samedi 8 janvier 2022

Iousâas au temple d'Edfou


 La déesse Iousâas à la tête surmontée d'un scarabée
13e nome de Basse-Égypte (région d'Héliopolis, Ỉwnw)
 Ỉw.s-Ꜥ Ꜣ.s-ḫntt (n) ḥḳ-Ꜥḏ 
           Temple d'Edfou, mur d'enceinte, face interne, paroi nord, côté ouest             
(photo JLJ 2002)
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Le nom du 13e nome de Basse-Égypte a posé un problème à résoudre. Sur le sépat spꜢt on a le sceptre ḥḳ et le hiéroglyphe V26 de Gardiner, Ꜥḏ, mais tracé verticalement. À la chapelle de Sésostris 1er à Karnak, ce hiéroglyphe est tracé différemment, la partie renflée est un trait. Pierre Lacau indiquait que la signification de l'emblème du sépat était discutée. Certains traduisent par le nome du sceptre prospère, d'autres par le nome du sceptre intact ! Pierre Montet traduisait ḤḳꜢ-Ꜥnpar le souverain gaillard ou gaillard est le souverain, le souverain étant le dieu Andjty.
En 2000, Sydney Aufrère a gardé l'acceptation de Pierre Montet : ḤḳꜢ-Ꜥnḏ. Pour Pierre Grandet Ꜥḏ est le verbe être sain
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"Quoique le dieu-soleil apparaisse constamment comme le créateur qui s'est créé lui-même, de nombreuses sources indiquent que l'impulsion donnée à cette création prend la forme d'un complément divin féminin. En termes généraux, le complément divin du créateur solaire est la déesse Hathor, mais pour désigner l'assistance à la création les Égyptiens employaient un nom plus spécifique, Iousâas, "Celle qui grandit quand elle vient". Iounou [Héliopolis], la cité du soleil, le domaine sacré de Rê, comportait un important espace architectural pour le culte de l'aspect féminin de la création sous ses différentes formes, Hathor, Iousâas, Nébet-Hétépet la "Dame des offrandes". À l'origine les deux noms désignent une seule entité, mais après le Moyen Empire Nébet-Hétépet et Iousâas peuvent apparaître comme des déesses séparées, comme pour mettre en valeur deux aspects différents du complément féminin de la création, l'abondance (Nébet-Hétépet) et la croissance (Iousâas). Ainsi, dans une vignette du Papyrus Harris illustrant les bienfaits de Ramsès III, les deux déesses figurent côte à côte, à la suite des deux aspects du créateur solaire, également différenciés en souverain divin, Atoum et Rê-Harakhty à tête de faucon."
Stephen Quirke, Le Culte de Rê, Paris, Éditions du Rocher, 2004, p. 42.

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