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mardi 9 janvier 2024

Maurice Barrès et le mobilier de l'église de Gugney-aux-Aulx, Vosges


Lamentation sur le Christ mort, descendu de la croix 
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détail du retable de l'autel latéral gauche de l'église Saint-Barthélemy
(photo JLJ c. 1974)

"Dans ce mois de janvier 1907, à vingt reprises j'ai ouvert le rapport que vient de nous donner la Commission du budget : l'inventaire des meubles les plus précieux qui garnissent nos édifices religieux. Les ennemis du catholicisme paraissent s'inquiéter du désastre d'art qu'ils ont organisé et M. Couyba nous énumère les vitraux, toiles, statues chasubles, reliquaires, etc., etc., dignes à son goût d'être sauvés.
La liste est fort incomplète pour les régions que je connais. Bien que la France soit le pays le plus dévasté de l'Europe, on y trouve beaucoup plus de fragments précieux que l'honorable rapporteur n'en dénombre. Il en convient, il va poursuivre son inventaire, il s'engage à classer, « avant le 11 décembre 1908, terme du délai fixé par la loi de séparation », tous les objets mobiliers qui, dans nos églises, « présentent, au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt national ». Ce sont ses propres paroles qu'il souligne lui-même. Il nous appelle à l'aide. Faut-il le conseiller ? Dois-je lui dire : « Couyba, vous avez oublié Notre-Dame de Grâce qui décore le portail de la chapelle, au vieux cimetière de Charmes. Elle est du quinzième, je crois, et charmante de vérité, d'humilité... » J'en ai quelques scrupules, car si Couyba connaît une fois cette vierge, il la mettra dans un musée, n'importe où, et plus jamais elle ne portera dans sa main la première grappe noire des vignes de chez nous. Mais d'autre part, si Couyba l'oublie, les marchands la ramasseront et, de figure sainte, elle va devenir bibelot vénal. Tourne qui tourne, c'est destruction. Les objets que préfère Couyba seront déportés, exilés, et ceux qu'il dédaigne, vendus. Les uns comme les autres disparaîtront des lieux qui les produisirent. Je me détesterais de collaborer à cette œuvre de mort...
Me voici à quatre cents kilomètres de Paris, dans un canton vosgien recouvert de neige, et parmi des solitudes séparées de la Moselle par les collines où s'appuieront nos artilleurs dans la prochaine guerre. Là, Gugney dort au bas d'un coteau, parmi de verdoyants verges où repose tout l'ennui des villages lorrains. Et son éloignement des grandes voies explique qu'il subsiste dans cette retraite un trésor d'art antérieur aux ravages des soldats de Richelieu. J'admire Couyba de connaître Gugney-aux-Aulx, car j'avoue que j'y suis venu, pour la première fois en septembre dernier.
Septembre, c'est le mois où les femmes agenouillées trient les pommes de terre dans les champs ; leurs coiffes les abritent des derniers rayons de l'année ; les hommes sèment les labours, et déjà les marteaux retentissent sur les cuves de la vendange. Par cette fin d'un après-midi déjà court, je fus surpris, jusqu'à l'émotion, de découvrir dans la pauvre église les débris d'un vitrail précieux du seizième siècle, puis quatre colonnes renaissance sculptées et brodées avec une divine fantaisie païenne, puis de savants bas-reliefs donnant les scènes de la Passion (voir la photo ci-dessus), et enfin, auprès de ce décor d'une allure aristocratique, neuf statues en pierre, du quinzième, du seizième et du dix-septième siècle. (La plus ancienne est une Pietà, un groupe polychrome ; la plus touchante, une sainte Claire paysanne, figure large, pleine de force paisible.) Que d'âmes furent pressées pour produire ce point de spiritualité ! J'imagine que je touche le cœur de ces froides campagnes. Ces nobles débris, dans un musée de Paris, retiendraient peu le regard : ici leur valeur est inestimable. À la fois mystiques et classiques, ils valent par tout ce qu'ils enchaînent. Ils sont nés d'un mariage de ce canton avec la catholicité et accordent d'humbles forces locales avec un religieux universel. 
Ces images effritées, pareilles à des mots dits tout bas, qui réveillent et persuadent, je les écoutai longuement. Je me demandais quels aspects de l'âme ou de la nature ont été fixés dans ces formes vénérables ; je cherchais à ranimer en moi les sentiments que nos pères exprimaient par cette diversité de personnages glorieux. Hélas ! je ne prévoyais pas qu'il était dans ma destinée d'assister, impuissant, au milieu des législateurs de la France, à la déposition des saints et des saintes auxquels ma race avait promis l'éternité...
Le curé vint me rejoindre. Il me raconta qu'il, avait reçu, depuis un an, deux visites, celle d'un fonctionnaire des Beaux-Arts qui avait décidé de « classer » l'ensemble des sculptures, et celle d'un marchand de Dijon qui en avait offert 50 000 francs. Il me dit ensuite qu'un  Bassompierre (s'agit-il du fameux maréchal de France, si grand buveur et si bon conteur ?), au temps jadis, avait construit, à Gugney, un pavillon de chasse et fait venir une équipe, un atelier ambulant de sculpteurs qui profitèrent de l'occasion pour exécuter, ça et là, des travaux dont les vestiges embellissent encore Charmes et Brantigny.
Ainsi parla M. le curé. C'était me dire, en deux anecdotes, comment les œuvres d'art provinciales sont nées et comment elles meurent.
Ce qui subsiste du vide-bouteilles de M. de Bassompierre est devenu le presbytère. M. le curé voulut bien m'y recevoir. Il me fit reconnaître dans les trois petites pièces qu'il habite l'ancienne grande salle avec sa vaste cheminée encore intacte et son plafond aux poutres apparentes. Puis il me choisit sur un pied de vigne qui orne sa cour une grappe d'excellent raisin.
M. le curé n'est pas à même d'entretenir une église ; le budget municipal non plus. Quand les murs de l'église se lézarderont, les statues cultuelles seront évacuées dans un trésor de cathédrale et les colonnes, les bas-reliefs, le vitrail « dans un lieu public national ». C'est la loi. Pressons-nous de jouir des dernières heures de Gugney.
Durant l'automne, je suis revenu, plusieurs fois, auprès de cette beauté qui va mourir. Quand ce pays solitaire est noyé sous des nuances de tourterelle, c'est une féerie qu'un rayon de soleil d'octobre illuminant soudain les vergers et les herbages. J'aime la paix, le silence, la tristesse de ce village, où bruissent les noyers sous le vent. Je puis prier les images de son église. Il n'est pas nécessaire de posséder une foi parfaite pour prendre un plaisir de vénération devant l'image sereine de la foi... La sainte Claire de Gugney me ramène dans un étroit horizon, le mien, et mon esprit refoulé s'élève d'autant mieux vers le ciel. Je me livre aux immenses mouvements doux de la terre de Lorraine, je contemple ses villages égayés d'arbres à fruits, ses petits bois de hêtres, de charmes et de chênes, je m'énivre de sa lumière douce et noble qui met sur les premiers plans des couleurs de mirabelle et, sur les lointains, un mystère d'opale, de jeunesse et de silence. Je distingue dans la prairie les éphémères colchiques violets, dans la plaine les graves villages séculaires et, sur l'horizon, nos déesses, nos vertus lorraines, Prudence, Loyauté, Finesse, qui sont des personnes immortelles."
Maurice Barrès, La grande pitié des églises de France, Plon, édition définitive, 1925, p. 1-6.

mercredi 22 septembre 2021

les fonts baptismaux de 1538 de l'église Saint-Nicolas de Charmes, Vosges



 Fonts baptismaux datés de 1538
inscription supérieure : 
LAN  1 5 3 8  EN  BAPTISTERIVM  IN  QVO  RENASCIMVR  FILII  DEI
(voici le baptistère où nous renaissons fils de Dieu)
inscription inférieure :
1 5 3 8   IESVS  MARIA  IOSEPH
Église Saint-Nicolas - Charmes, Vosges

mardi 21 septembre 2021

la Mise au tombeau de l'église de Charmes, Vosges

 



Joseph d'Arimathie à la tête du Christ


inscription sur la bordure de la pèlerine : S  VNVM  CREDE  DEVM  H


Nicodème aux pieds du Christ

la Vierge soutenue par saint Jean


Saint Jean
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Mise au tombeau à six personnages
calcaire, vers 1516
Église Saint-Nicolas - Charmes, Vosges 
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- André Philippe, "L'église de Charmes-sur-Moselle", dans Le Pays Lorrain, 1924, n° 3. "La première addition à l'édifice primitif est en effet la chapelle dite de Saint-Jean ou du Sépulcre. Elle est de plan rectangulaire ; sa voûte en étoile d'un dessin élégant porte sur une des clés la date de 1516. On ignore quel fut son fondateur."
- Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), Saarbrücken, 1962, p. 287-288. Datation : fin XVe siècle. Inscription incomplète.
- Marcel Albiser, L'église de Charmes-sur-Moselle, Lyon, Impr. Lescuyer, 1967, p. 11. Lecture de l'inscription : Unum, crede Deum et hominem (crois en un Dieu homme).
- William H. Forsyth, The Entombment of Christ. French Sculptures of the Fifteenth and Sixteenth Centuries, Cambridge, Harvard University Press, 1970, p. 38-39. Bras droit de Joseph d'Arimathie restauré. Datation : 1490-1500. Lecture complète de l'inscription.
- Figures de Madones. Vierges sculptées des Vosges XIIe / XVIe siècle, Épinal, Musée départemental d'Art ancien et contemporain, Conseil Général des Vosges, 2005, p. 132, n° 28. Datation : vers 1516. 

samedi 18 septembre 2021

l'intérieur de la chapelle Saint-Hubert de l'église de Charmes



les deux travées voûtées en étoile avec les écus armoriés aux clefs :
Savigny, Haussonville, Chambley, Florange - Haraucourt, Bayon, Chauffour, Chauvirey


entrée de la chapelle aux deux arcs en plein cintre et reposant au centre sur un cul-de-lampe suspendu


pilastres et chapiteaux Renaissance, au-dessus deux dauphins stylisés symétriques


Sainte Véronique


David tenant la tête de Goliath par les cheveux





dessin de Gaston Save © limédia galeries
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 L'intérieur de la chapelle Saint-Hubert
c. 1 5 3 7
Église Saint-Nicolas - Charmes 
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Pour les huit écus armoriés de la chapelle, voir :
André Philippe, "Un portrait sculpté du duc Antoine à l'église de Charmes-sur-Moselle", dans le Bulletin de la Société d'Archéologie lorraine, 1928, mars-avril, p. 41-43.
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La chapelle de Savigny ou de Saint-Hubert est la plus riche et la plus intéressante de l'église. Elle est de plan rectangulaire et est divisée en deux travées voûtées en étoile ; les clefs sont armoriées aux huit quartiers des enfants de Jacques de Savigny et de Jeanne d'Haraucourt. Cette chapelle, qui est due aux libéralités de Georges ou de Gérard de Savigny, peut-être des deux, a été construite en 1537, date gravée sur l'un des contreforts, à l'intérieur de la sacristie. Si son architecture est encore gothique, sa décoration est presque entièrement Renaissance. Les nervures, le doubleau et les formerets retombent sur des supports délicatement évidés, mais dont les bases sont encore buticulaires, et qui sont encadrés par des pilastres chargés d'arabesques ; l'un d'eux porte un médaillon qui représente de profil le pape Clément VII, malheureusement mutilé. Les deux grandes fenêtres qui éclairent la chapelle au nord, sont gothiques, en arc brisé, à deux formes tréflées et à remplage flamboyant. Par contre, l'entrée de la chapelle est faite de deux arcs en plein cintre jumeaux portés aux extrémités par des pilastres et reposant au centre sur un cul-de-lampe suspendu ; l'intrados des arcs et des pilastres sont chargés d'arabesques. Le tympan supporté par ces arcs, du côté du collatéral, présente en bas-relief, au milieu de rinceaux, des scènes de la vie de saint Hubert.
André Philippe, "Charmes-sur-Moselle. Église Saint-Nicolas", dans Guide archéologique du Congrès Nancy-Verdun, Paris, A. Picard, 1934, p. 141-142.

Marcel Albiser, Charmes-sur-Moselle, Lyon, Impr. Lescuyer, 1967, p. 7. Les deux arcatures d'entrée s'appuient sur des pilastres à chapiteaux ornés d'acanthes, d'oves et de volutes. Aux retombées des voûtes, les nervures prismatiques sont unies entre elles par des dauphins, images d'immortalité ; elles se prolongent entre les deux fenêtres qui éclairent l'intérieur jusqu'à cinq petites sur lesquelles elles reposent. À mi-hauteur du pilier ainsi formé, on aperçoit l'effigie martelée du fondateur, et un peu à droite, en dessous du médaillon, l'image de saint Georges terrassant le dragon. Nous pensons donc que cette chapelle est due à Georges de Savigny. Il était écuyer du duc Antoine et fils de Jacques de Savigny et de Jeanne de Haraucourt. les armes des deux familles sont sculptées à la voûte.

La chapelle des Savigny de l'église de Charmes est située à l'extrémité du bras nord du transept, elle compte deux travées et a été bâtie à partir de 1523 comme l'indique l'effigie du pape Clément VII (1523-1534) dans un médaillon d'un pilastre intérieur... Le soin apporté au décor est remarquable, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Il est d'une richesse inouïe et les références sont purement celles du vocabulaire ornemental de la première Renaissance. Ainsi, par exemple, chacun des pilastres qui portent l'arc d'entrée est paré d'une chute où se mêlent avec fantaisie figures, coquilles, arabesques, corbeilles de fleurs, etc. Par sa densité et sa luxuriance, le décor Renaissance s'apparente au monument funéraire de René II, érigé en 1510-1511 dans la chapelle des Cordeliers de Nancy.
Pierre Sesmat, "La pitié des chapelles Renaissance de Lorraine", dans Le Pays Lorrain, mars 2013, p. 83.

Pour l'ornementique du tombeau de René II aux Cordeliers de Nancy, voir l'étude de Paulette Choné dans Lotharingia, tome XVI, 2010, p. 99-105. 

mardi 17 août 2021

la levrette vous présente la croix de Lorraine...


Blason de Charmes, Vosges 
d'azur à la levrette d'argent, tenant en ses pattes une croix de Lorraine d'or

mercredi 11 août 2021

les Trois Morts et les Trois Vifs de l'église de Charmes, Vosges


Heures de Jean du Pré


Heures de Lyon
Philippe Pigouchet, imprimeur à Paris






 Le Dict des Trois Morts et des Trois Vifs
début du XVIe siècle et non 1493 
restes de vitraux remontés dans la chapelle des Savigny


En haut à gauche, cette inscription qui paraît d'époque : LES TANNEVRS ET COVRDŌNIERS CESTE GEMELLE L'AN 1493 FIRENT FAIRE. Cette inscription se trouvait en 1870, suivant  le dire de Jules Renauld, en bas à gauche de la première fenêtre de l'abside de l'église de Charmes.


En haut à droite, inscription du XIXe siècle : Les cinq vitraux peints du chœur ont été poser (sic) en 1856. Il n'existait des anciens vitraux peints que cette portion qui a été re...
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Les restes des vitraux anciens de l'église Saint-Nicolas de Charmes, Vosges
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- Émile Mâle, L'art religieux de la fin du Moyen Âge en France, Paris, Librairie Armand Colin, 6e édition, 1969, p. 355-358 et fig. 199 : Le dit des trois morts et des trois vifs,  une vignette des Heures de Jean du Pré. 
- Michel Hérold, "L'art du vitrail en Lorraine, son apogée à la fin du Moyen Âge et au temps de la Renaissance", dans Le Pays Lorrain, 1983, n° 1, p. 28 : "Dans ces vitraux, tout, si ce n'est la lourdeur et le statisme des personnages, évoque l'art des verriers troyens des environs de 1500 : le caractère très narratif des compositions présentées sans bordure architecturale, une technique vigoureuse, marquée par la pratique familière de la gravure."
- Georges Fréchet, "Représentations artistiques macabres en Lorraine, du XIIIe siècle à la Renaissance", dans Lotharingia, tome III, 1991, p. 340-341 : "La date de ce vitrail est un peu contestée. Une inscription donne la date de 1493, mais il semble bien qu'elle ne se rapportait pas à cette verrière à l'origine. De toute façon, la date véritable, à en juger par les costumes et le style, ne doit pas être bien différente."
- Alain-Julien Surdel, "Les représentations lorraines du Dict des Trois Morts et des Trois Vifs en Lorraine", dans Le Pays Lorrain, 2016, n° 4, p. 313-314 : "La datation pose problème car elle ne concerne pas,, semble-t-il,  le présent vitrail. Au-dessus des trois Vifs, un panonceau indique : "les tanneurs et courdonniers ceste gemelle l'an 1493 firent faire". Il n'y aurait pas de raison de mettre en doute cette dédicace si, au-dessus de la seconde gémelle, un autre panonceau plus récent et mal lisible n'indiquait : "...[2 lignes] du chœur ont été poser [sic] en 1856,... il existait des anciens vitraux". Les deux corporations dédicataires avaient pour patrons les saints Crépin et Crépinien, des cordonniers martyrs du IVe siècle, de la région de Soissons. Tout porte à croire que la dédicace concerne un vitrail plus ancien, montrant les deux martyrs picards, qui a été remplacé par celui des Trois Morts et des Trois Vifs. D'après les vêtements des Trois Vifs, il date aussi du XVIe siècle et il a été prélevé dans le chœur de l'église."

mercredi 4 août 2021

la Vierge de pitié de l'église de Charmes, Vosges


 Vierge de pitié
pierre, seconde moitié du XVe siècle
Église Saint-Nicolas de Charmes, Vosges

- Helga D. Hofmann, Die lothringische Skulptur der Spätgotik. Hauptströmungen und Werke (1390-1520), Saarbrücken, 1962, p. 374, n° 78. Ohne Fassung, gut erhalten, lothringisch, 2. Hälfte 15. Jahrhundert, gute Qualität. 
- Pietà de Lorraine. Autour de Georges de La Tour. Les Vierges de pitié du XVe au XVIIIe siècle, Metz, Éditions Serpenoise, 1996. Page 39, Pierre Simonin a judicieusement regroupé les Vierges de pitié de Charmes, Pont-à-Mousson et Ville-sur-Illon. 
- Figures de Madones. Vierges sculptées des Vosges XIIe / XVIe siècle, Épinal, Musée départemental d'Art ancien et contemporain, Conseil Général des Vosges, 2005, p. 132, n° 29.

jeudi 29 juillet 2021

le grand relief de saint Christophe de l'église de Charmes, Vosges




 Grand relief de saint Christophe barbu  portant l'Enfant Jésus
et s'appuyant sur un tronc d'arbre ébranché
ca. 1600 ?
Église Saint-Nicolas de Charmes, Vosges
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D'après André Philippe, ce grand relief de saint Christophe aurait peut-être été commandé au début du XVIIe siècle par African de Bassompierre, bailli de Vosges, en souvenir de son père Christophe. 

Horst Van Hees, Die lothringische Skulptur des 16. Jahrhunderts, Saarbrücken, 1973, p. 224-225 : "In der Figur des Hl. Christopherus leben noch spätgotische Reflexe fort, und man ist versucht an der Überlieferung zu zweifeln, nach  der dieses Hochrelief von African de Bassompierre, dem Bruder des berühmten Marschalls François de Bassompierre (1579-1646), zum Gedenken an seinen Vater Christoph gestiftet wurde, und insofern Ende des 16. oder Anfang des 17. Jahrhunderts datiert werden müsste." 

lundi 26 juillet 2021

la Jeanne d'Arc de l'église de Charmes, Vosges


Jeanne d'Arc
Église Saint-Nicolas de Charmes, Vosges

le tableau du Rosaire de l'église de Charmes, Moselle


Tableau de l'Institution du Rosaire
Église Saint-Nicolas de Charmes, Vosges 

Marie-France Jacops, "Dévotions mariales et images en Lorraine aux XVIIe et XVIIIe siècles, La dévotion au Rosaire", dans Comme on connaît ses saints, on les honore. Images de saints vénérés en Lorraine, Sarrebourg, 1993, p. 127-131. 

mercredi 28 juin 2017

le Monument de Lorraine à Charmes




Ce monument est l’œuvre de l'architecte nancéien Léon Cayotte (1875-1946). 
L'actuel est en acier CORTEN, réalisé par la Société Richard Ducros à Charmes : 13 mètres de haut, 14 tonnes d'acier patinable.
 La table d'orientation reprend le panorama de la Bataille de la Trouée de Charmes.
1re inauguration du monument en pierre, la 19 août 1934. 
2e inauguration du monument actuel, le 11 novembre 1968.

mardi 28 juillet 2015

la maison de Maurice Barrès à Charmes






La maison de Maurice Barrès 
rue Claude-Barrès - Charmes, Vosges
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Certains indiquent que c'est sa maison natale, c'est inexact.
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 Le salon de la maison de Maurice Barrès
on y distingue de face une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle
photo d'André Kertész, 1928


La salle à manger de la maison de Maurice Barrès
photo André Kertész, 1928


La chambre de Maurice Barrès 
avec un fauteuil aux accoudoirs en forme de serpent
et un grand tableau Paysage de ruines antiques 
(Jean-Baptiste Claudot ?)
photo d'André Kertész, 1928