En repensant à mon billet sur le diamonitirion du Mont Athos, d'une façon hasardeuse, deux vers de Ronsard surgissent de ma mémoire : " De Tempé la vallée un jour sera montagne, Et la cime d'Athos une large campagne..." (Élégie).
Il serait dommage de ne pas citer les deux vers qui suivent : " Neptune quelquefois de blé sera couvert : La matière demeure et la forme se perd."
Et avec les deux rimes banales, certains diraient paresseuses, montagne et campagne, je passe à deux vers des Géorgiques de Virgile : " Quand la neige au printemps s'écoule des montagnes, Dès que le doux zéphyr amollit les campagnes." (Virgile, Géorgiques, I, 43-44, trad. Paul Valéry).
Et ainsi de suite, en cascade... Zéphyr ? Alors je pense à Cecilia Bartoli chantant : " Zeffiretti, che sussurrate, Ruscelletti, che mormorate, Consolate, Il mio desio..." (Petits zéphyrs qui chuchotez, petits ruisseaux qui murmurez, consolez mon désir).
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