dimanche 26 octobre 2014

la suzée, larve de phrygane en Lorraine

Je reviens au Dictionnaire du français régional de Lorraine de Jean Lanher et Alain Litaize (Bonneton, 1990). Après avoir regardé caramougnâ, je l'ai feuilleté et j'ai été surpris de ne pas trouver le substantif  suzée
Dans mon enfance, à Jaulny, pour pêcher, je descendais au Rupt-de-Mad pour trouver sur des pierres au fond de l'eau, à un endroit peu profond, des suzées. Ce sont des larves de phrygane. La larve blanche est enfermée dans un petit fourreau rigide noirâtre de 2,5 cm de long environ. Elles me servaient d'appâts.
Daniel Bontemps en parle dans Jeux et jouets en Lorraine (Éditions Serpenoise, 2005), mais sous le nom de bêtes de bois.
"Les pieds dans l'eau tout l'été, les gamins de Badménil (Vosges) s'amusaient à recueillir des bêtes de bois sur les pierres, larves recouvertes d'une gaine fibreuse ayant l'aspect d'un morceau de brindille. Elles servaient parfois d'amorce pour pêcher" (p. 168).
Et aussi :
Jacqueline Mougin, Patois de Lorraine. Le parler de chez nous en Meurthe-et-Moselle, Haroué, Gérard Louis éditeur, 2005, p. 137. Suzée n.f. - porte-bois, larve de phrygane servant d'appât pour les poissons (Nancy, Malzéville).
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Demande. — Quel est le nom scientifique
du petit animal appelé suzée à Nancy et
chazée dans la Meuse, qui sert d'appât aux 
pêcheurs à la ligne?
Réponse. — La suzée est la larve de la
libellule, appelée vulgairement demoiselle.
L’Est Républicain du 10 septembre 1902.

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