Le monastère de Stavronikita, dédié à saint Nicolas de Myre

Diamonitirion délivré le 27 juin 1963 (1)
par la Sainte Epistasie de la Sainte Montagne (Mont Athos)
à Karyès
Il est signé par le président (protépistatis) et les trois membres (épistates) du pouvoir exécutif. Il est timbré d'un timbre de 100 drachmes au bénéfice de la Sainte Communauté de la Sainte Montagne.
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(1) Le calendrier de l'Athos étant en retard de 13 jours sur le nôtre, le document est donc datable du 9 juillet 1963.
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De mon périple en Grèce à l'été 1963, il me reste surtout un moment inoubliable, c'est mon petit pèlerinage au Mont Athos, l'Haghion Oros des anciens Grecs.
Avec une recommandation de l'évêché de Nancy, je suis allé à Salonique à la Police des Étrangers pour me faire délivrer un laissez-passer pour le Mont Athos. Du port de Trypiti, je me suis embarqué sur un petit bateau à moteur pour Daphni, le port principal de l'Athos. Sur ce bateau, nous étions une demi-douzaine de personnes, un moine vêtu de son habit noir (zostiko) et coiffé de sa scoufia cylindrique, un pèlerin anglais plus âgé que moi et quelques Grecs qui avaient chargé dans le bateau des marchandises. A Daphni, nous sommes montés sur la plate-forme d'un camion qui nous conduisit à Karyès, le centre administratif de ce nome théocratique et autonome de la Grèce. Dans cette capitale de la Sainte Montagne, les autorités me délivrèrent le fameux diamonitirion qui me permettait d'obtenir l'hospitalité dans les couvents. Et c'est à pied, comme un pèlerin, par des chemins ou sentiers plus ou moins larges que j'ai visité pendant trois jours les couvents de Vatopédi, du Pantocrator, de Stavronikita et d'Iviron.
Comme pèlerin, j'ai assisté à une messe et communié sous les deux espèces selon le rite orthodoxe.
Bien sûr, j'ai admiré l'architecture complexe des couvents, les iconostases, les icônes et les fresques des églises et écouté les chants des moines. Couché sur un lit de planches dans le dortoir des hôtes, mangé très frugalement au réfectoire... J'ai été réveillé le matin par les coups portés sur la symandre en bois.
Mais après quarante-cinq ans, mes souvenirs sont bien nébuleux et presque effacés, n'ayant pris aucune photo. Il ne me reste de palpable que ce diamonitirion.
En 1970, j'ai lu Voyage au Mont Athos de François Augiéras, paru chez Flammarion.
Mais le texte qui m'a paru le plus intéressant c'est le chapitre "Le Mont Athos" de Lettre au Gréco. Bilan d'une vie de Nikos Kazantzaki, Presses Pocket, 1983, p. 197-242. En 1914, Nikos Kazantzaki a passé avec un ami, Angelos Sikelianos, quarante jours au Mont Athos, en visitant les monastères d'Iviron, de Stavronikita, du Pantocrator, de Vatopédi, de Karakalou, de Philothée, des Frères Ioasaph (où il y a un célèbre atelier de peinture d'icônes), de Saint-Paul, de Saint-Denys, Il a fait aussi l'ascension du sommet du Mont Athos [ce que je n'ai pas fait et je le regrette beaucoup]. Arrivé au sommet, il est entré dans la chapelle consacrée à la Transfiguration du Christ.
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