J'ai écouté ce matin l'émission d'Alain Finkielkraut : Le penseur espagnol Ortega y Gasset.
Son livre majeur, La Révolte des masses, existait dans la collection Idées Gallimard. Épuisé depuis longtemps, il est reparu en 2010 aux Belles Lettres.
Comme son livre est actuel !
Je viens de lire un extrait du chapitre 11 de la première partie : L'époque du petit monsieur satisfait (1). Notre époque est une caricature de ce qu'il décrit :
" ... la tendance de faire des jeux et des sports l'occupation centrale de la vie ; le culte du corps..."
" Presque personne n'offre de résistance aux tourbillons superficiels qui se forment dans l'art, dans les idées, dans la politique, ou dans les coutumes sociales. Pour la même raison la rhétorique triomphe plus que jamais. "
" Il (l'homme moyen) se trouve entouré d'instruments prodigieux, de bienfaisants remèdes, d' États prévoyants, de droits commodes. Par contre, il ignore la difficulté qu'impliquent l'invention de ces machines et de ces instruments et le maintien de leur production pour l'avenir. Il ne voit pas combien est instable l'organisation de l' État, et c'est à peine s'il éprouve en lui le sentiment d'avoir à remplir des obligations."
" Il (l'homme moyen) se trouve entouré d'instruments prodigieux, de bienfaisants remèdes, d' États prévoyants, de droits commodes. Par contre, il ignore la difficulté qu'impliquent l'invention de ces machines et de ces instruments et le maintien de leur production pour l'avenir. Il ne voit pas combien est instable l'organisation de l' État, et c'est à peine s'il éprouve en lui le sentiment d'avoir à remplir des obligations."
1. Gérard de Cortanze, Cent ans de littérature espagnole, Paris, Éditions de la Différence, 1989, p. 77-84.
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