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mardi 29 mars 2011

voyage autour de mon bureau - 14.

Les trois livres que j'ai lus au cours
de mon voyage autour de mon bureau
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1. Pascale Fautrier, Chopin, Folio Biographies, 2010.
Dans sa discographie, l'auteur a choisi pour l'intégrale des Nocturnes l'interprétation de Samson François en plus de celle d'Arthur Rubinstein. Ce sont de très bons choix.
2. Laurence Sterne, Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme, traduction de Charles Mauron, GF Flammarion, 1982.
J'ai relevé beaucoup de références à Don Quichotte de Cervantès.
"... l'inégalé Chevalier de la Manche, lequel m'est très cher et m'eût fait faire plus de chemin pour l'aller voir que le plus grand héros de l'antiquité."
3. Gautier journaliste. Articles et chroniques. Choix de textes, présentation, notes, chronologie, bibliographie et index par Patrick Berthier, GF Flammarion, 2011.
Les articles sur les artistes plasticiens ont beaucoup d'intérêt : Delacroix, Decamps, Ingres, Préault, Courbet, Millais et Hunt, deux peintres anglais, Chassériau, Baudry et Bouguereau, Gavarni, Gustave Doré, Manet, Monet, etc.
Alexandre Decamps est l'un des peintres les plus admirés de Gautier. Il a critiqué, présenté, décrit, cité plus d'une centaine de toiles de ce peintre (1). Les musées français montrent le plus souvent de petits Decamps bitumeux, sauf au musée des Beaux-Arts de Brest où on peut admirer Les Danseurs Albanais.
Pour voir de belles toiles de Decamps, il faut aller à Londres à la Wallace Collection. Decamps était le peintre contemporain favori de Richard Seymour-Conway, 4ème marquis de Hertford. Il a acquis 25 tableaux de Decamps sur les 28 que compte la collection de Richard Wallace. En juin 2000, les trois tableaux de Decamps que j'ai le plus admirés : Le Supplice des crochets, Cadji-Bey, chef de la police de Smyrne, faisant sa ronde (le plus souvent dénommé La Patrouille turque), L'Abreuvoir avec son grand mur peint d'une façon extraordinaire (2).
1. Claudine Lacoste-Veysseyre, La Critique d'art de Théophile Gautier, Montpellier, 1985, p. 64-66.
2. Par hasard, je tombe sur un passage d' Un hiver à Majorque où George Sand exprime son enthousiasme pour Decamps : " Decamps, le grand maître de la caricature sérieuse et ennoblie jusqu'à la peinture historique, l'homme de génie, qui sait donner de l'esprit, de la gaieté, de la poésie, de la vie en un mot, aux murailles même ."