Fuite de Médée sur son char attelé de deux dragons
après avoir tué ses deux enfants qu'elle avait eus de Jason
bas-relief du mur d'échifre de l'escalier sud, 1696-1699
Palais abbatial de Gorze
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Carle Van Loo, Mademoiselle Clairon en Médée
1759 - Musée des Beaux-Arts de Pau
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Acaste et les habitants d'Iolchos chassèrent de la ville
Médée et Jason.
Ils se retirèrent à Corinthe, et y vécurent dix ans assez
heureux ; mais Créon, roi de cette ville, ayant promis sa fille Glaucé à Jason,
celui-ci répudia Médée pour l'épouser. Alors cette princesse invoquant les
dieux par lesquels Jason avait juré, et se plaignant amèrement de son
ingratitude, envoya à la nouvelle mariée un manteau empoisonné ; celle-ci s'en
étant revêtue, fut consumée avec son père qui avait voulu la secourir, par le
feu qui en sortit. Médée tua ensuite Mermérus et Phérès, les deux enfants
qu'elle avait eus de Jason , et s'enfuit à Athènes sur un char attelé de
dragons, que le Soleil lui avait donné.
Apollodore, Bibliothèque, Livre I, chapitre 9, paragraphe
28.
Jason :
Va, furie, exécrable, en quelque coin de terre
Que t'emporte ton char, j'y porterai la guerre.
J'appendrai ton séjour de tes sanglants effets,
Et te suivrai partout au bruit de tes forfaits.
Mais que me servira cette vaine poursuite,
Si l'air est un chemin toujours libre à ta fuite,
Si toujours tes dragons sont prêts à t'enlever,
Si toujours tes forfaits ont de quoi me braver ?
Pierre Corneille, Médée, Acte V, scène VII, vers 1589-1596.