Le Corrège, Le Mariage mystique de sainte Catherine
© Musée du Louvre
En contemplant certains tableaux du Corrège, Stendhal ne pouvait retenir ses larmes.
J'ai connu une personne d'Anvers (Belgique) qui, devant les quatre colosses du grand temple d'Abou Simbel, s'est mise à pleurer d'émotion.
Je dois avouer que cela m'est presque arrivé au musée du Prado à Madrid devant une figure de la Vierge peinte par Murillo ! C'était en 1957 ; j'avais l'excuse de l'âge...
"Les fresques sublimes du Corrège m'ont arrêté à Parme, d'ailleurs ville assez plate. La Madone bénie par Jésus, à la Bibliothèque, m'a touché jusqu'aux larmes. Je paye un garçon de salle pour qu'il me laisse un quart d'heure seul, perché au haut de l'échelle. Je n'oublierai jamais les yeux baissés de la Vierge, ni la pose passionnée, ni la simplicité de ses vêtements."
Stendhal, Rome, Naples et Florence (1826), Voyages en Italie, Bibliothèque de la Pléiade, 1984, p 388.
"Hier je me suis détourné de la route directe pour visiter Correggio. C'est là que naquit , en 1494, l'homme qui a su rendre, par des couleurs, certains sentiments auxquels nulle poésie ne peut atteindre, et qu'après lui Cimarosa et Mozart ont su fixer sur le papier."
Ibid, p. 390

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