mercredi 11 août 2021

les Trois Morts et les Trois Vifs de l'église de Charmes, Vosges


Heures de Jean du Pré


Heures de Lyon
Philippe Pigouchet, imprimeur à Paris






 Le Dict des Trois Morts et des Trois Vifs
début du XVIe siècle et non 1493 
restes de vitraux remontés dans la chapelle des Savigny


En haut à gauche, cette inscription qui paraît d'époque : LES TANNEVRS ET COVRDŌNIERS CESTE GEMELLE L'AN 1493 FIRENT FAIRE. Cette inscription se trouvait en 1870, suivant  le dire de Jules Renauld, en bas à gauche de la première fenêtre de l'abside de l'église de Charmes.


En haut à droite, inscription du XIXe siècle : Les cinq vitraux peints du chœur ont été poser (sic) en 1856. Il n'existait des anciens vitraux peints que cette portion qui a été re...
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Les restes des vitraux anciens de l'église Saint-Nicolas de Charmes, Vosges
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- Émile Mâle, L'art religieux de la fin du Moyen Âge en France, Paris, Librairie Armand Colin, 6e édition, 1969, p. 355-358 et fig. 199 : Le dit des trois morts et des trois vifs,  une vignette des Heures de Jean du Pré. 
- Michel Hérold, "L'art du vitrail en Lorraine, son apogée à la fin du Moyen Âge et au temps de la Renaissance", dans Le Pays Lorrain, 1983, n° 1, p. 28 : "Dans ces vitraux, tout, si ce n'est la lourdeur et le statisme des personnages, évoque l'art des verriers troyens des environs de 1500 : le caractère très narratif des compositions présentées sans bordure architecturale, une technique vigoureuse, marquée par la pratique familière de la gravure."
- Georges Fréchet, "Représentations artistiques macabres en Lorraine, du XIIIe siècle à la Renaissance", dans Lotharingia, tome III, 1991, p. 340-341 : "La date de ce vitrail est un peu contestée. Une inscription donne la date de 1493, mais il semble bien qu'elle ne se rapportait pas à cette verrière à l'origine. De toute façon, la date véritable, à en juger par les costumes et le style, ne doit pas être bien différente."
- Alain-Julien Surdel, "Les représentations lorraines du Dict des Trois Morts et des Trois Vifs en Lorraine", dans Le Pays Lorrain, 2016, n° 4, p. 313-314 : "La datation pose problème car elle ne concerne pas,, semble-t-il,  le présent vitrail. Au-dessus des trois Vifs, un panonceau indique : "les tanneurs et courdonniers ceste gemelle l'an 1493 firent faire". Il n'y aurait pas de raison de mettre en doute cette dédicace si, au-dessus de la seconde gémelle, un autre panonceau plus récent et mal lisible n'indiquait : "...[2 lignes] du chœur ont été poser [sic] en 1856,... il existait des anciens vitraux". Les deux corporations dédicataires avaient pour patrons les saints Crépin et Crépinien, des cordonniers martyrs du IVe siècle, de la région de Soissons. Tout porte à croire que la dédicace concerne un vitrail plus ancien, montrant les deux martyrs picards, qui a été remplacé par celui des Trois Morts et des Trois Vifs. D'après les vêtements des Trois Vifs, il date aussi du XVIe siècle et il a été prélevé dans le chœur de l'église."

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