"Son nez, sa bouche, ses yeux formaient une harmonie parfaite, isolée du reste, elle avait l'air d'un pastel et de ne pas plus avoir entendu ce qu'on venait de dire que si on l'avait dit devant un portrait de La Tour."
Marcel Proust, La Prisonnière, Le Livre de Poche classique, 2008, p. 471.
Luc Fraisse, qui a annoté ce roman de Proust, indique en note que ce La Tour est Georges de La Tour (1593-1652), peintre français redécouvert en 1915 par Herman Voss.
Le mot pastel aurait dû le mettre sur la voie de la bonne identification. Il s'agit évidemment de Maurice Quentin de La Tour (Saint-Quentin, 1704 - 1788), pastelliste, peintre et dessinateur. Au pastel, il a fait les portraits de nombreuses célébrités de son époque. Les portraits de La Tour ont provoqué l'enthousiasme de Diderot.
Quentin de La Tour est encore cité dans Le Temps retrouvé :
"N'imitons pas les révolutionnaires qui par civisme méprisaient, s'ils ne les détruisaient pas, les œuvres de Watteau et de La Tour, peintres qui honorent davantage la France que tous ceux de la Révolution."
Marcel Proust, Le Temps retrouvé, Le Livre de Poche classique, 1993, p. 245.
Quentin de La Tour est encore cité dans Le Temps retrouvé :
"N'imitons pas les révolutionnaires qui par civisme méprisaient, s'ils ne les détruisaient pas, les œuvres de Watteau et de La Tour, peintres qui honorent davantage la France que tous ceux de la Révolution."
Marcel Proust, Le Temps retrouvé, Le Livre de Poche classique, 1993, p. 245.
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