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jeudi 1 septembre 2022

le dernier seigneur de Jaulny décédé à Bâle en 1587


Jaulny : D'argent aux trois chevrons de gueules, à la bordure cousue d'or
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Parmi les monuments funèbres et les épitaphes conservés dans l'église Saint-Pierre, à Bâle, on remarque aujourd'hui encore l'inscription suivante contre la paroi méridionale du chœur :


Ainsi que nous l'apprend cette inscription, Ferry, ou Frédéric de Jaulny, gentilhomme d'ancienne race, avait dû s'exiler der la Lorraine, sa patrie, et avait trouvé refuge dans l'hospitalière République de Bâle la liberté de conscience, le droit de cité, et l'asile suprême du tombeau. En sa personne s'éteignait le nom et les armes d'une famille d'ancienne chevalerie lorraine, mentionnée dès le douzième siècle, et qui tenait dès cette époque le fief de Jaulny, ledit fief relevant de la châtellenie de Prény et du bailliage de Nancy.
À quelle époque Ferry de Jaulny fut-il gagné par la propagande très active que la Réforme faisait alors en Lorraine et le Barrois ? Nous ne pouvons exactement en fixer la date. Mais on rencontre sa signature avec celles de plusieurs de ses parents et alliés sur la Requête présentée en 1560 pour obtenir la liberté de leur conscience et de leur culte.
En 1566 nous voyons qu'il s'était allié à une famille également acquise à la Réforme, et qui s'éteignit au XVIe siècle. Son mariage avec Marguerite de Rivière lui apporta de nombreuses terres, tant en Lorraine que dans le Barrois.
Les persécutions dont les calvinistes étaient l'objet en Lorraine les obligèrent à plusieurs reprises à se réfugier dans les pays voisins où quelques-uns se fixèrent définitivement, abandonnant leurs biens ou les cédant à des membres de leur famille demeurés catholiques. Ferry de Jaulny séjourna quelque temps à Strasbourg où on le rencontre le 23 décembre 1567 avec Claude de Rivière son beau-frère. Puis il retourna à Metz où il avait des parents et où il figure comme témoin de plusieurs baptêmes de l'Eglise réformée. Là, Ferry de Jaulny et sa femme s'occupèrent de vendre leurs biens patrimoniaux, pour se conformer à l'Edit de Charles III du 14 septembre 1572. La terre de Jaulny passa aux mains de la famille des Armoises. Vers 1585 ou peu de temps avant, Ferry de Jaulny et sa femme arrivèrent à Bâle, où il y avait déjà une petite colonie de réfugiés français. Le 20 novembre 1585, Ferry de Jaulny et Marguerite de Rivière furent admis au droit de cité dans la ville de Bâle. Ferry de Jaulny ne devait jouir que pendant deux ans de la sécurité et du repos qu'il s'était acquis au prix de l'exil et de nombreux sacrifices.
Extraits de H. Dannreuther, "Une épitaphe lorraine à Bâle, Ferry de Jaulny, + 1587", dans les Mémoires de la Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar-le-Duc, 1891, p. 87-94

dimanche 23 décembre 2018

plan du château de Jaulny


Plan du château de Jaulny en 1795
en jaune, la maison forte XVe-XVIe siècle
en bleu, la partie ajoutée au XVIIIe siècle
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Plan du château d'après Maurice Châteaux, Jaulny, Armoises et consorts..., 1992, inséré entre les pages 278 et 279.

vendredi 7 décembre 2018

le portail du parc du château de Jaulny


Portail du parc du château du XVIIIe siècle de Jaulny
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Dans ma jeunesse, je voyais quelquefois Mme Andrée VERDUN (1886-1973), née Jessé-Curély, sortir de ce portail avec sa traction Citroën 15 CV pour aller à Versailles.

lundi 3 décembre 2018

bien heureux en sa maison qui loue Dieu en toute saison


d'après le cadastre de 1936



BIEN . HEVREVX . /  EN . SA . MAISON . / QVI . LOVE . DIEV . / EN . TOVTE . / SAISON .
sentence portière dans le cartouche du fronton brisé


En bas du chemin de la Côte du friche, un escalier mène à une porte
du parc du château de Jaulny
linteau marqué  I  G  -  1 6 2 7 
(photos du 2 mai 2007)

dimanche 2 décembre 2018

Jaulny en 1841


Jaulny en 1841
lithographie
Bibliothèque municipale de Nancy
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Les deux châteaux, le pont en bois sur le Rupt-de-Mad et une croix 

samedi 1 décembre 2018

le château de Jaulny, Meurthe-et-Moselle




(photos JLJ  c. 1985)


Le vieux château à droite


Le vieux château à gauche et le nouveau château à droite


1. La maison forte (plan en U), fin XVe-début XVIe siècle
2. Le nouveau château du XVIIIe siècle

jeudi 25 octobre 2012

le portail du château de Jaulny




Les grilles des battants du portail du château de Jaulny
XVIIIe siècle

mardi 2 octobre 2012

les prétendus portraits de Robert et Claude des Armoises



"Ces portraits (sur une cheminée du château de Jaulny) auraient été redécouverts en 1871 sous une couche de plâtre, mais ils représenteraient Claude et Robert des Armoises, qui auraient été propriétaires de Jaulny.
C'est une théorie aventureuse, tant du point de vue historique que du point de vue artistique. Le château appartient en effet aux seigneurs de Jaulny du XIIe au XVIe siècle, jusqu'à la conversion au protestantisme de Ferry III en 1565. Ses biens sont confisqués et il s'exile à Bâle où il meurt. Les des Armoises sont de lointains parents des Jaulny à la suite d'un mariage au milieu du XVe siècle, où la dote d'Agnès de Jaulny leur avait apporté quelques terres. Mais le château appartient toujours à la lignée masculine des Jaulny. Ce n'est qu'en 1597 que Nicolas des Armoises s'y installe et prête hommage. Claude des Armoises n'a probablement jamais mis les pieds à Jaulny. Par ailleurs, côté histoire de l'art, l'usage des mascarons ou des grotesques n'apparaît guère que dans les années 1500. Ces profils assez médiocres picturalement ont été fortement retouchés, concèdent les mythographes. Il y a toute chance qu'ils aient été peints en 1871, comme le pense l'historien Pierre-Gilles Girault. Aucune inscription n'identifie d'ailleurs ces prétendus portraits. Enfin, il faudrait que Claude (des Armoises) soit Jeanne (la Pucelle), ce qui n'est pas gagné !"
Colette Beaune, Jeanne d'Arc, vérités et légendes, Perrin, collection Tempus, 2012, p. 215-216.
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Ces peintures ont été réalisées d'après le décor sculpté d'une porte en bois du début du XVIe siècle, déposée au Musée de la Cour d'Or de Metz, sur laquelle sont représentés, en médaillon et de profil, les portraits prétendus de Robert et Claude (ou Jeanne) des Armoises. Cette porte proviendrait de l'ancien hôtel messin de Robert des Armoises, démoli en 1852.
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Voir aussi :
- Hubert Collin, Anne Auguin, "La fausse Jeanne d'Arc de 1436. Variations sur le complexe d'Érostrate", dans Le Pays Lorrain, juin 2012, p. 129-134.

vendredi 14 septembre 2012

Jeanne d'Arc, Vérités et légendes


C'est un livre que devraient lire les propriétaires
du château de Jaulny.
Lors de la visite du château de Jaulny, on doit subir pendant une demi-heure un laïus extravagant sur l'histoire de la "vraie" Jeanne d'Arc !