Le véritable portrait de la bienheureuse Jeanne de France, fondatrice des religieuses annonciades, qui a été appliqué sur son visage après sa mort et apporté de Bourges en l'an 1555.
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Reliquaire de sainte Jeanne de Valois
Église Notre-Dame-des-Vertus - Ligny-en-Barrois
Marie-France Jacops, "Iconographie et dévotions de l'Annonciade en Lorraine", dans Mémoires de l'Académie Nationale de Metz, 2007, p. 364-365 : "Les images les plus anciennes [de la sainte], aujourd'hui dans les églises paroissiales, proviennent des couvents, où, placées dans l'église, la salle capitulaire, l'ouvroir, le réfectoire et la bibliothèque, elles illuminaient la vie des religieuses. Parmi celles-ci, l'image lorraine la plus chère à leur cœur, aujourd'hui exposée dans l'église de Ligny-en-Barrois, fut, à n'en pas douter, le masque mortuaire de sainte Jeanne ou, plus pudiquement, son dernier portrait, selon le titre d'une exposition qui eut lieu à Orsay en 2002. Dès la mort de Jeanne, le 4 février 1505, une empreinte fut prise sur son visage qui servit à faire plusieurs masques soit, en carton-pâte, en papier plâtré épais ou en terre cuite. On ajouta des rehauts de peinture sur les paupières et les lèvres pour les rendre plus réalistes, on les habilla même avec le costume de l'Annonciade. Ces masques, dont il reste encore trois ou quatre exemplaires en France [archevêché de Bourges, Creyssens près d'Albi, Villeneuve-sur-Lot] furent apportés dans les premiers monastères par les religieuses comme une relique insigne de leur fondatrice et placés dans leur chapelle pour servir à leur dévotion, contribuant en même temps à la diffusion du culte de sainte Jeanne qui aboutira en 1742 à sa béatification."

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