Le Paris enchanté d’Anne
Hidalgo fait froid dans le dos
Même s’il est précisé que les
propositions ne sont pas celles d’Anne Hidalgo, la liste d’« idées » publiées
dans un livre électronique par l’association Oser Paris (son équipe de
campagne) est tout à fait dans la ligne de ses déclarations et de ses
intentions pour la capitale au cas où elle serait élue.
A l’exception notable de la
reprise d’une idée que nous avons plusieurs fois déjà défendue (la mise en
place d’un plan-églises), l’examen de ces propositions - au moins pour ce qui
concerne le champ couvert par La Tribune de l’Art, c’est-à-dire l’art,
l’architecture et l’urbanisme - correspond d’ailleurs jusqu’à la caricature à ce
que nous avons connu ces dernières années avec les deux mandatures de Bertrand
Delanoë dont Anne Hidalgo a été l’une des chevilles ouvrières.
Ce texte donne l’impression de
vouloir infantiliser en permanence les Parisiens en leur proposant à peu près
365 jours par an de fêtes, de festivals, de défilés de rue... Le monde d’Anne
Hidalgo est celui des Bisounours ou de Oui-Oui. Elle veut être le GO d’une
ville qui serait un club Méditerranée permanent.
Didier Rykner, La Tribune de l’Art,
25 août 2013
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C’est l’Homo festivus parisien (Philippe Muray).
A contre-courant :
"Ainsi la plupart des hommes occupés d'eux seuls dans leur jeunesse, corrompus par la paresse ou par le plaisir, croient faussement dans un âge plus avancé qu'il leur suffit d'être inutiles ou dans l'indigence, afin que la république soit engagée à les placer ou à les secourir : et ils profitent rarement de cette leçon si importante : que les hommes devraient employer les premières années de leur vie à devenir tels par leurs études et par leur travail ; que la république elle-même eût besoin de leur industrie et de leurs lumières ; qu'ils fussent comme une pièce nécessaire à tout son édifice ; et qu'elle se trouvât portée par ses propres avantages à faire leur fortune ou à l'embellir." La Bruyère
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