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jeudi 17 décembre 2020

soutien total à la professeure de droit de l'université d'Aix-Marseille

Une professeure de droit de l'université d'Aix-Marseille a vu son nom publié sur les réseaux sociaux à la suite de propos qualifiés d'« islamophobes ». Son tort ? Avoir expliqué, dans le cadre d'un cours sur les conflits de lois de master 2, que certaines religions – en l'occurrence, l'islam et le judaïsme – seraient "sexuellement transmissibles" et avoir ajouté : "L'un des plus grands problèmes qu'on a avec l'islam, et ce n'est pas le seul malheureusement, c'est que l'islam ne reconnaît pas la liberté de conscience. C'est quand même absolument terrifiant." Depuis, elle ne cesse de recevoir torrents d'insultes et menaces de mort, au point d'avoir été placée sous surveillance policière.
Le Point, 17 décembre 2020.

lundi 16 novembre 2020

les propos clairs et nets d'Emmanuel Macron sur la liberté d'expression

Il y a pour moi un deuxième défi, qui est que l’Europe reprenne le flambeau de ses valeurs. Elles sont en train d’être abandonnées partout. Le combat qu’on mène contre le terrorisme et l’islamisme radical est un combat européen, c’est un combat de valeurs. C’est un combat pour nous et au fond je pense que le combat contemporain est un combat contre la barbarie et l’obscurantisme. C’est cela ce qui se passe. Ce n’est pas du tout un choc de civilisation, je ne me reconnais pas du tout dans cette lecture des choses, parce que ce n’est pas une Europe chrétienne qui irait contre le monde musulman, fantasme dans lequel certains veulent nous entraîner. C’est une Europe qui a des racines judéo-chrétiennes, c’est un fait, mais qui a su construire deux choses : la coexistence des religions entre elles et la sécularisation du fait politique. Ce sont deux acquis de l’Europe. Parce que c’est ce qui a permis de reconnaître le primat de l’individu rationnel et libre et donc le respect entre les religions. Et ce qui est en train de se passer dans le débat que nous avons eu, largement contre la France, et on ne l’a pas je crois suffisamment mesuré, est un retour en arrière de l’histoire colossal.

 Le combat qu’on mène contre le terrorisme et l’islamisme radical est un combat européen, c’est un combat de valeurs. C’est un combat pour nous et au fond je pense que le combat contemporain est un combat contre la barbarie et l’obscurantisme.
 Tout le débat qui a eu lieu a consisté, au fond, à demander à l’Europe de s’excuser des libertés qu’elle permet. Et en l’espèce à la France. Et le fait que ce débat ait si peu vécu en Europe, ou qu’il ait été structuré de manière si gênée, dit quelque chose de la crise morale qui est la nôtre. Mais je l’assume totalement. Nous sommes un pays de liberté où aucune religion n’est menacée, où aucune religion n’est malvenue. Je veux que tous les citoyens puissent exercer leur culte comme ils le veulent. Mais nous sommes aussi un pays où les droits de la République doivent être parfaitement respectés, parce qu’on est d’abord citoyen, et qu’on a un projet commun et une représentation commune du monde : nous ne sommes pas multiculturalistes, nous n’additionnons pas les façons de représenter le monde côte-à-côte, mais nous essayons d’en construire une ensemble, quelles que soient après les convictions qu’on porte dans ce qui est l’intime et le spirituel.

Forts de cela, nous avons des droits : la liberté d’expression, de caricature, qui a fait tant couler d’encre. Il y a cinq ans, quand on a tué ceux qui faisaient des caricatures, le monde entier défilait à Paris et défendait ces droits. Là, nous avons eu un professeur égorgé, plusieurs personnes égorgées. Beaucoup de condoléances ont été pudiques et on a eu, de manière structurée, des dirigeants politiques et religieux d’une partie du monde musulman  – qui a toutefois intimidé l’autre, je suis obligé de le reconnaître – disant : « il n’ont qu’à changer leur droit  ». Ceci me choque et en tant que dirigeant, je ne veux choquer personne, je suis pour le respect des cultures, des civilisations, mais je ne vais pas changer mon droit parce qu’il choque ailleurs. Et c’est précisément parce que la haine est interdite dans nos valeurs européennes, que la dignité de la personne humaine prévaut sur le reste, que je peux vous choquer, parce que vous pouvez me choquer en retour, nous pouvons en débattre et nous disputer parce que nous n’en viendrons jamais aux mains puisque c’est interdit et que la dignité humaine est supérieure à tout. Et nous sommes en train d’accepter que des dirigeants, des chefs religieux, mettent un système d’équivalence entre ce qui choque et une représentation, et la mort d’un homme et le fait terroriste – ils l’ont fait –, et que nous soyons suffisamment intimidés pour ne pas oser condamner cela.

Ceci pour moi dit une chose. Le combat de notre génération en Europe, ce sera un combat pour nos libertés. Parce qu’elles sont en train de basculer. Et donc, ce ne sera pas la réinvention des Lumières, mais il va falloir défendre les Lumières face à l’obscurantisme. Cela est sûr. Et ne nous laissons pas enfermer dans le camp de ceux qui ne respecteraient pas les différences. C’est un faux procès et une manipulation de l’histoire. Il n’y a de respect possible que si la dignité humaine se place au-dessus de tout, mais le respect ne doit pas se faire aux dépens de la liberté d’expression. Sinon, ce n’est pas du vrai respect, c’est l’abandon, au fond, de la discussion, de la conflictualité qu’il peut y avoir dans la discussion et le débat. C’est ce qu’ils veulent. Là, l’Europe a une responsabilité, donc pour moi le deuxième combat à mener, c’est ce combat pour nos valeurs. Ce mot paraît générique, mais c’est le combat pour les Lumières.

Le combat de notre génération en Europe, ce sera un combat pour nos libertés. 

Le Grand Continent, 16 novembre 2020

samedi 14 novembre 2020

les propos clairs et nets de Luc Ferry sur la liberté d'expression

Face au massacre ignoble que l'on sait, je suis Charlie, et sans aucune réserve. Pour autant, bien qu'assez résolument athée, j'avoue que certaines caricatures qui empruntent aux codes du film X, me semblent plus inutilement agressives qu'humoristiques, ce qui ne m'empêche en rien d'aimer vivre dans un pays où on pouvait naguère encore les publier sans risque, et d'espérer de toutes mes forces  que ces temps puissent revenir.
Luc Ferry dans Le Figaro du jeudi 12 novembre 2020.

dimanche 18 octobre 2020

vendredi 16 octobre 2020

l'affaire Mila, une défaite française


 JE  SUIS  MILA

mardi 1 septembre 2020

je suis encore et je serai toujours "Charlie"


« Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais », a déclaré le directeur de l'hebdomadaire satirique, Riss. Le Pakistan a condamné cette décision mardi soir avec « la plus grande fermeté ». Le procès de l'attentat djihadiste contre Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts le 7 janvier 2015, suivi le lendemain des attaques contre une policière à Montrouge et un supermarché cacher, s'ouvre mercredi à Paris et durera jusqu'au 10 novembre, pour juger quatorze accusés. Emmanuel Macron a revendiqué à plusieurs reprises depuis son élection « le droit au blasphème » et à la liberté d'expression, la dernière en date à propos d'une adolescente menacée de mort en février sur les réseaux sociaux pour des propos hostiles à l'islam.

40 % des musulmans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs mises en avant par la République. Chez les jeunes musulmans de moins de 25 ans, le pourcentage est de 74 %. Pour l'ensemble des Français, ce chiffre est de 17 %.

lundi 18 mai 2020

la loi Avia, une loi néosoviétique

La loi Avia, une loi néosoviétique, a écrit Mathieu Bock-Côté 
dans Le Figaro du samedi 16 mai 2020.

Ainsi, la loi Avia a bien été votée. Officiellement, elle prétend civiliser les réseaux sociaux en luttant contre la «haine» qui s’y déverse. Elle favorisera, plusieurs l’ont noté, une culture de la délation, chacun surveillant son prochain et étant invité à le dénoncer grâce à un bouton dédié, le citoyen éclairé prenant désormais les traits du délateur zélé. Les bandes militantes feront la loi à coups de signalements pour transformer leurs aversions idéologiques en interdictions. Les réseaux sociaux devront pratiquer la censure préventive des contenus potentiellement problématiques, sans quoi ils seront condamnés à des amendes très lourdes.

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