Remplage d'une fenêtre de l'église Saint-Pancrace du Petit-Thon, Les Thons, Vosges
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jeudi 11 octobre 2018
vendredi 5 octobre 2018
église Saint-Pierre du Grand-Thon, Les Thons, Vosges
Église Saint-Pierre du Grand-Thon, Les Thons, Vosges
nef de quatre travées, deux chapelles latérales, celle du sud sous la tour, chœur et chevet plat ;
le tout voûté sur croisées d'ogives du XVIe siècle
jeudi 27 septembre 2018
le socle de la Madone de l'Apocalypse de l'église du Petit-Thon, Vosges
Ange musicien à la harpe - Ange musicien au luth
Ange de droite aux pieds de la Vierge Marie, vêtu d'une sorte de chasuble ;
il a un rosaire passé en bandoulière et une couronne (?) au bras gauche
Saint Michel en armure enfonce son épée dans la gueule du Dragon, aidé par des anges
(Apocalypse, 12,7)
L'Ange de droite du socle, habillé d'une dalmatique de diacre et d'une étole en sautoir,
symétrique de saint Michel, transperce la queue du dragon avec la haste de sa croix
L'Ange du milieu, vêtu d'une simple tunique froncée à la taille,
transperce le corps du dragon avec un épieu
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La Madone de l'Apocalypse
haut-relief avec son socle figuré
début du XVIe siècle
Église Saint-Pancrace du Petit-Thon - Les Thons, Vosges
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- François de Liocourt, "L'Art religieux dans l'arrondissement de Neufchâteau", dans les Mémoires de la Société d'Archéologie lorraine, 1913, p. 403.
"Une Vierge du XVIe siècle, en pierre polychromée, de 1 m. 40 de hauteur. Elle est debout sur un croissant, en dessous duquel sont deux anges qui tuent un dragon, l'un avec un glaive, l'autre avec une croix. Elle tient l'Enfant, qui joue avec un oiseau. Dans le haut, deux anges la couronnent. En dessous, deux autres jouent des instruments de musique. En bas, sont les deux donateurs, à genoux, les mains jointes."
F. de Liocourt a fait des erreurs : ce sont deux anges qui tuent un dragon, et saint Michel en armure, et les deux soi-disant donateurs sont des anges agenouillés qu'il est intéressant de décrire.
- Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), Saarbrücken, 1962, p. 426, n° 631. Début du XVIe siècle.
"Une Vierge du XVIe siècle, en pierre polychromée, de 1 m. 40 de hauteur. Elle est debout sur un croissant, en dessous duquel sont deux anges qui tuent un dragon, l'un avec un glaive, l'autre avec une croix. Elle tient l'Enfant, qui joue avec un oiseau. Dans le haut, deux anges la couronnent. En dessous, deux autres jouent des instruments de musique. En bas, sont les deux donateurs, à genoux, les mains jointes."
F. de Liocourt a fait des erreurs : ce sont deux anges qui tuent un dragon, et saint Michel en armure, et les deux soi-disant donateurs sont des anges agenouillés qu'il est intéressant de décrire.
- Jean-François Michel, "La statuaire du couvent des Cordeliers des Thons : regard sur l’apologétique et l'art franciscains à la fin du Moyen Âge", dans Le Pays Lorrain, septembre 2010, p. 198.
"Le groupe sculpté dans sa mandorle se trouve actuellement posé sur l'autel latéral sud de l'église paroissiale. Classé monument historique depuis 1908... Ce n'est pas un groupe sculpté en ronde bosse, mais une mandorle juchée sur un piédestal où sont représentés saint Georges et saint Michel terrassant le dragon, interprétation franciscaine et optimiste de l'Apocalypse..."
En décrivant le socle du haut-relief de la Madone de l'Apocalypse, je crois que Jean-François Michel a fait une erreur en identifiant un saint Georges ; ce saint n'est jamais représenté avec des ailes. Il s'agit simplement de l'archange saint Michel, qui, accompagné de deux anges, enfonce son épée dans la gueule du dragon. L'Apocalypse nous dit : "Alors, il y eut un combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le dragon. Et le grand dragon appelé Satan fut précipité sur la terre" (Apocalypse, 12, 7-12).
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Cette gravure sur cuivre de Israhel van Meckenem (1445-1503), La Madone sur le croissant de lune, du dernier tiers du XVe siècle, a peut-être servi de modèle :
le lavoir du Petit-Thon, Vosges
Lavoir-abreuvoir du Petit-Thon, Les Thons, Vosges
dit fontaine Saint-François
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Au-dessus du toit du lavoir émerge la tour-clocher de l'ancienne église
conventuelle des Cordeliers
lundi 24 septembre 2018
dimanche 23 septembre 2018
la Vierge de pitié de l'église Saint-Pancrace des Thons, Vosges
Vierge de pitié avec saint Jean et Marie-Madeleine
en trois parties, pierres, début du XVIe siècle
(provenant de l'église conventuelle des Cordeliers des Thons)
(provenant de l'église conventuelle des Cordeliers des Thons)
Église Saint-Pancrace du Petit-Thon
Les Thons, Vosges
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- François de Liocourt, "L'art religieux dans l'arrondissement de Neufchâteau", dans les Mémoires de la Société d'Archéologie Lorraine, 1913, p. 403.
- Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), 1962, p. 426, n° 630, autour de 1500.
- André Laurent, "La vierge de pitié dans la statuaire lorraine à la fin du Moyen Âge", dans Le Pays Lorrain, 1979, n° 2, photo p. 51.
- Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), 1962, p. 426, n° 630, autour de 1500.
- André Laurent, "La vierge de pitié dans la statuaire lorraine à la fin du Moyen Âge", dans Le Pays Lorrain, 1979, n° 2, photo p. 51.
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"Dès son entrée dans l'église paroissiale Saint-Pancrace du Petit-Thon, le visiteur a son oeil attiré, sur la gauche, par un puissant groupe sculpté en ronde bosse dans le calcaire fin, et formé par les quatre personnages du drame chrétien : entourée de ses deux et proches soutiens, Marie porte son fils mort sur les genoux dans une attitude chère aux sculpteurs champenois.
Laissons François de Liocourt en faire son habituel rapport, souvent sans nuance et sans appel : "un groupe en pierre polychromée, de 1,80 m de largeur sur 1,40 m de hauteur, XVIe siècle. La Vierge, assise, porte sur ses bras le Christ mort ; à sa droite, saint Jean soutient la tête du Christ ; à sa gauche, Marie-Madeleine, aux pieds de laquelle est un vase de parfum, est en adoration". Outre qu'il faudrait plutôt parler de déploration, l'auteur néglige deux éléments : à la base du centre, un écusson autrefois peint (et portant donc les armes des donateurs), et, de part et d'autre, les instruments de la Passion (clous et couronne d'épines). La polychromie est-elle d'origine ? On peut en douter.
L'emplacement primitif de ce groupe est facile à trouver. Un magnifique enfeu gothique, situé à droite (sud) du choeur de l'église conventuelle des Cordeliers, ne laisse planer aucun doute, d'autant que les dimensions coïncident parfaitement. Tous les connaisseurs se rejoignent pour dater la descente de croix du XVIe siècle, et le chanoine Albiser y voit même la marque du Maître de Chaource. Quelques interrogations peuvent toutefois demeurer : la Vierge et ses vêtement ont des similitudes avec la Pietà des Dominicains récemment découverte au Cercle des Officiers de Metz, le Christ mort également ; cette dernière oeuvre est aussi jugée d'influence champenoise, mais on la date du XVe siècle. Par ailleurs, un détail archivistique de la même fin du XVe siècle peut nous interpeller : les Cordeliers des Thons s'engagent à dire une messe par semaine pour le repos de l'âme de Dame Catherine de Saint-Blin, veuve de feu messire Jean d'Amboise. Pourquoi ce lien avec une dame lointaine, celle qui offrit la plus grande partie du sépulcre de Chaumont, sépulcre que l'on date précisément de la fin du XVe siècle ? Les visages expressifs et particuliers des personnages de Chaumont n'ont-ils pas des similitudes avec ceux des Thons ? Mais d'ici à avancer que le sculpteur est le même, le pas est impossible à franchir. Le blason, aujourd'hui muet, aurait été une aide précieuse."
Jean-François Michel, "La statuaire du couvent des Cordeliers des Thons : regard sur l'apologétique et l'art franciscain à la fin du Moyen Âge", dans Le Pays Lorrain, septembre 2010, p. 200-201.
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