samedi 9 octobre 2010

l'oiseau Hud-Hud


La huppe en porcelaine de Meissen

La huppe de Béni Hassan
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" La princesse sourit, et prit sur son poing l'oiseau Hud-Hud, que les courtisans contemplèrent avec une vive curiosité.
Il n'est pas d'oiseau plus illustre ni plus respecté dans tout l'Orient. Ce n'est point pour la finesse de son bec noir, ni pour ses joues écarlates ; ce n'est pas pour la douceur de ses yeux gris de noisette, ni pour la superbe huppe en menus plumages d'or qui couronnent sa jolie tête ; ce n'est pas non plus pour sa longue queue noire comme du jais, ni pour l'éclat de ses ailes d'un vert doré, rehaussé de stries et de franges d'or vif, ni pour ses ergots d'un rose tendre, ni pour ses pattes empourprées, que la sémillante Hud-Hud était l'objet des prédilections de la reine et de ses sujets. Belle sans le savoir, fidèle à sa maîtresse, bonne pour tous ceux qui l'aimaient, la huppe brillait d'une grâce ingénue sans chercher à éblouir."
Gérard de Nerval dans Oeuvres tome II, Voyage en Orient, Les Nuits du Ramazan, ch. III, Le Temple, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1956, p. 528.