mardi 21 juillet 2026

ste Thérèse d'Avila, vitrail de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Euville, Meuse



Sainte Thérèse d'Avila
elle a comme attributs un dard de feu et son traité intitulé Le Château intérieur
DONAVIT  MARIA  THERESA  DE  LA  GIRAUDIERE
vitrail d'Emmanuel Champigneulle, Bar-le-Duc, 1892
Église Saint-Pierre-Saint-Paul - Euville, Meuse 

Est-ce Marie-Thérèse Goranflaux de la Giraudière (1866-1951) la donatrice de ce vitrail ? Les armes : d'or au lion passant de sinople, armé et lampassé de ? Le timbre : casque taré à 7 grilles ? et une croix de Lorraine ? Les supports : deux sauvages, leurs massues posées sur l'épaule.

"Quoique j’aie très souvent le bonheur de jouir de la présence des anges, je ne les vois que par une vision intellectuelle, semblable à celle dont j’ai parlé précédemment. Dans celle-ci, le Seigneur voulut que l’ange se montrât sous cette forme : il n’était point grand, mais petit et très beau ; à son visage enflammé, on reconnaissait un de ces esprits d’une très haute hiérarchie, qui semblent n’être que flamme et amour. Il était apparemment de ceux qu’on nomme chérubins ; car ils ne me disent pas leurs noms. Mais je vois bien que dans le ciel il y a une si grande différence de certains anges à d’autres, et de ceux-ci à d’autres, que je ne saurais le dire. Je voyais dans les mains de cet ange un long dard qui était d’or, et dont la pointe en fer avait à l’extrémité un peu de feu. De temps en temps il le plongeait, me semblait-il, au travers de mon cœur, et l’enfonçait jusqu’aux entrailles ; en le retirant, il paraissait me les emporter avec ce dard, et me laissait tout, embrasée d’amour de Dieu. La douleur de cette blessure était si vive, qu’elle m’arrachait ces gémissements dont je parlais tout à l’heure : mais si excessive était la suavité que me causait cette extrême douleur, que je ne pouvais ni en désirer la fin, ni trouver de bonheur hors de Dieu. Ce n’est pas une souffrance corporelle, mais toute spirituelle, quoique le corps ne laisse pas d’y participer un peu, et même à un haut degré. Il existe alors entre l’âme et Dieu un commerce d’amour ineffablement suave. Je supplie ce Dieu de bonté de le faire goûter à quiconque refuserait de croire à la vérité de mes paroles. Les jours où je me trouvais dans cet état, j’étais comme hors de moi ; j’aurais voulu ne rien voir, ne point parler, mais m’absorber délicieusement dans ma peine, que je considérais comme une gloire bien supérieure à toutes les gloires créées."
Sainte Thérèse d'Avila, Livre de la vie, chap. 29 : la transverbération.

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