Le triplet cistercien du chevet de la chapelle datant vers 1200
La chapelle Sainte-Catherine de Villers-Bettnach
(propriété privée : l'Auberge de l'Abbaye)
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Les travaux de construction vont
durer de nombreuses années. Il n'est pas possible de préciser cette période.
Pourtant, les moines bâtisseurs, avec d'autres, convers ou laïcs, devaient, par
vocation, prier. Dans cette période d'édification, où pouvaient-ils trouver un
lieu de recueillement digne de ce nom, un premier oratoire ? Nous disposons de
quelques éléments permettant d'émettre une hypothèse. Une bulle du Pape
Alexandre IX, datée de 1260 accordait 100 jours d'indulgence à qui viendrait au
jour, ou pendant l'Octave de l'anniversaire de la chapelle Sainte-Catherine à
l'intérieur du monastère. Or, il existe bien actuellement une chapelle Sainte-Catherine.
Elle est située à l'étage d'un bâtiment privé, abritant une auberge. La façade
dans sa partie supérieure présente trois baies, accolées, en arcs plein cintre,
séparées par de fines colonnettes supportant de petits chapiteaux. Rigueur,
simplicité n'excluant pas la beauté, ne s'agit-il pas des valeurs souhaitées
par les cisterciens au XIIe et encore au XIIIe siècle ?
L'actuel propriétaire, par amitié
m'a permis récemment de franchir le seuil de sa maison, c'est-à-dire de
traverser son appartement et d'accéder au côté interne de cette façade. Et là,
j'ai découvert les ébrasements des baies, les colonnettes, les chapiteaux, tous
peints avec des motifs géométriques, ou harmonieusement entrelacés, le lavabo
et son écoulement, pour l'officiant. J'étais bien au chevet d'une chapelle. Et
pourquoi pas celle des origines de l'abbaye ?
Yves Villard, "L'Abbaye de Villers-Bettnach : un état des lieux", dans les Mémoires de l'Académie Nationale de Metz, 2006, p. 322-323.





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