© Lionel Bonaventure / AFP
L’Opéra Garnier de Paris a commandé à Claude Lévêque deux sculptures
installées au cœur du monument, sur son grand escalier. Notre propos n’est pas
ici de disserter sur l’art de Claude Lévêque. Nous avons fait le choix, à La
Tribune de l’Art, de ne pas parler de l’art contemporain, ni de l’antiquité ou
des arts non occidentaux notamment pour une question de temps (nous avons
du mal déjà à traiter tout ce qui concerne notre champ) et de compétence (ces
domaines nous sont moins familiers).
Nous n’avons évidemment rien contre l’art contemporain même
s’il faut constater et regretter qu’il est impossible ou presque d’être
critique dans ce domaine. Un journal peut écrire que les films d’un metteur en
scène sont médiocres, vulgaires, ridicules, sans intérêt, et qu’il ne tourne
que des navets, mais dire cela d’un artiste contemporain, surtout lorsqu’il s’agit
d’un artiste officiel vous fait presque aussitôt passer dans le camp des réactionnaires,
voire pire, qui ne comprennent rien à rien et sont systématiquement hostiles à l’art
de notre temps.
Disons-le, l’œuvre de Claude Lévêque à l’Opéra de Paris (l’un
des artistes les plus officiels du moment, qui était au Louvre l’an dernier) peut
être comparée à Lucy de Luc Besson : nulle, stupide, absurde, sans aucun intérêt.
On a le droit de le dire pour Luc Besson (beaucoup d’intellectuels vous féliciteront
même de votre bon goût) mais pas pour Claude Lévêque…
Didier Rykner dans La Tribune de l'Art, 3 janvier 2019

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