dimanche 16 juin 2019

citations extraites de l'Histoire du Juif errant

Citations extraites de l' Histoire du Juif errant 
de Jean d'Ormesson, Bibliothèque de la Pléiade

"Le monde avance parce qu'il s'écrit." (p. 1145.)

"Le bon sens, maître de tant d'erreurs." (p. 1146.)

"Un des plaisirs du séducteur est de faire apparaître la femme qui se cache derrière la femme qui se montre." (p. 1163.)

"C'est surtout la jeunesse qui réveille l'expérience." (p. 1166.)

"Une église qui meurt, c'est un peu du ciel qui disparaît sur la terre." (p. 1169.)

"L'or a écrasé de son poids une Église qui avait été construite contre lui." (p. 1182.)

"L'histoire est une machine à enfermer les gens." (p. 1203.)

"Il n'y a de liberté que devant, il n'y a de nécessité que derrière." (p. 1204.)

"L'espace est la forme de la puissance des hommes, le temps est la forme de leur impuissance." (p. 1223.)

"Le souvenir n'est rien d'autre qu'une espèce d'imagination, appuyée sur du réel et bloquée par l'histoire." (p. 1224.)

"La fidélité, par quelque lien obscur, est liée à la mort." (p. 1243.)

"Le premier des fantômes, le premier des revenants, la plus formidable de toutes les forces spirituelles, c'est le souvenir." (p. 1258.)

"Pour survivre et durer - c'est la revanche de la beauté sur la brutalité et la laideur de la vie - , il n'y a que le plus fragile : les sons, les formes, les couleurs et les mots." (p. 1329.)

"Dieu n'est qu'un rêve des hommes." (p. 1363.)

"La clef de l'histoire des hommes est l'insatisfaction." (p. 1366.)

"Rien ne vaut l'amour pour combattre la mort." (p. 1383.)

"Le monde est une marqueterie, un patchwork, une bouillie pour les chats, une auberge espagnole, un tissu de contradictions. Vous pouvez passer votre temps à en rire. Vous pouvez aussi l'admirer. Le plus sage est de faire les deux." (p. 1404.)

"Les pauvres n'en finissent pas d'accoucher d'un avenir qui ne sera jamais à eux. Ils sont la masse de manœuvre d'un monde en trains de se faire et qui les rejettera dès qu'ils l'auront construit." (p. 1413.)

"Autant que par la nécessité, le monde est mené par le hasard, l'accidentel, l'arbitraire. À peu près tout ce que nous faisons, pensons, disons, écrivons relève de l'arbitraire." (p. 1415.)

"Ce qui est éternel, ce n'est pas une vérité qui passe son temps à changer, c'est la décision de s'y tenir et de mourir pour elle." (p. 1416.)

"Il y a toujours un moment où tout ce qui sera nécessaire est encore superflu." (p. 1451.)

"Il n'y a qu'une chose sous le soleil qui mette un terme, pour un temps, à l'écoulement perpétuel : c'est l'amour. L'amour nous fait échapper à l'éternel enchaînement. À l'éternel progrès qui n'est qu'un éternel écroulement. Il nous pousse hors de nous-mêmes. Il brise le cercle infernal. Aimer c'est oublier le monde, le temps qui passe, le malheur d'exister. C'est s'oublier soi-même au profit d'autre chose." (p. 1478.)

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