Linda Florida ! Belle
terre des fleurs.
Tel
fut le salut de l’aventureux Espagnol qui, debout à la proue de son navire,
aperçut le premier ton rivage.
C’était
le dimanche des Rameaux, jour de la fête des fleurs, et le pieux Castillan
regarda cette coïncidence comme de bon augure. Sous l’empire de cette
idée, il te nomma Floride. Depuis, trois cents ans se sont passés, et,
comme au premier jour, tu mérites encore ce doux nom. Tu es restée aussi
fleurie que lorsque, il y a trois siècles, Ponce de Léon posa, le premier, le pied sur
tes bords ; oui, tu es encore aussi brillante que lorsque Dieu te créa de
son souffle.
Tes
forêts sont toujours vierges, tes savanes toujours vertes, tes bosquets
toujours odorants, embaumés par le myrte, l’oranger et le magnolia. L’ixia
azurée brille dans tes plaines ; la nymphéa, à la couronne d’or, se baigne
toujours dans tes eaux. De tes marais s’élèvent les hauts cyprès, les
cèdres gigantesques ; les pins et le laurier ornent tes collines au sable
argenté. Les produits des deux pôles entremêlent leur feuillage sous ton
climat enchanté.
Thomas Mayne Reid, Osceola, the Seminole, 1858.
Thomas Mayne Reid, Océola, le grand chef des Séminoles, 1883.
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L'adjectif linda (jolie, belle) est beaucoup plus employé en Amérique qu'en Espagne.
Thomas Mayne Reid, Océola, le grand chef des Séminoles, 1883.
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L'adjectif linda (jolie, belle) est beaucoup plus employé en Amérique qu'en Espagne.
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