Dans ma lecture de La Confession d'un enfant du siècle d'Alfred de Musset, je suis arrivé au milieu du livre. Mais pourquoi lire du Musset en 2009 ? C'était comme au poker, pour voir...
Comment peut-on lire ce paragraphe sans rire :
"Pauvre âme dévouée ! que souffrais-tu alors en me voyant pâlir devant toi ! lorsque mes bras prêts à te recevoir, tombaient comme privés de vie sur ton épaule douce et fraîche ! lorsque le baiser se fermait sur ma lèvre, et que le plein regard de l'amour, ce pur rayon de la lumière de Dieu, reculait dans mes yeux comme une flèche que le vent détourne ! Ah ! Brigitte, quels diamants coulaient de tes paupières ! dans quel trésor de charité sublime tu puisais, d'une main patiente, ton triste amour plein de pitié ! "
Cela devait plaire aux jeunes femmes du XIXe siècle... Mais aujourd'hui ? Ce style ampoulé à l'extrême ?
Que reste-t-il de l'oeuvre de Musset ? Seulement Lorenzaccio me semble-t-il. Que Musset reste au Purgatoire des lettres. Il y est bien. Baudelaire avait raison en le traitant de langoureux, aimé des âmes tendres et molles.
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