord, 1943, p. 180-183.