mardi 12 mai 2026

Meret Oppenheim, Le Vieux Serpent nature


 Meret Oppenheim (Berlin, 1913 - Bâle, 1985), Le Vieux Serpent nature
1970, toile de jute, charbon anthracite et bois peint, 70 x 62 x 46 cm
Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou, Paris
Dimanche sans Fin - Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou
Centre Pompidou-Metz  :  8 mai 2025 - 2 février 2027
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A-près vingt ans à l'écart du groupe surréaliste, Oppenheim marque son retour dans le sillage du mouvement avec cette sculpture. Alors que les serpents sont souvent associés au mal, l'artiste les voit comme une force positive. À l'instar de l'uroborus, son serpent noir à la tête blanche, piégé dans un sac de charbon industriel, évoque les principes chers à Carl Jung : l'union des contraires — nature et culture, conscient et inconscient, destruction et renouvellement —, comme une source possible de transformation intérieure. (texte du cartel)

À dix-sept ans, elle réalise un dessin — collage affirmant l'égalité en X et un lapin rouge. En 1932, elle entre, grâce à Giacometti et Arp, en contact avec les surréalistes parisiens, et c'est quatre ans plus tard qu'elle élabore son célèbre Déjeuner en fourrure (MOMA, New York). À la même époque, elle est un modèle fréquent de Man Ray. Vivant ultérieurement en Suisse, elle mène une carrière de peintre et de sculpteur dont l'œuvre, indifférente au style apparent, témoigne d'un sens rare du jeu et de la liberté, tant dans ses autres objets que dans ses toiles abstraites ou ses sculptures publiques. En 1960, lors de l'exposition ÉROS, elle organise un « festin sur le corps de la femme nue », resté célèbre.
Dictionnaire de l'Art Moderne et Contemporain, Pais, Hazan, 1992, p. 466. 

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