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samedi 10 août 2024

la maison du XVIIIe siècle de la rue de Général Micheler à Phalsbourg


 Le grand balcon régnant devant trois portes-fenêtres de la maison du XVIIIe siècle
au 1, rue du Général Micheler - Phalsbourg

l'église luthérienne de Phalsbourg



La Parole du Seigneur demeure éternellement, I Pierre, 1, 25
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Église luthérienne  rue du Collège - Phalsbourg  

jeudi 8 août 2024

modèle d'une monnaie frappée à Phalsbourg, du temps du comte de Veldenz


Bas-relief représentant le revers d'une monnaie frappée en 1583
ο INVIA ο VIRTVTI ο
ο NVLLA ο VIA ο 
☆15 83☆
armes du comte George-Jean, comte de Veldenz, fondateur de Phalsbourg
ο VIA ο DEO ο AVSPICE ο
Façade de l'Hôtel de Ville de Phalsbourg
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André Schutz, "Les monnaies frappées à Phalsbourg de 1572 à 1584", dans Les Cahiers Lorrains, 1986, p. 35-37. Deux mains sortant des nues tiennent une bague, surmontée d'une pierre précieuse taillée en pointe, dans laquelle se trouvent les armes de Veldenz. 

mercredi 7 août 2024

Goethe à Phalsbourg le 23 juin 1770

 

Plaque  en marbre apposée sur la porte d'Allemagne
en souvenir de la visite de Goethe à Phalsbourg le 23 juin 1770

"So gelangt man allmählich nach Pfalsburg, einer neueren Festung. Sie liegt auf einem mäßigen Hügel; die Werke sind elegant  auf schwärzlichen Felsen von gleichem Gestein erbaut, die mit Kalk weiß ausgestrichenen Fugen bezeichnen genau die Größe der Quadern und geben von der reinlichen Arbeit ein auffallendes Zeugnis. Den Ort selbst fanden wir, wie sich's für eine Festung geziemt, regelmäßig, von Steinen gebaut, die Kirche geschmackvoll. Als wir durch die Straßen wandelten - es war Sonntags früh um neun -, hörten wir Musik; man walzte schon im Wirtshause nach Herzenlust,  und da sich die Einwohner durch die große Teuerung,  ja durch die drohende Hungersnot in ihrem Vergnügen nicht irre machen ließen, so ward auch unser jugendlicher Frohsinn keineswegs getrübt, als uns der Bäcker einiges Brot auf die Reise versagte und uns in den Gasthof verwies, wo wir es allenfalls an Ort und Stelle verzehren dürften.
Sehr gern ritten wir nun wieder die Steige hinab, um dieses architektonische Wunder zum zweiten Male anzustaunen, und uns der erquickenden Ausssicht über das Elsaß nochmals zu erfreuen."
Extrait de Dichtung und Wahrheit de Goethe.

"On arrive de la sorte insensiblement à Phalsbourg, nouvelle place forte. Elle est située sur une colline peu élevée ; les ouvrages sont construits élégamment sur des rochers noirâtres en pierre de même nature ; les joints, enduits de chaux, indiquent exactement la grandeur des pierres équarries et attestent d'une manière frappante la netteté de l'ouvrage. Nous trouvâmes la ville régulièrement bâtie en pierres, comme il convient pour une place forte ; l'église est d'un bon goût. En nous promenant par les rues à neuf heures du matin (c'était dimanche), nous entendîmes de la musique. On valsait déjà dans l'auberge à cœur joie, et, comme les habitants ne se laissaient pas troubler dans leur plaisir par la grande cherté, même par la disette imminente, notre jeune gaieté ne fut nullement altérée, quand le boulanger nous refusa un peu de pain pour le voyage et nous adressa à l'hôtellerie, où nous serions libres de le consommer sur place.
Nous redescendîmes avec un grand plaisir la chaussée de Saverne, pour admirer une seconde fois cette merveille d'architecture, et jouir encore de cette délicieuse vue sur l'Alsace."
Traduction de Jacques Porchat, 1862. 

la porte d'Allemagne de la ville de Phalsbourg



Les trois lys du royaume de France ont été effacés





la chute du pilastre de gauche
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La Porte d'Allemagne de Phalsbourg, vue de l'extérieur
vers 1680
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Jean Boucon, Sur les pas de Vauban en Lorraine et au-delà des frontières, Metz, Éditions Serpenoise, 2007, p. 69. 

mardi 30 juillet 2024

le portail du XVIIIe siècle de la médiathèque de Phalsbourg


Portail du XVIIIe siècle de la médiathèque Michel Lévy
2, rue du Collège - Phalsbourg, Moselle

vendredi 26 juillet 2024

la petite tour Eiffel de Phalsbourg


 La tour Eiffel près de la porte d'Allemagne
Phalsbourg, Moselle

mercredi 24 juillet 2024

la famille Schœffler au 4, rue du Général de Gaulle, Phalsbourg


 Zum glorreichen Andenken an den Sel. Augustin Schœffler, Pflazbirger Missionär und Märtyrer
✝ 1. Mai 1851 in Tonkin, der einst dieses Haus bewohnte.
Gewidmet von der Pfarrei Pfalzburg.
5. mai     -     1907)
(Don de sa cousine reconnaissante, Mme Tondeur-Schœffler, Paris)
En souvenir glorieux du Bienheureux Augustin Schœffler, missionnaire Phalsbourgeois et Martyr,
décédé le 1er mai 1851 au Tonkin, qui autrefois habita cette maison
Dédicacé par la paroisse de Phalsbourg
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Plaque apposée sur la maison du n° 4, rue du Général de Gaulle, de Phalsbourg, Moselle
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Augustin Schœffler est né à Mittelbronn en 1822, où son père était instituteur. Par la suite, la famille vint s'installer à Phalsbourg, au n° 4 de l'actuelle rue du Général de Gaulle. Ordonné prêtre en 1847, il fut envoyé comme missionnaire au Tonkin. C'est dans ce pays qu'il subit le martyre par décapitation le 1er mai 1851. Béatifié en 1900 par le pape Léon XIII, il fut canonisé en 1988 par le pape Jean-Paul II. On peut voir sa statue dans l'église paroissiale.

lundi 17 juin 2024

le comte George Jean, fondateur de Phalsbourg le 27 septembre 1570




 GE(Georgius) . IOA (Iohannes) . D(Dei) . G(Gratia) . CO(Comes) . PAI (Palatinus) . RH (Rheni) . 
DVX . BA (Bavariae) . C(Comes) . VE(Veldenz)
George Jean, par la grâce de Dieu, comte palatin  du Rhin, duc de Bavière, comte de Veldenz
fondateur de Phalsbourg, 27 septembre 1570
 Hôtel de ville de Phalsbourg
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Paul Kittel, "George Jean, par la grâce de Dieu, comte palatin du Rhin, duc de Bavière, comte de Veldenz et de la Petite-Pierre, fondateur de Phalsbourg (27 septembre 1570)", dans Les Cahiers lorrains, 2002, n° 4, p. 339-368.

mercredi 6 décembre 2023

saint Nicolas à Phalsbourg en 1829, un souvenir d'Émile Erckmann

"Mais ce qui me revient surtout de l'hiver de 1829 avec un attendrissement véritable, c'est saint Nicolas, le patron de la Lorraine, avec sa grande barbe et son bonnet d'évêque. Il arriva, cette année-là, chargé de noix et de gâteaux, et je crois encore entendre dehors, dans la nuit noire, au milieu des sifflements de la bise, sous la halle, - où quelques vieilles : Annette Petit, la mère Balais, grelottaient, les pieds sur leurs chaufferettes, entre deux chandelles, devant leurs paniers de pommes d'api et de noix sèches, - il me semble entendre encore des voix joyeuses et traînantes, les voix de quelques camarades, chanter à gorge déployée : 

Saint Nicolas Barbara,
Marchand d'allumettes,
Qui a vendu sa femme pour une poire blette !

Quel étrange effet du souvenir ! Ces paroles viennent de ressusciter en moi toute une génération éteinte, tout un monde disparu, tous ces vieux dont il ne reste que poussière..."

Erckmann-Chatrian, Les Vieux de la vieille. Contes et romans nationaux et populaires, tome 13, Paris, Pauvert-Ramsay-Tallandier, 1990, p. 35.

lundi 25 septembre 2023

Phalsbourg en 1814 par Erckmann-Chatrian

"Phalsbourg est une petite place forte, à cheval sur la route impériale de Strasbourg à Paris ; elle commande la côte de Saverne, les défilés du Haut-Barr, de la Roche-Plate, de la Bonne-Fontaine et du Graufthal. Ses bastions, ses avancées, ses demi-lunes se découpent en zigzags sur un plateau rocheux : de loin on croirait pouvoir en franchir les murs d'une enjambée ; mais, en arrivant, on découvre le fossé large de cent pieds, profond de trente, et les sombres remparts taillés dans le roc en face. Cela vous arrête tout court. Du reste, sauf l'église, la maison commune, les deux portes de France et d'Allemagne en forme de mitre, les aiguilles des deux poudrières, tout le reste se cache derrière les glacis. Telle est la petite ville de Phalsbourg, qui ne manque pas d'un certain caractère de grandeur, surtout lorsqu'on traverse ses ponts et qu'on pénètre sous ses portes trapues, garnies de herses à dents de fer. À l'intérieur, les maisons se distribuent par quartiers réguliers : elles sont basses, bien alignées ; construites en pierres de taille ; tout y porte le cachet militaire."
Erckmann-Chatrian, L'Invasion. Contes et romans nationaux et populaires, tome 8, Paris, Pauvert-Serpenoise-Tallandier, 1988, p. 21.

samedi 16 septembre 2023

rue du Brigadier Frédéric à Phalsbourg


Rue du Brigadier Frédéric au lotissement Longchamp
Phalsbourg
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"Quand j'étais brigadier forestier à la Steinbach, me dit le père Frédéric, et que j'avais l'inspection du plus beau triage de tout l'arrondissement de Saverne, une jolie maisonnette sous bois, le jardin et le verger derrière, pleins de pommiers, de poiriers et de pruniers où pendaient des fruits en automne ; avec cela quatre bons arpents de prairie le long de la rivière ; que la grand-mère Anne, malgré ses quatre-vingts ans, filait encore derrière le poêle, et pouvait rendre des services à la maison ; que ma femme et ma fille surveillaient le ménage, l'étable et la culture de notre bien ; et que les semaines, les mois et les années se passaient dans la tranquillité comme un seul jour... Si dans ce temps-là quelqu'un était venu me dire :  «Tenez, brigadier Frédéric, voyez cette grande vallée d'Alsace jusqu'aux rives du Rhin : ces centaines de villages entourés de récoltes en tous genres, tabac, houblon, garance, chanvre, lin, blé, orge, avoine, où passe le vent comme sur la mer ; ces hautes cheminées de fabriques qui fument dans les airs ; ces moulins et ces scieries ; ces coteaux chargés de vignes ; ces grands bois de hêtres et de sapins, les plus beaux de France pour les constructions de marine ; ces vieux châteaux en ruine depuis des siècles à la cime des montagnes ; ces forteresses de Neuf-Brisach, de Schlestadt, de Phalsbourg, de Bitche, qui défendent les défilés des Vosges... Regardez, brigadier, aussi loin que les yeux d'un homme peuvent s'étendre, des lignes de Wissembourg à Belfort, eh bien, tout cela dans quelques années sera aux Prussiens ; ils seront maîtres de tout ; ils auront garnison partout ; ils lèveront des impôts ; ils enverront des percepteurs, des contrôleurs, des forestiers, des maîtres d'école dans tous les villages ! Et les gens du pays courberont les reins ; ils feront l'exercice dans les rangs allemands, commandés par des feldwebel  de l'empereur Guillaume !...» Si quelqu'un m'avait dit ça, j'aurais cru que cet homme était fou, et même, dans mon indignation, j'aurais été capable de lui passer un revers de main par la figure.
Il n'aurait pourtant dit que la vérité, et même il n'en aurait pas dit assez..."
Erckmann-Chatrian, Le brigadier Frédéric. Contes et romans nationaux et populaires, tome 12, Pauvert-Ramsay-Tallandier, 1990, p. 121-122.

mardi 12 septembre 2023

rue Michel Bastien à Phalsbourg


Rue Michel Bastien au lotissement Longchamp
Phalsbourg

Michel Bastien est le héros du grand roman d'Erckmann-Chatrian, Histoire d'un paysan, paru en 1869, disponible aujourd'hui aux éditions Omnibus.
De ce roman, Jacques Heck, un Mosellan,  en a donné une bonne analyse :
Jacques Heck, "Erckmann-Chatrian et la Révolution française selon l'Histoire d'un paysan", Les Cahiers lorrains, 1989, p. 399-414. Sa conclusion : "L'ouvrage, tel qu'il est, reste un document irremplaçable sur la manière dont les évènements révolutionnaires ont été vécus dans notre région."

samedi 2 septembre 2023

le plan de la ville de Phalsbourg fortifiée par Vauban


 Plan de la ville de Phalsbourg fortifiée par Vauban en 1680
Q porte de France - R porte d'Allemagne

Charles Sadoul, "L'œuvre de Vauban en Lorraine", dans Le Pays Lorrain, 1932, p. 223.

mercredi 30 août 2023

rue Rabin Sichel à Phalsbourg


Rue Rabin Sichel au lotissement Longchamp
Phalsbourg
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"Il y avait surtout le vieux rabbin, David Sichel — le plus grand arrangeur de mariages qu'on ait jamais vu dans ce bas monde — , il y avait surtout ce vieux rabbin qui s'acharnait à vouloir marier Fritz. On aurait dit que son honneur était engagé dans le succès de l'affaire. Et le pire, c'est que [Fritz] Kobus aimait beaucoup ce vieux David ; il l'aimait pour l'avoir vu dès son enfance assis du matin au soir chez le juge de paix, son respectable père ; pour l'avoir entendu nasiller, discuter et crier autour de son berceau ; pour avoir sauté sur ses vieilles cuisses maigres, en lui tirant la barbiche ; pour avoir appris le yudish de sa propre bouche ; pour s'être amusé dans la cour de la vieille synagogue, et enfin pour avoir dîné tout petit dans la tente de feuillage que David Sichel dressait chez lui, comme tous les fils d'Israël, au jour de la fête des Tabernacles."
Erckmann-Chatrian, L'Ami Fritz. Gens d'Alsace et de Lorraine, Omnibus, 2022, p. 10-11.

mardi 29 août 2023

un curieux blason à la façade de l'Hôtel de Ville de Phalsbourg


 Blason encastré dans la façade de l'Hôtel de Ville de Phalsbourg,
surmonté de la couronne ducale
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- Louis Benoit, "Répertoire archéologique de l'arrondissement de Sarrebourg", dans les Mémoires de la Société d'Archéologie lorraine, 1862, p. 33 : On remarque, sur le mur des fortifications, un écusson encastré dans un médaillon de 0m70 de diamètre, parti de Lorraine et de Bavière, surmonté de la couronne ducale, dont le modèle en plâtre a été déposé au Musée lorrain.
- Après le démantèlement des fortifications, ce blason a été récupéré. Le blason de l'Hôtel de Ville présente un parti aux armes pleines de Lorraine (aux huit quartiers) inversé, et un fuselé (Bavière est un fuselé en bande). 

samedi 26 août 2023

Auguste Bartholdi, Émile Erckmann et Alexandre Chatrian


 Auguste Bartholdi (Colmar, 1834 - Paris, 1904), 
Bustes accolés d'Émile Erckmann et Alexandre Chatrian 
 pour la Comédie française - en dépôt au musée de  Phalsbourg
Musée de la Ville de Phalsbourg

vendredi 25 août 2023

l'ancienne Vierge de 1827 de l'église de Phalsbourg


Église de Phalsbourg (1738-1870) détruite lors du siège de 1870
dessin d'Alain Hauss



 Statue de la Vierge du dôme de l'ancienne église
1827
Phalsbourg
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"1827 fut érigée, sur la tour de l'église, une statue de la Ste. Vierge, étendant ses bras ses bras protecteurs sur la ville. Point culminant de la forteresse, la statue de la Vierge sera pendant 40 ans ce que le voyageur, arrivant à Phalsbourg, apercevra en premier. Cette particularité lui sera fatale pendant le siège de 1870, car elle deviendra la cible des artilleurs ennemis. Criblée par les obus, la statue restera debout durant tout le siège, malgré l'incendie et la ruine de l'église. Adossée à l'église actuelle, cette statue de la Vierge reste le témoignage poignant et trop oublié d'une période douloureuse pour la ville de Phalsbourg."
Antoine Schrub, "Essai sur l'histoire de la communauté catholique d'Einhartshausen-Phalsbourg", dans Phalsbourg 1570-1970, Pays d'Alsace, Société d'Histoire et d'Archéologie de Saverne et environs, 1970, n° 2-3, p. 24.

mercredi 23 août 2023

l'impasse du Capitaine Florentin à Phalsbourg


 Impasse du Capitaine Florentin au lotissement Longchamp
Phalsbourg
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"Quand je remonte à mes premiers souvenirs, je me vois tout enfant, chez le vieux soldat Sébastien Florentin, natif de Thionville, ancien capitaine des grenadiers du 101e de ligne, sous le premier Empire.
Il était grand, sec, droit et fort hâlé ; il avait le front étroit et petit, à force d'avoir été pressé par le schako, le nez mince et long, le menton en pointe. De grandes rides contournaient sa bouche ; une cravate de baptiste jaune, garnie à l'intérieur d'un carton raide, serrait son cou maigre ; il était toujours bien rasé, ayant l'habitude de se faire la barbe lui-même chaque matin, devant un petit miroir pendu à la poignée de la fenêtre, et, du reste, vêtu simplement, modestement, mais toujours d'une propreté exemplaire : je ne me rappelle pas avoir jamais vu la moindre tache à ses habits.
En somme, c'était une figure grave, austère et naïve. Et, que Dieu me pardonne de le dire ! il ressemblait au chevalier don Quichotte. Presque tous les vieux soldats du premier Empire avaient quelque chose de cet air-là, je ne sais pourquoi ; mais qu'on regarde les vieilles gravures de Charlet et l'on trouvera que j'ai raison."
Erckmann-Chatrian, Les Vieux de la vieille. Contes et romans nationaux et populaires, tome 13, Pauvert, 1988, p. 1 et 2.

lundi 21 août 2023

l'église de Phalsbourg dans le style du XIIIe siècle




La tour-clocher de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Phalsbourg
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L'église de Phalsbourg a été construite pour le gros œuvre de 1873 à 1876, dans le style du XIIIe siècle, d'après les plans d'Alexis Varin, architecte de Metz. La cérémonie de la pose de la première pierre eut lieu le 1er mars 1874. Le 21 mai1876, les offices purent commencer dans la nouvelle église. Il a fallu près de dix ans pour achever les finitions extérieures et intérieures. Elle fut consacrée le 10 mai 1884.  Les trois cloches, Marie, Joseph et Nicolas, ont été offertes par l'empereur Guillaume 1er, aussi ont-elles été surnommées Kaiserglocken.
Antoine Schrub, "Essai sur l'histoire de la communauté catholique d'Einhartshausen-Phalsbourg", dans Phalsbourg 1570-1970, Pays d'Alsace, Société d'Histoire et d'Archéologie de Saverne et environs, 1970, n° 2-3, p. 25.