" On devrait réfléchir pourtant à quels risques on s'expose en tenant la campagne pendant l'hiver, et se rappeler que l'an 1503, ce fut l'hiver seul, et non les Espagnols, qui vainquit les Français sur le Garigliano. Et dans cette guerre, comme je vous l'ai déjà dit, c'est l'assaillant qui a le plus de désavantages, et qui souffre le plus des injures du temps lorsqu'il a porté la guerre dans le pays ennemi... Telle fut la cause de la défaite des Français, et tel sera le sort de tous ceux qui attaqueront pendant l'hiver un ennemi qui ne manquera pas d'habileté."
Nicolas Machiavel, L'Art de la guerre, livre VI, chapitre XVII, dans les Œuvres complètes, bibliothèque de la Pléiade, Paris, 1952, p. 875.
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La triste expérience de Charles de Valfons :
" Le comte de Clermont savait en arrivant (il a pris le commandement de l'armée) que s'il était attaqué, il abandonnerait cette partie-là, nos quartiers étant en l'air. Les soldats succombaient de fatigue ; les hôpitaux, faute de soins et d'argent, étaient très mal servis, et ces beaux bataillons victorieux trois mois auparavant, couvrant cent cinquante lieues de pays qu'ils venaient de conquérir, disparaissaient sans secours sous la pelle des fossoyeurs. Nous perdions jusqu'à quatre cents hommes par jour ; la nation était trop faible et trop peu précautionnée pour faire les guerres d'hiver."
Souvenirs du marquis de Valfons, vicomte de Sebourg, Paris, Mercure de France, Le Temps retrouvé, 2009, p. 298-299.
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Je ne peux m'empêcher de penser à la désastreuse campagne de Russie de Napoléon.-
La triste expérience de Charles de Valfons :
" Le comte de Clermont savait en arrivant (il a pris le commandement de l'armée) que s'il était attaqué, il abandonnerait cette partie-là, nos quartiers étant en l'air. Les soldats succombaient de fatigue ; les hôpitaux, faute de soins et d'argent, étaient très mal servis, et ces beaux bataillons victorieux trois mois auparavant, couvrant cent cinquante lieues de pays qu'ils venaient de conquérir, disparaissaient sans secours sous la pelle des fossoyeurs. Nous perdions jusqu'à quatre cents hommes par jour ; la nation était trop faible et trop peu précautionnée pour faire les guerres d'hiver."
Souvenirs du marquis de Valfons, vicomte de Sebourg, Paris, Mercure de France, Le Temps retrouvé, 2009, p. 298-299.
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