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mardi 2 avril 2024

Ptolémée III sacrifiant la gazelle devant Khonsou-Iâh


Ptolémée III Evergète sacrifiant la gazelle devant Khonsou-Iâh
Propylône de Ptolémée III Evergète - Karnak

- Pierre Clère, La porte d'Evergète à Karnak, 2e partie, planches, Le Caire, IFAO, 1961, planche 12. Scène face sud, 5e registre, montant est. 
- Richard H. Wilkinson, The Complete Gods and Goddesses of Ancient Egypt, Cairo, The American University Press Cairo, 2003, p. 111 : Iâh était un dieu lunaire dont le nom signifie Lune et qui était assez connu dans les temps primitifs de l'Egypte. À l'origine, dieu indépendant, il fut plus tard absorbé par Khonsou. Iâh apparaît dans les Textes des Pyramides où le roi décédé annonce que Iâh (Lune)  est son frère et son père, mais au Nouvel Empire Khonsou et Thot ont la prédominance comme dieux lunaires. À un moindre degré que Khonsou, Iâh fut aussi fusionné à Thot et il peut être figuré avec une tête d'ibis.

samedi 30 mars 2024

la table aux instruments de torture du propylône de Ptolémée III de Karnak



La table aux instruments de torture du tribunal
Propylône de Ptolémée III Evergète
(c'était devant ou sous cette grande porte sud que la justice était rendue) 
 Karnak
-
Pierre Clère, La porte d'Evergète à Karnak, 2e partie, planches, Le Caire, IFAO, 1961, planche 22. Sur la face nord, montant est, 2e registre. Ptolémée Evergète offre la palette de scribe, soutenue par Isis et Heh, le dieu personnifiant l'éternité, à Khonsou-Thot, le très grand, seigneur d'Hermopolis, seigneur de Maât.

mardi 5 décembre 2023

le petit dieu Heh au propylône de Ptolémée III de Karnak



 Le petit dieu Heh, personnifiant l'éternité, tenant dans chaque main
une tige de palmier soutenue par un têtard ḥfn (multitude, infinité)
posée sur le signe chen šn de protection, 
et à la crosse de laquelle est suspendu le jubilé ḥb-sd
Les deux cartouches sont ceux de Ptolémée III Evergète
 (Ptwlmjs Ꜥnḫ-ḏt mrj-Ptḥ)  Ptolémée, vivant éternellement, l'aimé de Ptah
(jwꜤ-n-nṯrwj-snwj stp-n-RꜤ sḫm-Ꜥnḫ-n-Jmn) 
l'héritier des dieux philadelphes, l'élu de Rê, l'image vivante d'Amon
Intérieur ouest du propylône de Ptolémée III Evergète - Karnak
(photo JLJ 2000) 

Pour le dessin :
Pierre Clère, La porte d'Evergète à Karnak, 2e partie, planches, Le Caire, IFAO, 1961, pl. 52.


Le petit dieu Ḥḥ sur un pilier du palais royal de Ramsès III
Medinet Habou
(photo JLJ 2003)


Le dieu Heh de l'éternité avec la croix de vie sur la tête
Sanctuaire, salle O, du temple de Louxor
(photo JLJ 2000)


Richard H. Wilkinson, The Complete Gods and Goddesses of Ancient Egypt, Cairo, The American University in Cairo Press, 2003, p. 109.

samedi 4 février 2023

Ptolémée III Evergète I faisant une consécration au temple de Ptah de Karnak


 Ptolémée III Evergète I, protégé par Nekhbet la Blanche, de Nekhen (Hiérakonpolis),
  aimée de Ptah, souverain de Thèbes, faisant une consécration d'offrandes
la déesse vautour du Sud tient dans ses serres un million de fêtes-sed (jubilés) pour le roi
Montant droit de la porte E (6) du temple de Ptah
Grand temple d'Amon de Karnak
(photo JLJ 2001)

mardi 22 février 2022

l'onction des trois oiseaux par Ptolémée III Evergète

 

(photo JLJ 2000)
-
Ptolémée III Evergète, coiffé de la couronne Ꜣtf fait l'onction avec l'onguent-mḏt de trois oiseaux : un faucon, un vautour et un ibis, installés chacun sur un piédestal, devant Khonsou dans Ouaset Neferhotep. Cette onction des trois oiseaux est la scène la plus caractéristique des cérémonies du couronnement au Nouvel An, ou de la confirmation du pouvoir royal, avant leur envol comme messagers chargés d'annoncer la royauté affermie au Double Pays. 
Le faucon symbolise Horus, le vautour, Nekhbet et l'ibis, Thot. Horus représente l'héritier victorieux et justifié par Thot qui lui remet l'imyt-pr, l'état de ses biens, tandis que Nekhbet, déesse tutélaire, lui présente la couronne, symbole de la puissance.
Entre les deux séries d'oiseaux, on a les noms de Ḥw, dieu de la parole autoritaire ou du verbe créateur, SiꜢ, personnification de la connaissance, faculté divine, Nekhbet de la Haute Égypte, Ouadjyt de la Basse Égypte, MꜢꜢ, personnification de la vue, instrument de l'omniscience divine, et Sḏm, personnification de l'ouïe, autre faculté divine.

Pour le dessin :
Pierre Clère, La porte d'Evergète à Karnak, 2e partie, planches, Le Caire, IFAO, 1961, pl. 41. Intérieur ouest de la porte, montant nord, 1er registre.

Mêmes scènes d'intronisation au temple d'Edfou :
"L'essentiel est le rite [d'intronisation] accompli au côté est [de la chapelle de la Jambe] : le roi s'avance avec l'onguent-medjet pour oindre un ibis et un faucon, les oiseaux de Thot et d'Horus, posés sur un même pavois devant Khonsou-Thot. Ce rite est également le thème du 1er registre de la paroi du fond de l'arrière chapelle, où il a été adapté à la fonction spécifique du lieu. Une scène analogue se trouve dans le passage menant du pronaos à l'hypostyle : posés sur trois socles et tournés vers Ptolémée IV qui présente l'onguent, un faucon, un vautour et un ibis sont figurés en vol vers Horus de Behdet. Il s'agit de la copie d'un tableau de la porte d'Évergète à Karnak. 
Nathalie Baum, Le Temple d'Edfou. À la découverte du Grand Siège de Rê-Harakhty, Monaco, Éditions du Rocher,  2007, p. 203 et photos n°74 et 75 : autre scène avec les trois oiseaux au passage de la porte du pylône, face ouest, montant nord, 1er registre : le faucon, l'ibis et le vautour.
Voir aussi :
Sylvie Cauville, Essai sur la théologie du temple d'Horus à Edfou, vol. I, Le Caire, IFAO, 1987, p. 62 et 193-194.