" Il s'en alla se planter
tout au droit de son chemin, au gué de la rivière, et comme elle prenait la
passerelle, aux approches de Dollins, elle y trouva le champi à cheval sur la
planche, chaque jambe pendante au-dessus de l'eau, et dans la figure d'un homme
qui n'est point pressé d'affaires. Elle devint rouge comme une cenelle, et si
elle n'eût manqué de temps pour faire la frime d'être là par hasard, elle
aurait viré de côté."
George Sand, François le
champi, début du chapitre XXI.
" Jeuselou chausse ses
souliers, qu'il bouchonne de foin, pour marcher plus coitement, prend son fusil
et suit le bossu. Il l'a perdu dans les prés, à cause des haies, mais il le
revoit grimpant la butte de Roche-Savine. Les gens ne sont pas levés encore.
Jeuselou boit deux grands coups à une fontaine, sous un tertre, où il y a des
poires d'oiseau à un arbre. Il va, du coude du sentier à un endroit creux, d'où
l'on a tiré de la pierre, d'un bouquet de houx à un gros buisson couvert de
cenelles."
Henri Pourrat, Les
Vaillances, Farces et Aventures de Gaspard des montagnes, Albin Michel,
1960, p. 675.

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