L'homme, il lui faut et la terre et la mer pour être enfin repu.
J'ai pour toi un prêteur tout prêt : cette phrase de Caton l'Ancien : "Emprunte à toi-même."
Quand on vit sur les hauteurs, cela se termine souvent par la chute.
Comme il est doux d'avoir épuisé ses désirs, de les avoir laissés derrière soi.
La servitude la plus indigne, c'est la servitude volontaire. (Voir Étienne de La Boétie).
Jusqu'à quand réclamerons-nous le secours des dieux ? Comme si nous n'étions pas encore capables de subvenir nous-mêmes à nos besoins.
Les déplacements qui secouent ma paresse sont, à mon avis, aussi profitables à ma santé qu'à mes études.
Quand tu te seras retiré, il ne faut pas que les hommes parlent de toi, mais que toi tu te parles à toi-même. Et de quoi ? De ce que les gens pratiquent avec tant de plaisir à l'encontre d'autrui : dis du mal de toi-même. Tu t'habitueras à dire la vérité et à l'entendre. Mas occupe-toi surtout de ce qui, chez toi, te paraît le plus faible.
La vie, c'est une pièce de théâtre : ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée.
Vivre, c'est être utile aux autres. Vivre, c'est être utile à soi.
Nous sommes poursuivis par ce vice qui consiste à nous conformer au plus grand nombre et à considérer non pas ce qu'il est bon de faire mais ce qui se fait. Nous nous écartons der la nature, nous nous livrons à la foule, qui n'est jamais de bon conseil, et qui est, en ce domaine comme partout ailleurs, tellement versatile.
Pour l'individu comme pour la collectivité, rien n'est stable. Les destins des hommes comme ceux des villes sont balayés. C'est le grand calme, tout à coup surgit la terreur et sans qu'il y ait eu aucun trouble avant-coureur, la catastrophe éclate là où on l'attend le moins. Ces royaumes qui avaient résisté aux guerres civiles, aux guerres extérieures s'effondrent sans que personne les ait poussés. Combien de cités ont supporté jusqu'au bout leur prospérité ?
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