mercredi 7 avril 2010

le tambourinaire brisé

Pour me souvenir du nom exact du petit saz (1) que j'avais acheté chez Masis (instruments de musique) à Istanbul en 1985, je suis allé au grenier farfouiller dans des cartons pour retrouver mon livre sur la musique turque (Buchet-Chastel). Je ne l'ai pas retrouvé, mais j'ai mis la main sur une grosse boîte d'allumettes qui contenait un objet dur enveloppé dans un morceau de tissu. Je déballe et j'aperçois une figurine de tambourinaire brisée en deux. Un santon de Provence !
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C'était en décembre 1962, lors de la fin de mon service militaire au CIABT du camp de Carpiagne, près de Cassis, que j'étais venu en permission à Marseille un samedi après-midi. Marches descendues de la gare Saint-Charles, je m'étais rendu au marché des santons de Noël en haut de la Canebière. J'avais acheté un seul petit santon, un tambourinaire qui tenait dans sa main gauche un galoubet. Et ce tambourinaire provençal m'avait conduit quelques mois plus tard à acheter le disque de la Suite provençale de Darius Milhaud, dont l'un des instruments de l'orchestre est justement un tambourin provençal.
Ainsi vont les choses...
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1. J'ai retrouvé sur le web le nom de ce petit saz, c'est en turc le cura (djoura), à trois doubles cordes.

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