samedi 29 août 2015

les cenelles rouges de l'aubépine


" Il s'en alla se planter tout au droit de son chemin, au gué de la rivière, et comme elle prenait la passerelle, aux approches de Dollins, elle y trouva le champi à cheval sur la planche, chaque jambe pendante au-dessus de l'eau, et dans la figure d'un homme qui n'est point pressé d'affaires. Elle devint rouge comme une cenelle, et si elle n'eût manqué de temps pour faire la frime d'être là par hasard, elle aurait viré de côté."
George Sand, François le champi, début du chapitre XXI.

" Jeuselou chausse ses souliers, qu'il bouchonne de foin, pour marcher plus coitement, prend son fusil et suit le bossu. Il l'a perdu dans les prés, à cause des haies, mais il le revoit grimpant la butte de Roche-Savine. Les gens ne sont pas levés encore. Jeuselou boit deux grands coups à une fontaine, sous un tertre, où il y a des poires d'oiseau à un arbre. Il va, du coude du sentier à un endroit creux, d'où l'on a tiré de la pierre, d'un bouquet de houx à un gros buisson couvert de cenelles."
Henri Pourrat, Les Vaillances, Farces et Aventures de Gaspard des montagnes, Albin Michel, 1960, p. 675.

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